Archive | janvier, 2011

Parisians don’t sleep alone*

9 Jan

* titre largement inspiré de l’ouvrage « French Women don’t sleep alone » que je n’ai évidemment pas lu

Être une Parisienne mignonne et pas farouche, c’est l’assurance, passé les 25 mecs au compteur passé 25 ans, d’avoir une vie sexuelle aussi divertissante et variée que votre vie sociable. On enchaîne les cellules sociales « Mes potes de Publicis » / « Mes copines de lycée » comme on enchaîne les mecs « Le Journaliste » / « Celui qui a des caleçons Guitar Hero » dans l’aisance la plus paranormale du monde. On voudrait  bien s’en plaindre, parfois même, on s’en plaint hypocritement, mais la vérité c’est que cette instabilité affective est devenue un rythme et que le seul truc qui puisse encore nous étourdir dans des moments d’intense romantisme, c’est la perspective de vivre comme les gens normaux. Qu’on ne fréquente plus d’ailleurs.

Passé 25 ans, Paris se divise en 2 clans, les gens mariés et les gens inmariables. Un peu comme les Parisiens du bus et les Parisiens du métro. Les 2 clans ne s’opposent pas. Les gens mariés deviennent une masse inconnue, surement hétérogène, mais tellement lointaine qu’on sait pas bien ce qui s’y passe. Les gens mariés rejoignent le cortège des trucs qu’on connait pas et qui ne nous intéressent pas, genre « La Province ». Parfois, ils y bougent même, en province. On s’en fout.

5 fruits et légumes par jour 5 amants par mois, baiser varié ne demande aucun effort. A vrai dire, le seul véritable effort en la matière, est celui de lever pied. Arrêter de coucher avec les mecs qui nous font envie parait être un effort aussi insurmontable que de d’arrêter le vin rouge et les Marlboro Light. On essaie tous, parfois, de recoller à un modèle de vie plus standard. Ça ne marche pas.

Finalement, comme le disent LesParisiens.net, être en couple à Paris c’est comme rester fidèle au même produit dans le plus grand supermarché du pays.

Faut pas prendre les filles du bon dieu pour des dindes domestiques

2 Jan

En ce début d’année 2011, je fais un vœu, que les hommes arrêtent de nous prendre deux secondes pour des gourdes, ça nous fera des vacances…

Non, votre sperme n’est pas « excellent » pour notre peau. Une éjac faciale peut plaire à certaines, au mieux nous donne l’air d’un sapin de noël avec une guirlande blanche dans les cheveux, au pire pique un peu les yeux si la trajectoire est hasardeuse mais par pitié, n’essayez plus de nous faire gober que votre semence est gorgée de vitamines et d’oligo-éléments qui vont transformer notre teint d’alcoolique mondaine en peau de pêche.

Est-ce qu’on vous fait croire que nous brouter le minou faire un cunnilingus va vous faire pousser les abdos ?

Cessez également d’essayer de nous convaincre qu’on est coincée sous prétexte qu’on vous refuse la sodomie. Outre le fait que la prostate dont vous êtes détenteurs exclusifs fait de vous des candidats à la jouissance anale plus probables, vous n’êtes pas forcément outillés (et je ne parle pas de ce qui pend entre vos jambes) pour faire le job.

« L’entrée des artistes » réclame doigté, maitrise et talent ce dont la plupart, la faute à la porn generation, manque cruellement. Alors que les mêmes, avec une mine offusquée, s’insurgent « mais je ne suis pas un pédé moi ! » lorsqu’on tente de leur glisser un doigt dans le cul au plus profond de leur intimité, je rétorque « Devine quoi ? Moi non plus ! »

Enfin, ce n’est pas parce qu’on est libérée, qu’on est obligée de faire un plan à trois avec votre meilleur pote. Il a beau être sympa (même s’il a le regard torve et une haleine de hyène agonisante), vous considérez peut-être que tout ce qui est à vous est à lui, mais voilà… Ce n’est pas parce qu’on vous laisse jouer avec nos nichons nous que c’est open bar et que parce qu’il se sert, sans vous demander, une bière dans votre frigo, il a le droit de mettre sa grosse main moite dans notre string en dentelles…

A part ça, je vous souhaite une bonne année parce que quand même, vous avez beau être imparfaits messieurs, vous nous faites bien rire (et jouir accessoirement) et sans vous la vie manquerait douloureusement de relief.

 

Marla