Tag Archives: amour

Fuck me but not twice…

4 Fév

Ne rêvons pas ! La probabilité pour qu’un ex qui nous a trainée dans la boue nous donne l’occasion de lui rendre la tarte qu’on s’est prise est relativement rare et c’est souvent quand on ne l’attend plus d’ailleurs que le bâtard le type en question se pointe, la bouche en cœur, avec derrière la tête, la vague idée de se vider les couilles prendre de nos nouvelles.

Attention je ne parle pas du mec avec qui on n’a pas réussi à passer au niveau supérieur à cause d’incompatibilités d’humeur ou parce que les sentiments n’étaient pas du même tenant. Je parle de la raclure, de l’enfoiré, du crevard du type qui a profité de notre petit faible pour nous prendre pour une conne manipuler.

C’est pour cela que lorsque ce moment béni se présente il convient de s’en délecter et de ne pas rater son coup. Ne pas se leurrer, si ce connard cher amour se souvient soudain de notre numéro de téléphone après six mois d’absence, ce n’est pas parce qu’il éprouve des remords mais surement parce qu’il se trouve à un moment critique de sa vie où il a besoin de se rassurer sur sa séduction, et quoi de mieux que la pauvre gourde chouette fille que nous sommes pour lui regonfler l’Ego. Je vous épargne l’évidence de s’habiller de façon à mettre tous nos atouts en valeur, sans être ostentatoire, une jupe trop courte ou un décolleté tapageur pourrait lui laisser supposer qu’on est morte de faim et qu’on cherche à le séduire à nouveau.

Même si on crève d’envie de lui balancer à la gueule que c’est un pauvre type qui nous a presque donné envie de rentrer dans les ordres après notre rupture, ou de devenir lesbienne, se montrer magnanime et détendue. Laisser venir la bête sans impatience, et elle viendra car si on lui a permis de nous voir, elle se croit déjà autorisée à presque toutes les libertés.

Feindre de s’intéresser à lui, à ce qu’il est devenu, montrer de l’empathie quand il nous raconte ses petits malheurs et ses grandes remises en question (sic). Ce n’est pas compliqué d’ailleurs puisque de toutes façons il ne sait que parler de lui. Et lorsque, mis en confiance, il nous déclare qu’il ne pense qu’à nous prendre en levrette n’a jamais vraiment réussi à nous oublier, c’est le moment de répondre calmement :

« Tu sais, quand je t’ai connu, je me cherchais vraiment et je serais tombée amoureuse de n’importe qui… Je voulais savoir ce que tu devenais, mais je réalise que tu as épuisé le reste d’intérêt que j’avais pour toi. Je suis contente que tu aies l’air plus apaisé, mais je pense que c’est mieux si tu en fais profiter quelqu’un d’autre. »

Il y a fort à parier que nous n’ayons plus jamais de nouvelles de ce rebut de la gent masculine mais après tout, ça ne changera pas grand chose et ça a le mérite de soulager…

Comment j’ai rencontré Dora

16 Déc

École de commerce en bout de ligne de RER

Des post-ados qui se foutent des polos en bandoulières pour se sentir exister et se reconnaitre entre eux

Une odeur à mi-chemin entre la bière de la veille, le tabac froid, et le froid tout court

Autant dire que j’étais loin de mon ancienne Université germanopratine dans laquelle j’avais passé 5 ans, de ses cafés Parisiens, de son jardin intérieur, et de sa vie culturelle (i.e les bars).

J’étais perdue et triste au milieu d’une foule de gens super contents d’être là.

Je m’assois en cours d’économie. J’avais fait plus ou moins en sorte d’être avec des gens que je connaissais. Une nana notamment.Je ne savais pas grand chose d’elle à part :

  • qu’elle m’avait déjà virée de ses friends Facebook une fois,
  • qu’elle avait le verbe / mail laconique,
  • qu’elle était super forte en cours
  • et qu’elle ne mettait jamais de jupes trop courtes ou de pantalons trop serrés ou de décolletés dont on voit le nombril.

J’étais donc d’ores et déjà plus ou moins convaincue qu’elle ne pouvait et ne pourrait pas me piffrer, qu’elle avait la pire image de moi et que notre relation se limiterait à ses 30 heures d’économie. Cela dit, c’était la seule nana que j’avais envie de connaître.

Les premières heures se passent. Aussi timide que moi, le contact est un peu long mais d’autant plus sincère. Et puis au fur et à mesure les visages s’éclairent, je suis contente d’arriver dans cet espèce de pénitencier de zone 5 et de parler avec cette fille.

J’en viens même à lui faire des confidences. J’avais lâché un Homme dont j’étais folle pour qu’il revienne (normal), il n’était jamais revenu (bien fait pour ma gueule), et du coup je m’envoyais une sorte d’Apollon sorti de nul part, chirurgien esthétique, une sorte d’avatar de Nip&Tuck en plein 5ème arrondissement. Le mec était b e a u, brillant, avait un appart canon, on s’entendait bien, ça faisait des mois, et je n’avais pas la plus petite once d’attachement pour lui. Et je lui racontais. Je ne me suis pas sentie jugée, et elle aussi s’est ouverte.

Vers la fin des 30 heures d’agonie (qu’on se le dise, le cours était mortel), cet Homme que j’avais tant aimé s’est affiché avec une greluche sur Facebook. Choc. Je finis habillée à pleurer au fond de ma baignoire remplie d’eau froide (je ne lésine jamais dans le drama). J’étais restée un an avec Lui et Il m’avait presque planqué auprès de ses amis. Et là je vois une espèce d’anorexique bobo in a relationship avec lui, comme ça du jour au lendemain devant tout le monde… Le sol s’était dérobé sous mes pieds. J’avais l’impression d’être au bord d’une falaise et que le vide m’attirait. Le néant.

J’envoie un message rapide par mail à Dora et m’enfonce toute seule. L’impression que je ne m’en remettrai jamais, que c’était Lui et personne d’autre et qu’à part me noyer dans mes pleurs, il n’y aurait rien pour atténuer ma peine.

Et cette petite nana m’appelle, me ramène chez elle. Je passe l’après-midi à travailler (car Dora a des priorités. Vivre un gros chagrin d’amour ne doit pas empêcher de valider la finance par exemple). On goûte. On se fait belle, et on part faire la fête. Elle veille à ce que je boive suffisamment pour que ce soit un peu trop. On voit plein de gens. On s’amuse. Elle me ramène assez défaite chez elle et me couche.

1 mois après, je reprenais ma vie d’avant cet Homme. Je recommençais à sortir un soir sur 2, je recommençais à me sentir heureuse, à rencontrer des gens, à rencontrer des hommes et à revivre.

Je ne sais pas comment elle a réussi à me faire passer d’un état de léthargie et de désespoir à celui de fille légère. Mais je pense que le fait de savoir que je ne suis plus seule m’a beaucoup aidé.

Merci ma petite Dora.

Oh! Holy Holidays.

11 Déc

Ce soir, sous l’emprise de Zolpidem (j’ai remarqué que ma verve était plus pêchue avec) j’ai décidé de faire un post girly creepy happy.  I’M SO FINE. Si seulement je savais faire les petites notes de musique blog style (vous savez celles qui entourent les paroles de chanson de Rihanna), j’en mettrais plein partout parce que la musique pour moi, c’est TROP le délire.

Tout ça pour dire qu’en ce mois de décembre je ne peux que me réjouir de revoir bientôt ma famille complètement disparate mais réunie pour l’occasion (mis à part le gros relou qui ne veut pas payer un billet à 1500 euros, on s’en souviendra SALAUD). Soeur d’un geek vivant sur une île à 80% sidaïque, d’une  mère célibataire de 2 enfants que je tente de vendre pour leur beauté incommensurable, d’un couple consanguin asiatique nous ayant fourni un petit sumo adorable, fille d’un père qui ne veut plus se laver les cheveux tant qu’il n’a pas défoncé la boite de son ex boss et d’une mère targetée par le FBI pour les billiards de Giga qu’elle télécharge ILLEGALEMENT, je sais que mon Noël protestant sera réussi. Parce que nous ne partageons qu’amour, oranges, frois gras, vin rouge qui coute un bras et de la salade que nous n’avons pas le droit de couper au couteau.

Moi je m’en fous pas mal de ces principes de gros radin, j’ai envie de dépenser les dollars que je n’ai pas pour que tous mes petits bouts de choux (je ne suis pas aussi tendre avec ceux des autres, enfin si, mais pas de la même façon) passent un vrai Nöel de capitaliste, mais tout ça avec une petite pensée pour le Jésus, (le Jésus de notre crèche étant assimilé au true one) que l’on va encore passer 3 jours à chercher parce que mon frère ne saura plus où il l’a caché, pour finir par le mettre dans la crèche en papier cul.

Et mon chat (ah non il est mort) comme mes neveux et nièces s’amuseront à faire rouler les boules du sapin et à faire tomber les épines et ça fera hurler ma mère parce qu’elle est vraiment du genre à acheter des boules à 17 euros, celles qui se cassent dès qu’elles touchent une surface différente de l’air. Mais nous ça nous fera RIRE AUX ECLATS.

Mais rien ne peux remplacer l’état de transe de ces mini humains lorsqu’ils découvrent la maison décorée et le fucking amas de cadeaux dont la valeur pourrait nourrir l’Ouganda. Je finirai en pleurs, en train de shooter partout avec mon nouveau Olympus Pen EP1 qui claque sa race. et plusieurs mois après et années sûrement aussi, je regarderai back then  et je sourirai, heureuse d’avoir pu profiter de si belles fêtes familiales, sans disputes et avec beaucoup d’amour.

Et même si en temps normal j’aurais sûrement commis une série de meurtres, je sais bien que c’est la rareté des moments passés avec eux comme le temps qui se déroule si vite qui fait que je les aime encore plus à chaque fois que je peux profiter de leur présence.

La famille, c’est vraiment chouette. Et Noël aussi. Je m’en vais de ce pas manger d’avance le chocolat de demain.

My life doesn’t suck without you

3 Déc

Il y a quelques temps, je débutais sur ce blog en vous confiant ma souffrance et ma tristesse, suite à une relation longue et compliquée avec un homme pris. Celui que j’ai attendu presque deux ans, et que j’avais décidé d’effacer de ma vie après une ultime humiliation, une ultime fois, après laquelle il était rentré retrouver sa douce, comme si de rien n’était.

J’ai hésité. Hésité à aller la voir, lui parler, lui expliquer ma douleur et lui ouvrir les yeux sur son homme. Et puis non. A quoi bon ? Briser un couple. Etre la méchante, pas la responsable, mais être celle par qui le mal arrive. Je suis plus forte que ça, au-dessus de ces agissements, et surtout j’ai mes amies pour me soutenir. Me relever, et me dire que ça va aller, que je mérite mieux et que je vais trouver.

L’effacer de ma vie. C’était la seule solution pour aller mieux, pour avancer, pour reprendre à zéro et me reconstruire. Ne plus prendre de ses nouvelles alors qu’il était celui à qui je racontais tout depuis bientôt trois années. Ne plus lui parler chaque jour. Ne plus planifier de le voir lorsque je rentrais à Paris. Mon confident, et mon amant. Tout perdre d’un coup, l’amitié et l’amour. Rongée de l’intérieur par un espoir sans espoir, et incapable de vraiment m’ouvrir à d’autres. Un pincement au coeur en pensant à lui, une douleur inexplicable. Un blocage, une étincelle de tristesse dans mon regard, un vide dans la poitrine qui m’empêchait de respirer.

Tout cela semble bien évident à de nombreuses personnes extérieures. Mais encore une fois, je ne me permets pas de juger les relations et les sentiments des gens qui m’entourent, même lorsqu’ils me sont proches, car chaque histoire est unique et a ses particularités.

Il m’a fallu du temps pour accepter que je n’avais pas d’autre option que de l’effacer, tout du moins momentanément, pour pouvoir me reconstruire et rebondir.

Et sans vouloir paraître trop optimiste, je crois que j’y arrive. Petit à petit, je me remets, je m’ouvre aux autres.

J’ai recommencé à regarder les hommes qui gravitent dans mon espace de vie, à vouloir avancer. Et ça se voit. Parce qu’un homme a osé m’approcher, et m’a demandé de lui faire confiance. Parce qu’il partait avec un handicap, remplissant tous les critères que je m’étais promis d’éviter. Déjà pris, collègue, sûr de lui, et dont je m’éloignerais dans deux mois lorsque je serais mutée. Un zéro pointé en terme de raisonnable. Une bêtise qui me tendait les bras. Mais une erreur qui me couvrait de promesses. Et qui a fait ce qu’il disait.

Remonter en selle et vaincre la peur en reprenant le risque d’avoir mal.

J’ai à nouveau des papillons à l’estomac lorsqu’un homme m’embrasse, et je me prends à rêver à une histoire qui pourtant semblait sans avenir mais qui se construit tout en douceur. Et ça me rend heureuse pour l’instant même si je n’ai aucune idée de la suite.

Montre moi ton mec, je te dirai qui tu es

16 Oct

Bien sur qu’on juge nos congénères aux mecs qu’elles s’appuient.

(Surtout quand, comme moi, on est célibataire les 3/4 du temps, ça nous permet un peu de justifier notre condition socialement suspecte.)

Voici 4 profils de filles qu’il FAUT avoir dans son répertoire.

  • La nana qui se tape un roux

La nana qui s’envoie du roux, elle est anticonventionelle, un peu fofolle, libre penseuse. C’est le genre de nana qui choisit jamais le truc mainstream : Quick plutôt que McDo, cheerleading plutôt que gym suédoise, trompette plutôt que violon, espagnol 1ère langue plutôt qu’anglais… C’est la nana qu’on rêve toutes d’être, en fait.

  • La nana qui se tape un con

Elle justifie le truc comme elle veut « non mais Olivier, il a eu des difficultés, mais tu vois il a entamé une formation... ». Alors que bon, elle sait qu’elle se fait un demeuré, nous aussi, si ça se trouve même Olivier sait qu’intellectuellement, il up-date. Ou elle n’a pas confiance en elle et soumettre socialement son mec l’aide à se sentir bien, ou elle est terriblement pragmatique et elle préfère dominer son mec pour dominer sa vie. La meuf qui se tape un con présente néanmoins un avantage social : ses relations affectives sont d’une stabilité singulière. Quand on va mal, on la regarde et on se dit que c’est possible d’être heureuse avec un (seul) homme. Quand on va bien, on la regarde et on se dit qu’on est vraiment mieux seule avec nos hommes.

  • La nana qui se tape un mec qu’on voit jamais

Ou elle planque une absence de mec, ou elle planque un roux une meuf, ou elle planque votre papa quelqu’un que vous connaissez, ou alors TOUT SIMPLEMENT, elle segmente ses relations sociales à mort. Avec vous, c’est une ado attardée qui récite l’alphabet en rotant, avec lui, c’est la meuf qui connait tout le personnel de chez Castel. Elle sait que cet équilibre n’est pas viable, mais quand on est à ce point dans l’incohérence, l’instabilité est un art de vivre, et c’est surement pour ça que vous l’aimez.

  • La meuf qui se tape un mec maqué (pour la 40ème fois)

Sauf malédiction surnaturelle comme dans le cas de Dora qui n’est bien entendu qu’une victime d’un sort maléfique, la meuf qui ne fait que dans le mec maqué n’y va pas par hasard. Assurée d’avoir un peu de suspens, d’adrénaline, de drama à un risque d’engagement quasi-nul, elle a développé au fur et à mesure des années un radar à mecs maqués dont la précision n’a d’égal que sa mauvaise foi qu’en scandalisée elle vous lance que « C’est ENCORE un mec maqué, y a un truc d’écrit sur mon front-ou-quoi ?« . La meuf à mecs maqués est certes pénible quand, alors que ça se termine, elle fait semblant d’y avoir cru, mais elle permet tout de même à son cercles d’amiEs de trasher en réunion l’ensemble des hommes de manière parfaitement désinhibée et injuste, et par ce biais, elle contribue à resserrer les liens amicaux entre filles.

Je conclurai sur la meuf éternellement célibataire (sauf que contrairement à Diana ou moi, c’est pas un choix de vie), qui recherche en toute simplicité un mec beau comme Mark Salling avec l’intelligence (et la thune) de Bill Gates, le sens de l’humour de Megaconnard (quelle suce-boules je fais) et le charisme de Richard Berry et qui nous ennuie profondément par son manque d’originalité. Chères amies, tapez-vous des abrutis, des mecs mariés, ce que vous voulez, mais je vous en supplie, ne jouez pas les princesses frustrées.