Lisa était une jouisseuse et cela rendait sa compagnie très agréable.
Elle savait que je n’aimais que les hommes… Mais elle savait aussi que je n’étais pas insensible à ses charmes incendiaires. Elle était assise sur mon canapé, sa robe fleurie un peu remontée sur ses cuisses ambrées et elle me souriait sans l’ombre d’une ambigüité.
« Tu sais ce qui se dit dans mon entourage ? Que je pourrais rendre bi n’importe quelle hétéro pure et dure. »
Je souris. Elle me cherchait la gueuse… Et le pire c’est que ça fonctionnait à merveille.
« Tiens donc et comment tu t’y prends ? »
Son regard vert ne me lâchait pas tandis qu’elle me racontait, scrutant les réactions sur mon visage. Je suis malheureusement un livre ouvert.
« En général ça commence comme dans toutes les relations, par des caresses et des baisers. Les filles entre elles sont très douces souvent… les corps sont plus présents que dans une relation hétéro… je veux dire par là que le corps entier participe aux caresses, pas seulement les mains… les jambes passent entre les jambes, les corps s’emmêlent et se frottent… l’attente est plus longue avant de passer directement au sexe. C’est très excitant, un corps de femme sur un autre corps de femme… »
Je croisais les jambes, repensant à mes premières pulsions sensuelles lorsque avec mes copines de primaire, nous jouions à nous explorer.
Lorsqu’elle continua en disant,
« Mais ce que j’aime par dessus tout c’est les faire jouir avec ma bouche… », Je sentis qu’elle avait définitivement mis le feu aux poudres. Ce n’était pas tant ses mots qui faisaient court-circuiter mon cerveau mais plutôt son attitude séductrice sans être minaudière, sa féminité exacerbée et cette façon qu’elle avait de faire couler les mots de sa bouche, comme dans un souffle. J’avais soudain l’impression de me trouver dans le désir d’un homme sans en avoir les attributs…
« S’il y a des hommes dans l’histoire, lécher une femme pendant qu’elle se fait prendre est une possibilité très intéressante, autant à faire qu’à recevoir… »
J’étais cuite. Elle le nota et s’approcha ostensiblement de moi sur le canapé. Elle me souffla :
« Je te sens vraiment troublée là… Je peux faire quelque chose ? »
J’ignore quel diable m’attrapa les sens mais je la fis glisser sur le coté et relevai vivement l’étoffe légère de sa robe pour lui coller une fessée. Elle sembla d’ailleurs être très réceptive puisque malgré ses petits gémissements, elle cambrait sa croupe rebondie avec impudeur. J’avais fait glisser sa culotte sur le coté et entre chaque petit coup sec, mes doigts s’égaraient un peu plus dans ses méandres humides. Quand ses fesses eurent pris un air de vacances, je lui retirai sa dentelle et partis à l’aventure entre ses cuisses luisantes de nacre. J’étais comme possédée et l’envie de la faire jouir devint une sorte de quête du Graal. Je posais ma langue un peu timidement sur l’entrée de sa fente. Elle avait un gout citronné et herbacé.
D’un mouvement de bassin elle vint s’y enfoncer puis remonta pour que j’atteigne son bouton magique. Je sentis mes lèvres se resserrer autour de son petit appendice gonflé tandis que mes doigts la fouillaient avec douceur. J’ignore combien de temps je passais à la manger comme un sorbet. Je la sentais monter, puis redescendre au rythme de ses ondulations. Je finis par remonter pour sortir ses seins de sa robe et surtout l’embrasser à pleine bouche. Je passais de des seins à sa bouche , ne sachant à quel saint me vouer. En me rendant mes baisers, elle me mordillait les lèvres, les yeux mi-clos. Ça me rendait dingue. Je continuai à la baiser avec mes doigts en remontant vers la racine interne de son bouton en irruption. Le contact de ses cuisses sur ma taille, de nos seins se caressant à chacun de mes assauts comme autant de sensations nouvelles, décuplait mon excitation et mon envie d’en découdre.
Et tandis qu’elle se touchait par devant au même rythme que mes doigts fébriles s’immisçaient dans ses profondeurs, elle laissa échapper un ultime gémissement de plaisir qui déforma son visage de façon ravissante.
« Eh bien, pour une débutante ! »
« J’ai eu l’impression d’avoir plongé dans ma part masculine pendant quelques instants… »
Elle rit et en déboutonnant ma robe, elle me lança, mutine :
« Laisse moi t’aider à retrouver ta part féminine alors… »





Pfiou… cette châleur, ce rythme cardiaque qui ne veut pas ralentir…
ça faisait très longtemps.
Que nous vaut ce retour soudain ?
L’été, la chaleur, le planning un peu moins chargé… Voilà
Merci !
Toujours aussi délicieux à lire … J’ai bien fait de m’abonner à vos billet … aussitôt sortie de votre sommeil, aussitôt me voilà pour recueillir vos premiers soupirs.
Ed
Merci Ed, ravie de savoir que vous nous restez fidèle… à peu près.
Serrage de cuisses, température corporelle élevée, taux d’humidité de l’air… 100%
Ravie qu’une femme y trouve son compte. Le texte n’a pas pour but d’émoustiller seulement les messieurs
En effet, ça fait de l’effet !
Encore une preuve de l’utilite du RSS.
Heureusement que je taffe dans la clim.
Héhé ! Et heureusement que l’été est enfin arrivé dans le nord de la France
Je retente de poster un commentaire, j’ai dû faire une erreur de manipulation hier.
Dire que je savais que tu étais l’auteur du billet des la première ligne relève de l’évidence.
Comme d’habitude sous ta plume, un texte très agréable et excitant à souhait. Pas bon de lire ça par ces températures!
Ce n’est pas encore les deux articles que j’avais en tête mais tu connais mon gout pour les petits textes de cet acabit. Plus facile pour moi que d’être drôle… Merci pour ton commentaire.
Je n’avais jamais eu la curiosité de lire les textes de la taulière sexe ces lieux.
Dire que j’ai adoré est un euphemisme.
Une image me restera présente à l’esprit un bon moment :"quand ses fesses eurent pris un air de vacances".
1) ça ne sera pas la seule
2) voilà qui me donne furieusement envie d’y retourner,
Donc, merci pour ce joli texte qui nous éloigne de nos territoires sonores plus habituels. Quel talent ! (je ne parle que de l’écrit, je ne doute nullement de l’oral, mais je laisse la part voulue au mystère).
Je reviendrai visiter ces pages avec intérêt.
Je ne suis pas la "taulière" de ce blog, juste un membre de ce petit collectif léger. Merci d’être passé…
Lara j’ai lu ton post hallucinant sur le blog de megaconnard (http://www.megaconnard.com/et-toi-tavales) c’est moi le commentaire de 2012 qui hallucine, je voulais juste te dire que tu représente tout ce que je n’ai jamais compris et que je ne voulais pas comprendre sur la sexualité sans tabous d’aujourd’hui, qui a un arrière gout de foutre à cause de toi, en tout cas je pris pour que si un jour j’ai une fille elle ne tombe jamais sur ton blog. A part ça très bel avatar, et… belle écriture ! c’est ça le pire… J’te souhaite d’etre aussi vivante dans la vraie vie ! Peace
Ce n’est pas Lara qui a écrit ce post mais Marla. Sur ce blog nous sommes plusieurs. Je ne sais pas comment prendre ton commentaire à la fois insultant et flatteur, mais si ton seul soucis est que ta fille ne tombe pas sur nos écrits, sache qu’elle tombera un jour sur bien plus grossier, bien plus vulgaire, bien plus cru… alors c’est un moindre mal. A bon entendeur, salut
Délicieux article encore une fois, les filles apprécient