Tag Archives: craquage

The best birthdays of all are those that haven’t arrived yet.

25 Juil

Je suis sortie avec  3 types de mecs :

  • Ceux qui, avec une pudeur déplacée, ont ignoré mon anniversaire,
  • Ceux qui m’ont refilé des trucs pires que ce qu’ils avaient offert à leur génitrice à la fête des mères,
  • Ceux qui me l’ont souhaité par mail / FB / Twitter.

(Si je veux être exhaustive, il existe une 4ème catégorie, celle des tocards qui ont répondus alternativement aux 3 types précédents et qui, du jour où je les ai quittés, ont profité de cette sainte journée pour m’envoyer des mails larmoyants au nom du « bon temps », comme pour me forcer à leur parler ne serait-ce que pour leur répondre aimablement.)

Cette année, mon nouveau copain aimant me l’a souhaité par message privé (après avoir passé le week-end avec moi).

Le mec de 2010 m’avait droppé « Bonne journée » sur mon wall FB.

L’année d’avant, le gars a fait le mort après m’avoir sauté et promis monts et merveilles (notamment une relation stable) à ma birthday party.

L’année encore avant, le mec avait ignoré mon anniversaire car il était en voyage aux US (j’imagine que les américains n’utilisent pas comme nous un calendrier Grégorien).

Restons concis, sur ces dix dernières années mon plus grand trophée est un t-shirt « Barbie is a slut ».

Je trouve qu’il y a une sensible amélioration (message privé > ignorance pure et parfaite), je peux vraisemblablement espérer que mon copain de 2015 me le souhaite de vive voix mais pour le cadeau, ce ne sera pas avant mes  40 ans. Cela viendra probablement de mes enfants, ne nous voilons pas la face. Ou, tant qu’à être parfaitement honnête, de mon amant (parce que si mes copains se sont illustrés dans la nullité la plus totale, les ex plans culs et dragueurs BG, eux, savent saisir l’occasion de me montrer qu’ils aiment me faire plaisir).

The best birthdays of all are those that haven’t arrived yet…

Allez tous vous faire enculer

17 Mar

(Sur une aimable suggestion involontaire de @colinoise dont je ne saurai que trop suggérer le follow.)

Oui, va te faire enculer toi le connard de la semaine dernière.

Tu as passé la soirée à me dire que j’étais trop jolie et attirante, tu m’as suivie partout, limité ma consommation d’alcool, fait bouffer des trucs gras, et moi j’étais bercée par tes douces promesses de relationship. Tu m’as accompagnée dans 3 teufs différentes, quitté tes potes que tu ne vois pas souvent, tu m’as même pas baisée. En m’embrassant pour me dire au revoir, tu m’as dit qu’il fallait que je vienne te voir dans ta capitale Européenne d’enculé, tu as pris mon tél et limite filé le numéro du Thalys à choper « celui du vendredi soir ». Tu ne m’as jamais donné de nouvelles. Tu es un enculé. J’ai loupé une cuite au champagne, bouffé de la pizza, j’ai pas baisé, tout ça pour te croire. Je ne sais pas quel plaisir sadique tu as retiré ça, mais t’es un putain d’enculé.


Va te faire enculer toi la supposée amie qui m’explique en long en large et en travers qu’avec ma mauvaise vie, il est tout à fait normal que les mecs me prennent pour une pute et non pour une petite amie. Déjà je ne disclose pas à tout le monde connasse ce que je fais de ma chatte , et preuve en est que j’ai bien raison, entre les frustrés et les jalouses dans ton genre, on se fait toujours emmerder. C’est mesquin, mais moi au moins je me fais prendre tout court. J’aime le sexe et jusqu’à preuve du contraire, dans les couples on est supposé baiser aussi, désolée de commencer par le plus physique, connasse. Je serais prête à écouter tes conseils le jour où ta vie sera moins pathétique que la mienne, en attendant, tu la fermes et tu me fous la paix.

Et va te faire enculer, toi, le giga enculé de service.

Le plan cul / PCRA / me, on sait pas bien, avec qui on a été et avec qui on est plus, qui s’affiche avec sa nouvelle meuf sur FB comme un collégien qui s’est fait tailler sa première pipe en likant et autolikant des statuts d’une mièvrerie que ma décence ne m’autorise pas à retranscrire ici. Oui toi, va bien te faire enculer. Parce que ta meuf, si elle est pas cocue, c’est pas parce que tu l’aimes comme tu te plais à lui faire croire et que comme tu peines à t’en convaincre, c’est juste parce que ma fierté te colle un râteau par semaine. Tu m’en veux de te dire « non » alors que c’est grâce à moi que tu peux t’afficher comme un blaireau sur ce réseau social de connards. Tu m’en veux parce que tu sais que je me tape d’autres mecs, et plus le temps passe, plus t’es agressif. Tu sais quoi ? Va te faire enculer. Je pourrais venir te baiser, niquer ton couple par la même occasion, et hit 2-3 orgasmes au passage, mais je préfère encore te laisser dans ta pathétique tentative de mensonge de tocard.

Vous les menteurs, ceux qui vivez un truc qui vous plait pas et essayez de faire chier un maximum les autres comme pour mieux vous convaincre que votre merde est moins noire, ALLEZ VOUS FAIRE ENCULER.

Comment j’ai rencontré Dora

16 Déc

École de commerce en bout de ligne de RER

Des post-ados qui se foutent des polos en bandoulières pour se sentir exister et se reconnaitre entre eux

Une odeur à mi-chemin entre la bière de la veille, le tabac froid, et le froid tout court

Autant dire que j’étais loin de mon ancienne Université germanopratine dans laquelle j’avais passé 5 ans, de ses cafés Parisiens, de son jardin intérieur, et de sa vie culturelle (i.e les bars).

J’étais perdue et triste au milieu d’une foule de gens super contents d’être là.

Je m’assois en cours d’économie. J’avais fait plus ou moins en sorte d’être avec des gens que je connaissais. Une nana notamment.Je ne savais pas grand chose d’elle à part :

  • qu’elle m’avait déjà virée de ses friends Facebook une fois,
  • qu’elle avait le verbe / mail laconique,
  • qu’elle était super forte en cours
  • et qu’elle ne mettait jamais de jupes trop courtes ou de pantalons trop serrés ou de décolletés dont on voit le nombril.

J’étais donc d’ores et déjà plus ou moins convaincue qu’elle ne pouvait et ne pourrait pas me piffrer, qu’elle avait la pire image de moi et que notre relation se limiterait à ses 30 heures d’économie. Cela dit, c’était la seule nana que j’avais envie de connaître.

Les premières heures se passent. Aussi timide que moi, le contact est un peu long mais d’autant plus sincère. Et puis au fur et à mesure les visages s’éclairent, je suis contente d’arriver dans cet espèce de pénitencier de zone 5 et de parler avec cette fille.

J’en viens même à lui faire des confidences. J’avais lâché un Homme dont j’étais folle pour qu’il revienne (normal), il n’était jamais revenu (bien fait pour ma gueule), et du coup je m’envoyais une sorte d’Apollon sorti de nul part, chirurgien esthétique, une sorte d’avatar de Nip&Tuck en plein 5ème arrondissement. Le mec était b e a u, brillant, avait un appart canon, on s’entendait bien, ça faisait des mois, et je n’avais pas la plus petite once d’attachement pour lui. Et je lui racontais. Je ne me suis pas sentie jugée, et elle aussi s’est ouverte.

Vers la fin des 30 heures d’agonie (qu’on se le dise, le cours était mortel), cet Homme que j’avais tant aimé s’est affiché avec une greluche sur Facebook. Choc. Je finis habillée à pleurer au fond de ma baignoire remplie d’eau froide (je ne lésine jamais dans le drama). J’étais restée un an avec Lui et Il m’avait presque planqué auprès de ses amis. Et là je vois une espèce d’anorexique bobo in a relationship avec lui, comme ça du jour au lendemain devant tout le monde… Le sol s’était dérobé sous mes pieds. J’avais l’impression d’être au bord d’une falaise et que le vide m’attirait. Le néant.

J’envoie un message rapide par mail à Dora et m’enfonce toute seule. L’impression que je ne m’en remettrai jamais, que c’était Lui et personne d’autre et qu’à part me noyer dans mes pleurs, il n’y aurait rien pour atténuer ma peine.

Et cette petite nana m’appelle, me ramène chez elle. Je passe l’après-midi à travailler (car Dora a des priorités. Vivre un gros chagrin d’amour ne doit pas empêcher de valider la finance par exemple). On goûte. On se fait belle, et on part faire la fête. Elle veille à ce que je boive suffisamment pour que ce soit un peu trop. On voit plein de gens. On s’amuse. Elle me ramène assez défaite chez elle et me couche.

1 mois après, je reprenais ma vie d’avant cet Homme. Je recommençais à sortir un soir sur 2, je recommençais à me sentir heureuse, à rencontrer des gens, à rencontrer des hommes et à revivre.

Je ne sais pas comment elle a réussi à me faire passer d’un état de léthargie et de désespoir à celui de fille légère. Mais je pense que le fait de savoir que je ne suis plus seule m’a beaucoup aidé.

Merci ma petite Dora.

CQFD – Parler sexe, c’est passer pour une femme limitée

20 Oct

J’ai été très impressionnée par le cran qu’il a fallu à notre anonyme pour s’ouvrir des choses qu’elle aimait ou qu’elle n’aimait pas sur le blog, couchant par écrit des fantasmes que je n’ose m’avouer à moi-même (comme bien d’autres si l’on en croit les commentaires).

Son propos général n’était pas de trouver un amant (c’est manifestement quelqu’un qui sait ce qu’elle veut, et quand une femme veut baiser, elle n’a pas besoin de faire un appel sur le web pour trouver des volontaires) mais de dire combien il était difficile d’avouer ses fantasmes et d’assumer sa vie sexuelle.

Moi je suis précisément très complexée par ce que je fais de ma vie privée par peur du regard des autres. On me sert souvent du « mais, nan, mais sois toi-même dis la vérité, tu verras, tu t’en fous des gens, et puis ils diront rien« . Bah mon cul tiens.

En un rien de temps sur Twitter et dans les commentaires des gens pensaient que l’auteure cherchait une bite, que nous ne pensions qu’au sexe, voir que nous ne faisions que ça et que nous n’avions pas d’autres passions dans la vie (d’autres nous ont accusées de faire du racolage, mais ça c’est vrai, hun)

Le coup de « ben vous faites que ça de votre vie, parler de cul » m’a proprement sidéré. Derrière le blog, y a des meufs totalement huge académiquement et professionnellement parlant, voir sportivement. Après parler de cul à la machine à café / avec le directeur de thèse / ou des gymnastes de 16 ans, c’est pas une option. On passe notre temps à donner le change, à surperformer pour s’excuser d’être des meufs jolies en plus, à pas rire aux éclats, à se faire broyer la main sans ciller, à détecter ce qu’il relève de l’intérêt sexuel et de l’intérêt professionnel dans l’œil de notre interlocuteur. C’est pas très marrant, alors oui le soir, moi j’ai plutôt envie de me soumettre une bonne fois pour toutes.

Et être soumise, ca permet aussi de se comporter comme la sacré salope qu’on aimerait être.

Mais si je suis honnête avec moi-même, je pense qu’il s’agit d’une phase, une phase d’apprentissage, une phase temporaire, et qu’un jour j’aimerais autre chose. Peut-être que ce jour là j’arriverai à dire combien de mecs j’ai connu, que je serais pleine de dollars et que personne ne remettra en cause ma légitimité à parler de sexe comme à parler d’autre chose 🙂 (mais si ça se trouve j’aimerais toujours qu’on m’attache hun)

Fin du debrief

De la diplomatie dans le sport ou « BIM, SALE PUTE »

28 Sep

J’ai un vrai problème de fond :  la connasse du cheer que j’appellerai PUTE dans cet article a un ego surdimensionné. J’ai beau devoir reconnaître que dans son domaine : la gym, PUTE est balaise, j’ai du mal à accepter qu’une gamine (à qui je rends des putains de service tout au long de l’année car elle est manifestement trop teubée pour penser à ses chaussettes, son maquillage ou un COUPE-ONGLES (je vous jure) quand elle a un entretien) me fasse des REMARQUES sur mon caractère : « j’en ai marre de ton attitude, j’en ai par dessus la tête là » (en passant sa main au niveau du cou).  Alors que j’ai acquis des années d’expérience en matière de patience grâce aux enfants violés, frappés ou handicapés mentaux que mes parents recueillent car c’est grassement payé gentiment.

PUTE qui est donc arrivée avec 2h de retard à l’entraînement ce matin va se changer, sans s’excuser, dans son nouveau fief qu’est le bureau des profs (ce qui sera sans doute le plus grand achievement de sa future vie misérable) et va QUILLE-TRAN remplacer une meuf dans un groupe qui n’avait rien demandé; sans s’échauffer, parce que PUTE est sûrement bionique contrairement à moi, et tout en minaudant et rigolant comme une cruche qui a du se faire fourrer la veille.

MAIS BON, elle a finalement de bonnes excuses :

– elle n’a pas son bac pro

– dans son propre field, elle n’est pas au courant qu’on ne dit pas « le pom pom girl » et qu’on ne se ridiculise pas en citant « les séries américaines » quand on veut être crédible et ne pas HUMILIER toute sa fédération

– on lui fait croire que parce qu’elle est meilleure que 15 filles dans un club de gym, c’est une star mondiale.

– même elle a des problèmes d’emploi du temps : passer une formation d’animateur d’activités gymniques à 10h par semaine, bosser à HandM 15h par semaine et s’entraîner, c’est hyper hardcore les mecs. NON MAIS VRAIMENT. Et mon taff d’ingé/étudiante/sportive à 10h par semaine c’est de la nioniotte.

– sa formation, elle est tombée du ciel, c’est pas moi (jurédevantdieu) qui lui ai trouvé.

– elle croit que les démos que l’on se tape pour récolter des dollars et aller aux Worlds (le nom cool pour les championnats du Monde de Cheer) vont aller dans sa poche le soir-même « ah faudrait que tu nous en trouves plein des trucs comme ça, j’ai besoin d’argent en ce moment car mon copain me frappe si je fais des passes« . Je viens donc de découvrir que sur mon front est gravé ANPE.

Moi j’aurais bien tendance à faire du harcèlement moral en lui disant de façon insidieuse à tous les entraînements qu’elle finira vendeuse de maïs à Barbès (ma cousine me traite de sale bourgeois hygiéniste à ce sujet, elle a pas tort) jusqu’à ce qu’elle perde ses moyens et tombe sur la nuque lors d’un stunt un peu dangereux.  Ou au moins jusqu’à ce qu’elle se barre car soyons réalistes je n’aurais jamais les capacités pour la faire crever au milieu de litres de sang, l’envie qu’elle meure.