Archive | février, 2011

Mieux vaut queutard, que jamais…

28 Fév

L’autre soir, on se faisait une petite dinette entre filles comme j’aime, et l’une d’entre nous évoque son dernier crush en date en concluant : « Mouais, si ça se trouve c’est encore un gros queutard »

Sauf que moi, j’ai une tendresse toute particulière pour les queutards… Je les trouve plutôt sympathiques même.

Je ne parle pas de ceux qui ramassent de la meuf pour faire du chiffre, eux ce sont des comptables, je parle de ceux qui aiment vraiment ça, sans complexe et sans la vague idée derrière le crâne de nous embrouiller pour parvenir à leurs fins. Les hommes qui aiment la chair, les amoureux des femmes, qui sont bien incapables d’en choisir une seule mais se font un principe de contenter toutes celles qui passent entre leurs bras. C’est vrai, c’est un peu prétentieux de leur part, mais par les temps qui courent, tomber sur un véritable épicurien du sexe n’a pas de prix, même si on sait qu’on ne le gardera pas pour soi toute seule.

D’ailleurs on ne leur demande rien de tel, juste de remplir les promesses qu’ils avancent… un peu d’émotion forte, de frissons sensuels et une bonne dose d’imagination, ce dont ils ne sont pas avares. Ce ne sont pas toujours des têtes mais le peu de temps qu’on passe avec eux, on ne s’ennuie jamais car à force de côtoyer la gent féminine, et accessoirement de l’apprécier, ils ont plus d’un tour dans leur sac pour la faire grimper aux rideaux.

Alors évidemment on peut leur reprocher leur manque d’engagement, s’énerver qu’ils ne prennent rien au sérieux, mais pourquoi faire ?

Ils ont au moins le courage d’assumer ce qu’ils ne sont pas, des hommes fidèles, est-ce qu’on reproche à un morceau de chocolat de ne pas avoir la même valeur nutritionnelle qu’un morceau de poulet ?

Non !

En plus, un bon queutard devrait être remboursé par la sécurité sociale parce qu’il n’y a rien de plus efficace pour la self-esteem d’une femme qui douterait un peu de son sex-appeal. Entre ses mains, on se sent désirable, chiennasse sexy en diable et mise en confiance, avec lui on s’autorise la brouette chinoise des inédits à côté desquels on serait passée avec n’importe quel amant lambda. Par ailleurs, il répond toujours présent dans le périodes de misère sexuelle et si on a besoin d’un complice pour se remettre en selle, ce qui est loin d’être négligeable.

Il ne nous emmerde jamais avec ses théories de docteur ès Q, il ne parle pas, il fait. Et si nos relations intellectuelles avec lui peuvent manquer cruellement de densité, ça nous donne une bonne raison pour ne partager avec lui que l’exceptionnel.

Alors c’est vrai que le mot « queutard » n’est pas très élégant et ne rend pas vraiment justice à cet altruiste des temps modernes (!). Je lui préfère d’ailleurs le mot « jouisseur », mais bon,  je ne vais pas pinailler après avoir rendu au queutard ses lettres de noblesse tout de même !

You can catch more flies with honey than with vinegar…

25 Fév

Je ne sais pas si c’est une vue de l’esprit, mais je constate que le nombre de types odieux dans leurs relations avec les femmes est en constante augmentation. Comme si une proportion notable d’hommes s’était mis en tête que la gentillesse, l’empathie ou l’élégance étaient des signes de faiblesse et les reléguaient au statut de losers ou de « tapettes ».

Je voudrais quand même préciser à ceux qui l’ignorent que même si nous n’affectionnons pas forcément le soupirant gluant qui nous tartine de compliments, nous passe tous nos caprices et aime jusqu’aux borborygmes de nos intestins,  un mec qui pointe systématiquement nos failles et nous parle comme à une demeurée  a autant de sex appeal qu’une plâtrée de tripes bouillies.

Alors c’est vrai, que comme on est femme, on est un peu comme la petite voix dans la pub Orangina rouge : « Mais pourquoi est-il si méchant ?! ». On a des gènes d’assistante sociale, de mère larvée, de psy de comptoir alors connement on essaie de comprendre c’est quoi le truc avant de les envoyer roter et vomir plus loin. Œdipe mal digéré, adolescence ingrate, complexe de la petite bite? On est pétrie de bonne volonté pour comprendre, excuser, réparer alors qu’en fait, force est de constater qu’on n’y peut rien même si c’est nous qui nous prenons les postillons sur le coin du nez. Certes ce constat ne concerne qu’un petit nombre d’hommes mais souvent concentré dans la tranche d’âge qui m’occupe le plus souvent, les 35 et un peu plus… Ceux là ne peuvent même pas prétendre que la libération de la femme les a chamboulés, ils nous ont toujours connues cochonnes et autonomes. Alors quoi ?

C’est vraiment obligé de se prendre dans la gueule quand on s’attache un peu, que ce sont  « nos hormones qui parlent « , qu’on veut les « castrer » ou qu’on est une chieuse dés on n’est pas d’accord avec eux ?

Pour ma part je réalise qu’il y a véritablement chez ces types une confusion évidente entre être viril et être un gros connard un infâme goujat et finalement, on regretterait presque les concours stupides d’adolescents qui jouaient à qui pisserait le plus loin.  Au moins ils ne le faisaient pas sur nous…

L’offensive, si je veux !

9 Fév

L’autre jour j’entendais une de mes copines, belle comme une Corvette en rodage, s’indigner :
« Mais moi je ne comprends pas comment une femme peut se jeter à la tête d’un homme. Personnellement, je n’ai jamais eu besoin de ça pour séduire ! »
Ça m’a fait doucement rire jaune aussi un peu car lorsqu’on a un visage de madone, la peau mate toute l’année, une bouche charnue agrémentée d’un grain de beauté gracieux à la commissure des lèvres et des mensurations presque idéales, il est forcément beaucoup plus  simple de faire baver succomber un mâle d’un simple battement de cils (de 15 cm de long, qui plus est) que pour le commun des mortelles.

Car au risque de jeter un pavé dans la mare, nous n’avons pas toutes les moyens de jouer les pétasses les princesses ! Tout le monde ne peut pas miser sur le charme ostentatoire d’une chute de reins vertigineuse et 1m20 de jambes. Je ne suis pas en train de dire que lorsqu’on n’a pas un physique de bombe, il faille se planquer sous une burqa chez soi pleurer sa mère  et se tailler les veines et désespérer (quoique vous faites bien ce que vous voulez !), je dis simplement qu’il faut apprendre à mettre en avant d’autres arguments.

C’est un peu comme cette aberration de penser qu’un  jean slim transforme n’importe quelle fille en bonnasse, quand il peut donner à certaines l’allure d’une dinde sous cellophane ou qu’un smoky eye rend le regard mystérieux, alors qu’il donne parfois l’aura d’un travelo qui sort du Dépôt à 5 h du mat après une tournante. Alors oui, on fait de son mieux avec son capital de départ (je suis loin de me plaindre du mien d’ailleurs, la nature m’a plutôt gâtée) mais on ne vire pas hystérique sous prétexte qu’on a vu ça dans Jalouse : la fille qui portait ce sarouel faisait 1m83 et on fait 20cm de moins et 5kg de plus, sur nous cette nouvelle acquisition  donne  juste la vague impression qu’on s’est oubliée dans notre froc.

Alors plutôt que d’utiliser les tactiques en toc des sublimes idiotes belles indifférentes, j’ai recours à un truc qui bizarrement marche plutôt bien auprès des hommes, un concept qu’on ne trouve ni dans les magazines féminins ni chez Colette et qui s’appelle l’esprit. Et c’est marrant comme un peu d’espièglerie, d’ambiguïté et d’humour peuvent facilement conduire l’objet de ses désirs là où on veut qu’il soit. Car oui, je fais partie de celles « qui se jettent à la tête » d’un homme parce que j’ai toujours préféré avoir le choix du produit être celle qui séduit que d’attendre  d’être repérée sur un étalage de volailles patiemment que mon heure vienne. Nos mères n’ont pas brûlé leurs soutien-gorges pour qu’on fasse les potiches en attendant que le gosse bô qui nous a tapé dans l’œil, nous remarque.

Et à part deux ou trois mecs flippés de se faire couper les couilles râteaux, je n’ai jamais regretté d’avoir une séduction offensive. Comme quoi, l’audace quand on est un tant soit peu futée et pas trop vilaine, ça paye toujours, n’en déplaise à ma bombasse de copine…

Viens voir le docteur…

7 Fév

Vous avez surement déjà entendu l’adage selon lequel il faut toujours avoir un médecin, un avocat et un plombier dans sa famille ? En ce siècle où la notion de « famille » devient de plus en plus floue, il faut pouvoir capitaliser un maximum sur son propre réseau.

Il faut donc avoir eu un amant médecin, un avocat et un plombier.

Aujourd’hui nous évoquerons le cas du médecin, et plus précisément, celui du chirurgien esthétique.

Le premier abord est difficile. Se foutre à poil devant un chirurgien esthétique, c’est un peu comme inviter un restaurateur à bouffer chez soi. On se demande s’il ne va pas nous ausculter la culotte de cheval en levrette (je dis ça mais j’en ai pas hein), quand il nous caresse la peau, on se dit qu’il va y voir des trucs que personne ne voit (mélanome ? cellulite ? une bonne peau pour cicatriser après un coup de bistouri ?)

Passé ce moment de stress (moi je vous conseille de conclure à 4 grammes, ça détend toujours), on se rend compte que c’est finalement comme tout le monde, il va sur YouPorn, il trip sur les bas et il n’a pas particulièrement envie de s’envoyer Loana.

Dès lors vous pouvez vous concentrer sur les multiples avantages que vous offre ce nouvel amant :

1.       Il sentira le moindre truc louche dans vos boobz, et repèrera le moindre grain de beauté tendancieux ;

2.       Il ne vous fera jamais mal (à moins que ça l’excite, là c’est pas de bol) : la chair c’est son métier, il en tripote toute la journée, il sait lire sur vos muqueuses presque mieux que sur votre visage ;

3.       Ce n’est pas une lopette. J’ai eu un coloc qui manquait de défaillir à l’évocation des menstruations. Avec un chirurgien vous êtes tranquilles. Il n’a pas peur du sang et a vu de toutes les manières des trucs 20 fois plus dégueulasses dans la journée ;

4.       Il se couche tôt. Contrairement à  nous tous, il a un vrai métier stressant. Pendant qu’on chiale parce que le coursier a paumé un BAT ou que les actions de l’Oréal se cassent la gueule parce que l’ancien amant de M. Bettencourt vampirise sa veuve, il y a des gens qui ont leur mains dans des corps plein de sang. Pas de faux-semblants, tu dois être en forme. Du coup, quand vous dormez chez lui, vous n’êtes pas décavée pendant 3 jours ;

5.       Quand il vous fait un compliment sur votre corps, vous ne l’avez pas volé. S’il vous dit que vous avez des fesses magnifiques, rappelez-vous qu’il passe ses journées à mater des culs et que c’est un EXPERT qui vous dit ça. Le chirurgien esthétique est un boosteur d’ego incroyable.

Last but not least, il peut vous faire des arrêts maladie (essayer quand même de taper dans autre chose que du plasticien si c’est votre objectif)

Le seul désavantage (et encore, ça donne un petit côté « je vis dans un épisode de Grey’s Anatomy » qui n’est pas si déplaisant) c’est qu’un chirurgien, ça bosse énormément, et même quand ça a l’air de pas bosser, on peut l’appeler à tout moment. C’est excitant 2 secondes, mais en plein coït, c’est relou.

Mais bon, vous devez accepter que c’est le prix à payer quand vous faites des trucs avec un super mec.

Pour ceux à qui ça manquait :

Fuck me but not twice…

4 Fév

Ne rêvons pas ! La probabilité pour qu’un ex qui nous a trainée dans la boue nous donne l’occasion de lui rendre la tarte qu’on s’est prise est relativement rare et c’est souvent quand on ne l’attend plus d’ailleurs que le bâtard le type en question se pointe, la bouche en cœur, avec derrière la tête, la vague idée de se vider les couilles prendre de nos nouvelles.

Attention je ne parle pas du mec avec qui on n’a pas réussi à passer au niveau supérieur à cause d’incompatibilités d’humeur ou parce que les sentiments n’étaient pas du même tenant. Je parle de la raclure, de l’enfoiré, du crevard du type qui a profité de notre petit faible pour nous prendre pour une conne manipuler.

C’est pour cela que lorsque ce moment béni se présente il convient de s’en délecter et de ne pas rater son coup. Ne pas se leurrer, si ce connard cher amour se souvient soudain de notre numéro de téléphone après six mois d’absence, ce n’est pas parce qu’il éprouve des remords mais surement parce qu’il se trouve à un moment critique de sa vie où il a besoin de se rassurer sur sa séduction, et quoi de mieux que la pauvre gourde chouette fille que nous sommes pour lui regonfler l’Ego. Je vous épargne l’évidence de s’habiller de façon à mettre tous nos atouts en valeur, sans être ostentatoire, une jupe trop courte ou un décolleté tapageur pourrait lui laisser supposer qu’on est morte de faim et qu’on cherche à le séduire à nouveau.

Même si on crève d’envie de lui balancer à la gueule que c’est un pauvre type qui nous a presque donné envie de rentrer dans les ordres après notre rupture, ou de devenir lesbienne, se montrer magnanime et détendue. Laisser venir la bête sans impatience, et elle viendra car si on lui a permis de nous voir, elle se croit déjà autorisée à presque toutes les libertés.

Feindre de s’intéresser à lui, à ce qu’il est devenu, montrer de l’empathie quand il nous raconte ses petits malheurs et ses grandes remises en question (sic). Ce n’est pas compliqué d’ailleurs puisque de toutes façons il ne sait que parler de lui. Et lorsque, mis en confiance, il nous déclare qu’il ne pense qu’à nous prendre en levrette n’a jamais vraiment réussi à nous oublier, c’est le moment de répondre calmement :

« Tu sais, quand je t’ai connu, je me cherchais vraiment et je serais tombée amoureuse de n’importe qui… Je voulais savoir ce que tu devenais, mais je réalise que tu as épuisé le reste d’intérêt que j’avais pour toi. Je suis contente que tu aies l’air plus apaisé, mais je pense que c’est mieux si tu en fais profiter quelqu’un d’autre. »

Il y a fort à parier que nous n’ayons plus jamais de nouvelles de ce rebut de la gent masculine mais après tout, ça ne changera pas grand chose et ça a le mérite de soulager…