Il y a quelques jours, une campagne féministe nous invitait à oser le clito. La belle affaire ! En me penchant un peu plus, c’est le cas de le dire, sur le propos du message, j’ai eu le vague sentiment d’avoir à faire à une vieille propagande destinée à libérer nos mères, ou nos grand-mères, pour les plus jeunes d’entre nous, datant des années 70, le tout gratifié d’un visuel qui me faisait plus penser à la boite de spécial K® qu’à un sexe féminin…
Je ne m’attarderai pas sur le fait qu’il existe (malheureusement) encore dans le monde, des femmes qui subissent l’excision privées par la même de plaisir, et certainement aussi encore des hommes qui ignorent que le clitoris n’est pas un insecte rampant de l’Asie du sud Est, mais merde, c’est quand même pas la majorité ! Pour ma part, je pense qu’il existe plus de mecs qui s’en occupent comme des sagouins, que d’individus qui ignorent la fonction plaisir de cette partie toute féminine de notre anatomie. Alors « Osez le clito si vous voulez, mais ne vous forcez pas surtout ».
Quitte à me mettre une tripotée de féministes à dos, le cunnilingus n’est pas OBLIGATOIRE. Évidemment, lorsqu’il est fait avec cœur et maestria, c’est la cerise sur le gâteau, mais il n’y rien de pire qu’un homme qui le fait pour « faire plaisir » et dont le laper est proche de celui d’un mangeur de soupe de nouilles, dont la langue vient s’insinuer lourdement dans chaque recoin de notre vulve et donne la vague impression de se faire nettoyer… ou de celui qui nous goute du bout des lèvres comme si notre chatte allait le mordre, ou de l’autre qui n’écoute pas le rythme que l’on suggère avec notre bassin, aspire le tout comme une sangsue et confond nos petits cris de douleur avec des gémissements de plaisir…
Bien sur on pourrait leur expliquer gentiment comment ça marche, mais quand on n’investit pas dans une relation à moyen ou long terme et que l’amant en question a plus de 30 ans, on manque de patience… l’altruisme féminin a ses limites.
Si le plaisir que peut procurer le fait de plonger votre langue au plus profond de notre intimité, de sentir notre clitoris gonfler entre vos lèvres, de sentir vibrer notre corps tout entier à chaque changement de rythme de vos doigts qui s’immiscent tandis que votre bouche stimule le divin petit bouton vous laisse de marbre, abstenez vous de grâce ! Il existe des amants aux doigts de fée qui font plus de merveilles qu’un brouteur médiocre.
Comme j’estime que tout acte sexuel ne peut être épanouissant que s’il est consenti, et même pleinement désiré de part et d’autre, je refuse ces diktats débiles qui culpabilisent une femme qui ne trouve pas de plaisir dans la fellation, ou stigmatisent un mec qui n’apprécie pas plus que ça de descendre à la cave. Le principal est de savoir donner du plaisir à l’autre d’une manière ou d’une autre et comme disait Alfred : « Qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse. »
J’aime à penser qu’on a tous une botte secrète, un domaine de prédilection sensuel dans lequel on excelle. Et si ce n’est pas le cas, il restera toujours les jeux vidéo pour les acharnés de la gâchette.




