Archive | décembre, 2010

Ta soi-disant expérience n’est pas une arme de séduction massive

30 Déc

Je voudrais lutter contre les idées reçues… Un mec de quarante ans ne baise pas forcément mieux qu’un de vingt-cinq. J’irai même plus loin, un mec de 40 balais ne baise pas forcément mieux que lorsqu’il en avait 15 de moins…

J’entends déjà les huées et les sarcasmes.

Je développe… En bonne hédoniste sexuelle, je suis plutôt ouverte aux nouvelles expériences, c’est donc tout naturellement que j’ai élargi mon spectre en matière d’amants. Alors qu’il y a quelques années je me refusais à m’encanailler avec des types qui avaient plus de 5 ans de moins que moi, un beau jour j’ai viré cougar… à temps partiel.

Sans chercher à me justifier, pour une fois ce n’est pas moi qui suis allée à la pêche, le vingtenaire est effronté et persévérant quand il s’agit d’arriver à ses fins. Et je passe sur l’évidence qu’un petit cul estampillé milieu des années 80 est hautement érogène, parce que passé le premier émoi tactile et visuel, d’autres bonnes surprises peuvent être au coin du King size.

Je rejoins Madonna sur un point, si les jeunes hommes ne savent pas forcément ce qu’ils font, ils ont le mérite de le faire jusqu’au bout de la nuit… Ce qui, je vous l’accorde peut se montrer fatigant à la longue mais qui laisse pas mal de temps pour aiguiller le ledit jeune amant vers ce qui nous fait grimper aux rideaux…

Un bon coup n’attend pas le nombre des années. Je ne prétends pas ici que c’est inné mais la curiosité et l’ouverture d’esprit indispensables à ce jeu se pointent bien avant le premier tour de grand huit. Le bon coup en herbe écoute, est avide d’apprendre, prend l’expérience comme l’occasion d’enrichir sa connaissance du corps féminin (et accessoirement du sien), ne fait pas la gueule quand vous lui demandez de changer de rythme, fait preuve d’inventivité et n’est jamais aussi heureux que lorsqu’il vous arrache un orgasme. Le graal en sorte !

En revanche je suis au regret de constater que le mâle, passé trente ans et ce à quelques exceptions prés, table le plus souvent sur ses acquis.

Acquis qui la plupart du temps n’exploitent même pas à moitié le potentiel de jouissance de leurs partenaires.

Sans vouloir être décourageante, si tout se joue avant trois ans pour un enfant, j’affirme que tout se joue entre vingt et trente ans pour un mec.  Si au delà il n’a pas compris qu’un clito n’est pas un bouton poussoir  sur lequel on s’acharne, et que le cul, c’est comme une partie de basket, c’est pas le panier qui compte mais la beauté du drible, il peut d’ores et déjà se considérer comme un basket case cas désespéré.

En ce qui concerne les conversations post coïtales je reconnais que l’avantage va le plus souvent aux trentenaires et plus, mais c’est un autre débat que j’aborderai peut-être une autre fois…

Marla

Un bon ex est un ex servile

27 Déc

Votre histoire est terminée, de l’eau a coulé sous les ponts, à tel point que vous entretenez dorénavant des relations extrêmement cordiales, voir amicales avec votre ex… Bien joué.

Vous êtes même à 2 doigts (houhou humour) d’entretenir des relations sexuelles avec lui, et là je dis, « attention ».

(Je vous fais grâce du passage « gnagna retomber amoureux » tout ça. On sait tous ce qu’on risque)

Le sexe, c’est bon, le sexe c’est important, le sexe, c’est la vie et la santé mentale pour certaines, on se l’accorde tous. Mais est-ce que votre ex sera vraiment le meilleur provider en la matière ?

Je n’ai qu’une règle, un ex qui vaut le détour, est un ex qui vous donnait un orgasme à chaque fois. Pas moins. Oui la barre est haute, mais à moins que ce soit exceptionnel, il faut arrêter de regarder en arrière (tentative d’humour).

Vous ne baiserez jamais mieux que lorsque vous étiez ensemble, n’idéalisez rien, ne vous laissez pas monter le bourrichon avec des concepts à la con « il connait ton corps et tout ». Les autres apprendront.

Car l’ex peut vous donner beaucoup mieux que du sexe.

Lui y croit clairement ; et je vous encourage à laisser le doute planer : « oui moi aussi je me souviens » *petit air coquin* alors que rien du tout, vous vous en tapez royal et vous vous souvenez plus de la tronche de ses caleçons que de celle de sa bite.

L’ex est potentiellement l’homme le plus serviable et corvéable de votre entourage, il est sensible, il connait vos goûts, il est fier d’être auprès de vous (sans se taper les emmerdes qui vont avec, enfin c’est ce qu’il croit), ne laissez pas passer une occasion pareille. C’est votre nouveau meilleur ami gayz.

Envoyez-lui une photo de vous dans votre nouvel ensemble de lingerie, faites-vous accompagner à des teufs où vous ne connaissez personne, racontez lui par le menu votre vie affective (évitez votre vie sexuelle, ça pourrait finir par l’agacer), trainez le dans vos expos d’intellos, allez aux Chandelles, bref, vivez la partie de votre relation que vous n’avez pas réussi à négocier pendant.

Tout le monde dit que flirter, c’est génial, OK. Pendant c’est pas trop mal non plus, sinon on ferait pas autant la gueule quand on se fait jeter, mais je trouve qu’il y a une partie des relations affectives qui est, à tort, négligée, c’est le SAV.

Comment j’ai rencontré Dora

16 Déc

École de commerce en bout de ligne de RER

Des post-ados qui se foutent des polos en bandoulières pour se sentir exister et se reconnaitre entre eux

Une odeur à mi-chemin entre la bière de la veille, le tabac froid, et le froid tout court

Autant dire que j’étais loin de mon ancienne Université germanopratine dans laquelle j’avais passé 5 ans, de ses cafés Parisiens, de son jardin intérieur, et de sa vie culturelle (i.e les bars).

J’étais perdue et triste au milieu d’une foule de gens super contents d’être là.

Je m’assois en cours d’économie. J’avais fait plus ou moins en sorte d’être avec des gens que je connaissais. Une nana notamment.Je ne savais pas grand chose d’elle à part :

  • qu’elle m’avait déjà virée de ses friends Facebook une fois,
  • qu’elle avait le verbe / mail laconique,
  • qu’elle était super forte en cours
  • et qu’elle ne mettait jamais de jupes trop courtes ou de pantalons trop serrés ou de décolletés dont on voit le nombril.

J’étais donc d’ores et déjà plus ou moins convaincue qu’elle ne pouvait et ne pourrait pas me piffrer, qu’elle avait la pire image de moi et que notre relation se limiterait à ses 30 heures d’économie. Cela dit, c’était la seule nana que j’avais envie de connaître.

Les premières heures se passent. Aussi timide que moi, le contact est un peu long mais d’autant plus sincère. Et puis au fur et à mesure les visages s’éclairent, je suis contente d’arriver dans cet espèce de pénitencier de zone 5 et de parler avec cette fille.

J’en viens même à lui faire des confidences. J’avais lâché un Homme dont j’étais folle pour qu’il revienne (normal), il n’était jamais revenu (bien fait pour ma gueule), et du coup je m’envoyais une sorte d’Apollon sorti de nul part, chirurgien esthétique, une sorte d’avatar de Nip&Tuck en plein 5ème arrondissement. Le mec était b e a u, brillant, avait un appart canon, on s’entendait bien, ça faisait des mois, et je n’avais pas la plus petite once d’attachement pour lui. Et je lui racontais. Je ne me suis pas sentie jugée, et elle aussi s’est ouverte.

Vers la fin des 30 heures d’agonie (qu’on se le dise, le cours était mortel), cet Homme que j’avais tant aimé s’est affiché avec une greluche sur Facebook. Choc. Je finis habillée à pleurer au fond de ma baignoire remplie d’eau froide (je ne lésine jamais dans le drama). J’étais restée un an avec Lui et Il m’avait presque planqué auprès de ses amis. Et là je vois une espèce d’anorexique bobo in a relationship avec lui, comme ça du jour au lendemain devant tout le monde… Le sol s’était dérobé sous mes pieds. J’avais l’impression d’être au bord d’une falaise et que le vide m’attirait. Le néant.

J’envoie un message rapide par mail à Dora et m’enfonce toute seule. L’impression que je ne m’en remettrai jamais, que c’était Lui et personne d’autre et qu’à part me noyer dans mes pleurs, il n’y aurait rien pour atténuer ma peine.

Et cette petite nana m’appelle, me ramène chez elle. Je passe l’après-midi à travailler (car Dora a des priorités. Vivre un gros chagrin d’amour ne doit pas empêcher de valider la finance par exemple). On goûte. On se fait belle, et on part faire la fête. Elle veille à ce que je boive suffisamment pour que ce soit un peu trop. On voit plein de gens. On s’amuse. Elle me ramène assez défaite chez elle et me couche.

1 mois après, je reprenais ma vie d’avant cet Homme. Je recommençais à sortir un soir sur 2, je recommençais à me sentir heureuse, à rencontrer des gens, à rencontrer des hommes et à revivre.

Je ne sais pas comment elle a réussi à me faire passer d’un état de léthargie et de désespoir à celui de fille légère. Mais je pense que le fait de savoir que je ne suis plus seule m’a beaucoup aidé.

Merci ma petite Dora.

Le maquillage à la truelle, how to.

14 Déc

Et une petite vidéo lolilol des familles ❤

(Merci à @Colinoise dont les vidéos m’ont bien fait rire alors que je me tape le hangover de la décennie)

Bon sinon, Diana part du blog.

Si vous connaissez des filles DRÔLES, ou au contraire de grosses HATEUSES, pleine de talent (sait dessiner / fais des vidéos MARRANTES /rédige des haïkus tous les matins ) ou simplement COCHONNES et exhibo recherchant un espace de liberté, envoyez les nous à leblogdefilles [at] gmail [dot] com.

Oh! Holy Holidays.

11 Déc

Ce soir, sous l’emprise de Zolpidem (j’ai remarqué que ma verve était plus pêchue avec) j’ai décidé de faire un post girly creepy happy.  I’M SO FINE. Si seulement je savais faire les petites notes de musique blog style (vous savez celles qui entourent les paroles de chanson de Rihanna), j’en mettrais plein partout parce que la musique pour moi, c’est TROP le délire.

Tout ça pour dire qu’en ce mois de décembre je ne peux que me réjouir de revoir bientôt ma famille complètement disparate mais réunie pour l’occasion (mis à part le gros relou qui ne veut pas payer un billet à 1500 euros, on s’en souviendra SALAUD). Soeur d’un geek vivant sur une île à 80% sidaïque, d’une  mère célibataire de 2 enfants que je tente de vendre pour leur beauté incommensurable, d’un couple consanguin asiatique nous ayant fourni un petit sumo adorable, fille d’un père qui ne veut plus se laver les cheveux tant qu’il n’a pas défoncé la boite de son ex boss et d’une mère targetée par le FBI pour les billiards de Giga qu’elle télécharge ILLEGALEMENT, je sais que mon Noël protestant sera réussi. Parce que nous ne partageons qu’amour, oranges, frois gras, vin rouge qui coute un bras et de la salade que nous n’avons pas le droit de couper au couteau.

Moi je m’en fous pas mal de ces principes de gros radin, j’ai envie de dépenser les dollars que je n’ai pas pour que tous mes petits bouts de choux (je ne suis pas aussi tendre avec ceux des autres, enfin si, mais pas de la même façon) passent un vrai Nöel de capitaliste, mais tout ça avec une petite pensée pour le Jésus, (le Jésus de notre crèche étant assimilé au true one) que l’on va encore passer 3 jours à chercher parce que mon frère ne saura plus où il l’a caché, pour finir par le mettre dans la crèche en papier cul.

Et mon chat (ah non il est mort) comme mes neveux et nièces s’amuseront à faire rouler les boules du sapin et à faire tomber les épines et ça fera hurler ma mère parce qu’elle est vraiment du genre à acheter des boules à 17 euros, celles qui se cassent dès qu’elles touchent une surface différente de l’air. Mais nous ça nous fera RIRE AUX ECLATS.

Mais rien ne peux remplacer l’état de transe de ces mini humains lorsqu’ils découvrent la maison décorée et le fucking amas de cadeaux dont la valeur pourrait nourrir l’Ouganda. Je finirai en pleurs, en train de shooter partout avec mon nouveau Olympus Pen EP1 qui claque sa race. et plusieurs mois après et années sûrement aussi, je regarderai back then  et je sourirai, heureuse d’avoir pu profiter de si belles fêtes familiales, sans disputes et avec beaucoup d’amour.

Et même si en temps normal j’aurais sûrement commis une série de meurtres, je sais bien que c’est la rareté des moments passés avec eux comme le temps qui se déroule si vite qui fait que je les aime encore plus à chaque fois que je peux profiter de leur présence.

La famille, c’est vraiment chouette. Et Noël aussi. Je m’en vais de ce pas manger d’avance le chocolat de demain.