En ce moment, je fais dans l’homme Picard.
Pas de crainte, je ne succombe pas au charme vaguement crasseux de l’accent du même nom. Non, je fais simplement dans le réchauffé pour cause de disette de nouveauté. L’homme beau, intelligent, gentil, arrogant juste ce qu’il faut, et surtout particulièrement performant au lit se fait rare en ce moment. Mais la chasteté subie, alors ça non, jamais ! Et que celle qui n’a jamais passé en revue son répertoire téléphonique à la recherche d’un homme à réchauffer me jette la première pierre.
Dans mon cas, ceci dit j’ai totalement court-circuité la partie screening dudit répertoire. Je sais déjà sur qui ça va tomber. C’est que mon homme picard à moi, il dure depuis 4 ans. Et parfois je m’interroge.
Pourquoi ce culte de l’effort minimum ?
J’aime assez ce côté régressif et rassurant du mec qu’on connait par cœur, avec qui on a ses habitudes. Et je me retrouve à rejouer notre schéma ultra classique d’aprèms baise-parlotte. Rendez-vous devant chez lui, bise réglementaire en public, et déshabillage en moins de 2 minutes une fois passée la porte. Première fois un peu expéditive, exposé bref de nos dernières aventures, lubies et autres fantasmes (mal) assumés. Mais c’est seulement après que commence la vraie expérience de l’homme picard. Le moment où pour faire remonter le désir, on sait exactement quoi faire, et où chercher ce que l’on veut.
Alors oui, c’est un peu cheap, ce côté tout-prêt tout-cuit, et ça n’apporte pas l’excitation de la nouveauté. Mais avouons-le une bonne fois pour toutes : quand on est en manque, un mauvais coup, c’est pire que tout. En attendant, mon homme picard me fait grimper aux rideaux et pour les expériences vraiment trash un peu borderline, on repassera.
Simple mais efficace.
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C’est drôle j’utilisais cette expression dernièrement avec deux copines, mais c’était pour émettre le regret de ne pas trouver d’amants au rayon surgelé qu’on mettrait à dégeler dans un bain chaud, dont on abuserait et qu’on mettrait “à recycler” après utilisation. Ce que tu décris c’est plus les sex-friends, avec qui tu sais que tu peux raconter ta vie, et t’envoyer en l’air avec la même bonne humeur. Enfin c’est mon point de vue !
Tu ne crois pas qu’il y a un peu de “chaud froid” avec les friends with benefits justement? Genre on réchauffe (et c’est aussi facile que de le mettre au micro-ondes) qd on est célib’ et/ou en manque, mais qu’on recongèle (a ne pas faire IRL ac de la real food…) dès qu’on a du neuf à tester!
Je viens juste de voir ta réponse… Je dirais que ça dépend de l’amant-ami. S’il a une valeur ajoutée genre un sens de l’humour impayable, un coup de reins inoubliable, ou une délicatesse toute particulière, ça ne sent jamais le réchauffé… Le secret je pense c’est de ne pas se voir trop souvent, histoire de ne pas se lasser et ne pas tomber dans une routine. Pour ça il faut se faire violence, pour ne pas céder à cette facilité si confortable….