Je me dis toujours que ce sont les petites choses de la vie qui au final font beaucoup. Les petites victoires qui permettent d’être joviale et heureuse au quotidien.
Tout le monde se souvient de Jeux d’Enfants, et du fameux « cap ou pas cap » entre Guillaume Canet et Marion Cotillard. Un de mes films favoris au passage.
Il se trouve que je suis aussi du genre à me lancer des petits défis, régulièrement. Parce que j’aime le challenge, tout ça (+1 en entretien d’embauche, ea-sy), mais aussi parce que si je ne le fais pas, je n’ai pas la satisfaction d’avoir réussi. J’entends à ma gauche mentionner la déception de l’échec, je ne vois absolument pas de quoi tu parles, je ne suis qu’excellence!
Ca peut être tout et n’importe quoi. Allez, je suis sûre que je peux me lever à 6h pour aller au sport. Ou rentrer dans ce jean taille 36 si je m’allonge sur le lit et que j’arrête de respirer. Ou que je peux me laver-les-cheveux-les-sècher-me-maquiller-m’habiller-et-etre-prete-et-canon en 20 minutes (je l’admets, échec régulier sur celui-là). Cap de boire autant que mon meilleur pote (mauvaise idée aussi). Chiche je drague le mec au bar là-bas. Même pas j’envoie un sms à ex-qui-me-manque-quand-je-déprime, je suis forte, je ne le contacterais pas (pendant 2 jours). Allez, personne n’est rentré avec mon profil avant, mais je vais être admise dans cette école. Etc etc. Cap de manger 5 petits beurres en 1 minute et les avaler (je le lance celui-là, TROP BALEZE).
Le dernier défi à la con en date, « carrément je peux courir un 10km, facile, sans entrainement, attend c’est rien 10km ! ». Alors OK, je me suis un peu emballée. J’en ai bavé, j’ai failli abandonner 12 fois en route, parce que bien entendu il pleuvait, je suis sortie en boite la veille (ne jamais faire les choses à moitié…), et j’ai raté le départ collectif pour cause de navette en panne. MAIS JE L’AI FAIT. Et en un temps pas ridicule du tout si on considère que je mesure 1m12 et que je n’avais aucun échauffement.
Et rien que pour ça, je suis fière. Fière d’avoir couru, d’avoir fait un temps correct, et d’avoir gagné mon pari. M’être prouvé une énième fois que j’ai la niaque quand je veux. La volonté avant tout. (Parce que soyons honnêtes, ce ne sont pas mes jambes qui ont fait la course, c’est ma volonté. Et surtout la peur d’avoir à déclarer forfait. Avouer un échec, alors que j’avais parlé à toute la planète de ma course).
Donc voilà, quand on veut, on peut. Et la peur du ridicule et de l’échec font de moi une niaqueuse. (PetitRobert ne lit pas cet article stp), qui se surpasse et à mal aux cuisses et mollets comme jamais depuis quelques jours du coup. Qui se dit que si elle ne tente pas, elle ne saura pas. Bon ok, pas pour tout. Mais si je m’écoutais toujours, moi et mon démon du challenge, je serais sur un vélo ce wkd à faire un 30km, "pour voir si j’en suis capable". Donc parfois je met mon égo en sourdine… pour le bien-être de mes muscles jambiers.
Conclusion : il ne me reste plus qu’à appliquer cette technique à ma non-vie amoureuse, et BINGO je rencontrerais mon prince charmant, l’homme de ma vie, avec labrador, 3 enfants, une maison en Normandie et un appartement à Courchevel. Me lancer des défis pour voir si ça fonctionne pareil, draguer tout être masculin des environs intéressant et beau-gosse, montrer que j’ai la dalle mes atouts, et me caser trouver un mec déjà. Wish me luck? !




