Mes amours d’amants

5 sept

Il y a ceux qui s’y prennent mal, définitivement.

Calculant chacune de leurs approches, chronométrant chaque position, les enchaînant dans un ordre précis, ils te baisent comme ils joueraient à un jeu vidéo. Je l’ai léché, hop, +15 points, même si elle n’a pas d’orgasme, elle dira à ses copines que c’était bien. Et puis ça prouvera que je suis attentif à l’autre et tout.

Pour les pires d’entre eux, ils essaieront la carte de l’endurance. Dramatique. Parce que s’ennuyer est une chose, mais passer un bout de temps, on a mal, on sent l’infection urinaire venir, et le corps suant de l’autre devient insupportable.

Dans les mauvais, il y a évidemment ceux aussi qui sont persuadés que si tu n’as pas grimacé, ou pire si tu as gémi à un moment, c’est que tu jouissais, forcément. C’est mignon pendant les premières années de leur vie sexuelle, mais d’expérience un homme de 40 ans qui vous parle de votre orgasme que vous n’avez jamais eu, ça refroidit.

Et puis il y a aussi des amants incroyables. Pas ceux qui vous font jouir systématiquement (bien que ce soit déjà incroyable quand même), avec qui on est bien, et d’ailleurs c’est bien leur problème, on est bien avec eux, on s’enferme dans ce paradis doré de la jouissance assurée, on essaye de moins en moins d’autres choses, et bientôt faire l’amour est devenue une agréable mais simple habitude.

C’est déjà de l’or en barre (quand même)

Mais les amants incroyables, c’est différent. Je pense qu’ils ne devraient rester que des amants. Ils vous transcendent. Pas au sens d’un orgasme d’un autre monde, mais au sens où vous n’êtes plus vous-même, vous n’êtes plus qu’un animal, et c’est douloureux, mais c’est tellement bon. Tout devient possible pendant quelques heures et vous vous rappelez combien c’est bon de respirer. Si c’est interdit de faire du sexe avec, c’est évidemment encore meilleur. Mais pas indispensable, non plus. C’est rare un amant comme ça. Comme une rencontre amoureuse.

2 Réponses to “Mes amours d’amants”

  1. safirah 9 décembre 2010 at 16:29 #

    tu as traduit si bien mes pensees, et me remonte le moral apres que je sois tombee amoureuse de cet amant qui lui ne veut…
    c est deja bien cm ca

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  1. Calme-toi, et fais moi jouir… « Tonton Léon - 16 septembre 2010

    […] Papier initialement publié sur insoutenable légèreté […]

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