Le dilemme de la nasty génitrice

6 Oct

(How I met your father)

J’aime les mecs nasty.

J’aime qu’ils ne soient pas chopables, qu’ils soient inaccessibles, mariés, pédés, qu’ils soient tous sauf disponibles pour moi.

Je m’en sors pas mal hein. Je réussis à pécho du connard fini, de l’infidèle, du gayz pas trop encore, mais je perds pas espoir. Le truc, c’est que la trentaine arrive rapidement et que je me rends bien compte que c’est pas une vie.

Enfin, honnêtement, c’est surtout que je veux des gosses et que je voudrais pas avoir trop honte du père sur les 3 premières années. A la limite je pourrais me contenter d’un seul enfant dans un premier temps, mais idéalement faudrait quand même que je sois heureuse de m’appuyer son géniteur pendant 5 ans. Du coup, les connards pour qui je sacrifie tout pendant 6 mois avant de les supprimer de ma vie, ça va pas le faire.

Mais le mec gentil est fondamentalement emmerdant. Il est là où on l’attend, il est là tout court et c’est bien le problème. Pas de défi, pas d’incertitude, on se laisse pousser le poil et le gras dans la limite du raisonnable, on s’en fout il sera toujours là. Niveau dépassement de soi-même, c’est le zéro absolu, on se surpasse en patience, en tolérance, en ennui et en frustration sexuelle. HOW EXCITING. Mais c’est aussi un peu agréable, voir grisant, de pas se faire traiter comme la dernière des whores une fois de temps en temps. On a perdu l’habitude que le mec te tienne la main dans la rue, ou même de se balader dans la rue avec un mec en fait. Et puis, avec le mec gentil, on construit, ça change un peu.

Je pense qu’on peut tout équilibrer par le sexe. (je réfléchirai à la connerie de cette phrase après 65 ans)

La solution est peut-être simple. Il faut peut-être juste s’intéresser aux mecs gentils et disponibles, coucher rapidement avec eux et s’assurer qu’ils sont BIEN NASTY sexuellement. Parce que je sais pas pour vous, mais moi j’ai besoin de me sentir un peu dominée pour que ça aille bien, sinon je fais n’importe quoi, j’essaye de dominer l’autre, j’y arrive, et là malheur et ennui, je quitte. Qu’on me fasse un peu mal quand même dans l’histoire. Qu’on me pose des limites. Comme toutes les femmes je suis amoureuse de mon papa et lui il m’en mettait des limites (pas sexuelles, du coup, c’est plus sain de déplacer la domination du plan affectif au plan sexuel, ça fait moins je cherche mon nouveau papa)

On apprécie plus un compliment cheesy et de la surtendresse après une bonne fessée.

3 Réponses to “Le dilemme de la nasty génitrice”

  1. maxine 6 octobre 2010 à 12:42 #

    « On apprécie plus un compliment cheesy et de la surtendresse après une bonne fessée. » nous sommes d’accord !
    J’ai d’ailleurs un invité qui doit passer pour qu’on en parle à l’heure du thé ! Toujours savoureux tes textes ! Je t’ai lancé un petit défi sur mon dernier article…

    • Lara 7 octobre 2010 à 06:59 #

      Je le relève bien entendu. J’espère que le thé fut corsé 🙂

  2. yemmip 7 décembre 2010 à 13:06 #

    Et pan.
    Je me prends en pleine tête toutes les choses négatives du mec « gentil » que je suis.
    Et que mon côté « satan » (mon moi rebel quoi) déteste de moi…

    merci de m’avoir éclairé sur ce point.
    c’est con, au lit j’étais pourtant pas mauvais « au début »…

    Je vais tâcher de méditer sur ces déclarations, et d’essayer d’avoir des sursauts de bad guy dan sma vie de mec gentil.

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