Archive | septembre, 2010

Cap ou pas cap ?

30 Sep

Je me dis toujours que ce sont les petites choses de la vie qui au final font beaucoup. Les petites victoires qui permettent d’être joviale et heureuse au quotidien.

Tout le monde se souvient de Jeux d’Enfants, et du fameux « cap ou pas cap » entre Guillaume Canet et Marion Cotillard. Un de mes films favoris au passage.

Il se trouve que je suis aussi du genre à me lancer des petits défis, régulièrement. Parce que j’aime le challenge, tout ça (+1 en entretien d’embauche, ea-sy), mais aussi parce que si je ne le fais pas, je n’ai pas la satisfaction d’avoir réussi. J’entends à ma gauche mentionner la déception de l’échec, je ne vois absolument pas de quoi tu parles, je ne suis qu’excellence!

Ca peut être tout et n’importe quoi. Allez, je suis sûre que je peux me lever à 6h pour aller au sport. Ou rentrer dans ce jean taille 36 si je m’allonge sur le lit et que j’arrête de respirer. Ou que je peux me laver-les-cheveux-les-sècher-me-maquiller-m’habiller-et-etre-prete-et-canon en 20 minutes (je l’admets, échec régulier sur celui-là). Cap de boire autant que mon meilleur pote (mauvaise idée aussi). Chiche je drague le mec au bar là-bas. Même pas j’envoie un sms à ex-qui-me-manque-quand-je-déprime, je suis forte, je ne le contacterais pas (pendant 2 jours). Allez, personne n’est rentré avec mon profil avant, mais je vais être admise dans cette école. Etc etc. Cap de manger 5 petits beurres en 1 minute et les avaler (je le lance celui-là, TROP BALEZE).

Le dernier défi à la con en date, « carrément je peux courir un 10km, facile, sans entrainement, attend c’est rien 10km ! ». Alors OK, je me suis un peu emballée. J’en ai bavé, j’ai failli abandonner 12 fois en route, parce que bien entendu il pleuvait, je suis sortie en boite la veille (ne jamais faire les choses à moitié…), et j’ai raté le départ collectif pour cause de navette en panne. MAIS JE L’AI FAIT. Et en un temps pas ridicule du tout si on considère que je mesure 1m12 et que je n’avais aucun échauffement.

Et rien que pour ça, je suis fière. Fière d’avoir couru, d’avoir fait un temps correct, et d’avoir gagné mon pari. M’être prouvé une énième fois que j’ai la niaque quand je veux. La volonté avant tout. (Parce que soyons honnêtes, ce ne sont pas mes jambes qui ont fait la course, c’est ma volonté. Et surtout la peur d’avoir à déclarer forfait. Avouer un échec, alors que j’avais parlé à toute la planète de ma course).

Donc voilà, quand on veut, on peut. Et la peur du ridicule et de l’échec font de moi une niaqueuse. (PetitRobert ne lit pas cet article stp), qui se surpasse et à mal aux cuisses et mollets comme jamais depuis quelques jours du coup. Qui se dit que si elle ne tente pas, elle ne saura pas. Bon ok, pas pour tout. Mais si je m’écoutais toujours, moi et mon démon du challenge, je serais sur un vélo ce wkd à faire un 30km, « pour voir si j’en suis capable ». Donc parfois je met mon égo en sourdine… pour le bien-être de mes muscles jambiers.

Conclusion : il ne me reste plus qu’à appliquer cette technique à ma non-vie amoureuse, et BINGO je rencontrerais mon prince charmant, l’homme de ma vie, avec labrador, 3 enfants, une maison en Normandie et un appartement à Courchevel. Me lancer des défis pour voir si ça fonctionne pareil, draguer tout être masculin des environs intéressant et beau-gosse, montrer que j’ai la dalle mes atouts, et me caser trouver un mec déjà. Wish me luck? !

De la diplomatie dans le sport ou « BIM, SALE PUTE »

28 Sep

J’ai un vrai problème de fond :  la connasse du cheer que j’appellerai PUTE dans cet article a un ego surdimensionné. J’ai beau devoir reconnaître que dans son domaine : la gym, PUTE est balaise, j’ai du mal à accepter qu’une gamine (à qui je rends des putains de service tout au long de l’année car elle est manifestement trop teubée pour penser à ses chaussettes, son maquillage ou un COUPE-ONGLES (je vous jure) quand elle a un entretien) me fasse des REMARQUES sur mon caractère : « j’en ai marre de ton attitude, j’en ai par dessus la tête là » (en passant sa main au niveau du cou).  Alors que j’ai acquis des années d’expérience en matière de patience grâce aux enfants violés, frappés ou handicapés mentaux que mes parents recueillent car c’est grassement payé gentiment.

PUTE qui est donc arrivée avec 2h de retard à l’entraînement ce matin va se changer, sans s’excuser, dans son nouveau fief qu’est le bureau des profs (ce qui sera sans doute le plus grand achievement de sa future vie misérable) et va QUILLE-TRAN remplacer une meuf dans un groupe qui n’avait rien demandé; sans s’échauffer, parce que PUTE est sûrement bionique contrairement à moi, et tout en minaudant et rigolant comme une cruche qui a du se faire fourrer la veille.

MAIS BON, elle a finalement de bonnes excuses :

– elle n’a pas son bac pro

– dans son propre field, elle n’est pas au courant qu’on ne dit pas « le pom pom girl » et qu’on ne se ridiculise pas en citant « les séries américaines » quand on veut être crédible et ne pas HUMILIER toute sa fédération

– on lui fait croire que parce qu’elle est meilleure que 15 filles dans un club de gym, c’est une star mondiale.

– même elle a des problèmes d’emploi du temps : passer une formation d’animateur d’activités gymniques à 10h par semaine, bosser à HandM 15h par semaine et s’entraîner, c’est hyper hardcore les mecs. NON MAIS VRAIMENT. Et mon taff d’ingé/étudiante/sportive à 10h par semaine c’est de la nioniotte.

– sa formation, elle est tombée du ciel, c’est pas moi (jurédevantdieu) qui lui ai trouvé.

– elle croit que les démos que l’on se tape pour récolter des dollars et aller aux Worlds (le nom cool pour les championnats du Monde de Cheer) vont aller dans sa poche le soir-même « ah faudrait que tu nous en trouves plein des trucs comme ça, j’ai besoin d’argent en ce moment car mon copain me frappe si je fais des passes« . Je viens donc de découvrir que sur mon front est gravé ANPE.

Moi j’aurais bien tendance à faire du harcèlement moral en lui disant de façon insidieuse à tous les entraînements qu’elle finira vendeuse de maïs à Barbès (ma cousine me traite de sale bourgeois hygiéniste à ce sujet, elle a pas tort) jusqu’à ce qu’elle perde ses moyens et tombe sur la nuque lors d’un stunt un peu dangereux.  Ou au moins jusqu’à ce qu’elle se barre car soyons réalistes je n’aurais jamais les capacités pour la faire crever au milieu de litres de sang, l’envie qu’elle meure.

Viens planter ton roseau dans mon Mékong

25 Sep

Je ne prends pas la pilule, je suis donc esclave de mes menstrues. (Et vous avez échappé au titre « Un peu de ketchup« )

J’ai beau être une Amazone décomplexée par les choses de la vie, étrenner un nouvel amant un jour de règle, je trouve ça un peu salaud. Mais dans un contexte environnemental difficile (rien à me foutre sous la dent), la perspective de manquer une folle nuit d’amour avec un nouvel amant à cause de ça me foutait bien le seum.

Je m’en suis ouvert auprès de mes copines (et pourtant avec la sodomie et la masturbation, ça fait partie des 3 sujets que les meufs évitent en général. On se masturbe pas, on se fait pas prendre le cul, et on trouve que les règles c’est sale).

Les réactions ont été plutôt honnêtes:

« Si c’est pas hardcore, lui dis pas. Il le verra quand il aura déjà commencé. TU LE METTRAS DEVANT LE FAIT ACCOMPLI ET IL SERA TROP EN CHIEN. Et après tu le reverras plus jamais :@ »

« Pas mal. Tu es beaucoup plus excitée plus vite. Just don’t warn him »

(Mes amies entretiennent des relations de CONFIANCE avec les hommes, ça se sent tout de suite)

Du coup je me demande si passé 25 ans y a encore des gens que ça dérange ? Moi je m’en fous, je trouve ça dégueu mais pas au point de me priver de sexe, et puis ça lubrifie vachement bien (BAH OUI, C’EST AUSSI ÇA LA VÉRITÉ). Je me rappelle pas avoir effrayé un mec avec ces histoires, à part mon connard de voisin de terminale qui passait son temps à essayer de me tripoter jusqu’à ce que je comprenne qu’il était très effrayé par « les règles ».

En revanche, j’ai eu quelques « bonnes » (au sens de « marrantes« ) plaidoiries

  • « C’est pas sale, c’est naturelllll » / le pipi aussi et pourtant on se fait pas de golden shower que je sache
  • « Moi tu sais, j’aime les feeemmmes » / là on parle surtout de sang, mais I’ll take it
  • « On peut faire d’autres choses » / c’est pas parce que j’ai un tampax que j’ai envie qu’on me la fasse à l’envers pour compenser

A part dans le dernier cas, je fais toujours genre « ah ouai t’as raison, t’es tellement compréhensif et awesomz comme mec ❤ ».

Ben ouai.

Parce qu’apparemment je suis la dernière conne sur Terre à prévenir AVANT :@

Le charme de l’Arnacœur

24 Sep

Grand, brun, musclé sans trop en faire, des fossettes craquantes, toujours le sourire aux lèvres, et l’air hors d’atteinte, tout ce qui m’attire indéniablement. Un faux côté ingénieur, smart, sans pour autant te vanter et prendre des attitudes désagréables. Parce qu’à côté, Romain Duris ne fait pas le poids.

Me faire la bise quand tu me croises, plaisanter quelques secondes, puis finir sur une boutade et retourner chacun à son open-space.

Parce que tu n’as même pas du me remarquer autrement qu’en tant que collègue rencontrée en séminaire.

Alors que la simple vision de ton dos, le sourire quand tu me salues, et les quelques paroles échangées, me donnent l’envie de te sauter dessus. A chaque fois, sans exceptions. Un sentiment très basique, voir animal, que je ne me connais que rarement. L’envie que tu me proposes de prendre un verre, de discuter un peu de tes nombreux voyages, de te faire découvrir l’autre côté de mon image de poupée-sage-et-polie. Je me découvre des envies de corps-à-corps, formellement interdits. Parce qu’encore une fois, j’ai craqué sur un homme pris. Parce qu’en quelques phrases échangées lors de la formation, j’ai compris que tu avais quelqu’un (vacances, copine, longue distance, long terme. CQFD)

Au final, ça ne m’étonne pas. C’était la suite logique.

1)       Tu es bien, donc tu es pris. (vieil adage, encore une fois démontré)

2)       J’ai un créneau dans mes coups de cœur, les hommes déjà pris. Comme un sixième sens, je m’entiche toujours de ceux que je ne peux avoir, et je découvre ensuite qu’ils sont chasse gardée.

3)       Je ne vois qu’une solution : quitte-la, je t’attends. (non tu n’as pas d’autre choix 🙂

Tout est une question de cible

22 Sep

En marketing, on nous apprend qu’il faut cibler le client, attirer le chaland, lui offrir ce dont il n’a pas besoin et qui ne lui correspond pas en lui faisant avaler qu’il ne peut pas s’en passer et qu’il le lui faut immédiatement. Lui vendre du rêve à prix fort, alors qu’en réalité on lui refile un produit médiocre et complètement inutile. Un peu comme la nouvelle affiche Sephora « C’est nouveau, c’est beau, il me le faut » (société de consommation, bonjour). Jusque-là, pas de grande innovation, certes.

C’est suite à une discussion entièrement ‘pour la science’ avec ma collègue pré-cougar (25 ans, son copain est un post-teen à peine majeur aux US – on est en France mais c’est pour faire international, ok ?), la conclusion évidente nous est apparue : avec les hommes aussi, tout est une question de target et de message publicitaire.

Et c’est bien là mon problème. Une incohérence totale entre ma cible et mes prises.

Je cherche essentiellement à pécho du jeune cadre dynamique, sportif, drôle, avec un minimum de stabilité, si possible 1m80, un peu nounours sans ressembler à une boule, merci (si tu te reconnais là-dedans, n’hésite pas, c’est la crise en ce moment…).

Et à mon grand désarroi, sans comprendre pourquoi, j’attire le cadre beaucoup moins dynamique, avec de la bouteille (miam ?), poivre et sel dépassé depuis quelques années, bedonnant de préférence, et pas toujours très grand. Pour exemple, le dernier en date, qui m’a trouvé « craquante », doit avoir 10 à 15 ans de plus que moi, 2 enfants, un labrador, l’équivalent de JC Convenant en terme d’humour, bref, not gonna happen. Avoir faim et crever la dalle ne sont pas la même chose, que l’on soit clairs.

Alors il faut qu’on m’explique.

J’ai deux solutions.

La première, revoir mon positionnement, les 4P et tout le marketing mix. Parce que clairement, le message ne passe pas. Et réussir à chopper du nounours sexy.

La seconde, me lancer sur un autre marché, celui des hommes grisonnants et beaucoup plus âgés. On dit qu’ils ont plus d’expérience. Mais le côté je roule en Scénic et j’ai déjà ma retraite en ligne de mire, moi, ça me donne envie de vomir dans ma bouche.

Je crois que je vais demander conseil à Lara et Ahleshistoires. Elles sauront me guider dans ce monde sans scrupules.