Tag Archives: créneau

Un bon ex est un ex servile

27 Déc

Votre histoire est terminée, de l’eau a coulé sous les ponts, à tel point que vous entretenez dorénavant des relations extrêmement cordiales, voir amicales avec votre ex… Bien joué.

Vous êtes même à 2 doigts (houhou humour) d’entretenir des relations sexuelles avec lui, et là je dis, « attention ».

(Je vous fais grâce du passage « gnagna retomber amoureux » tout ça. On sait tous ce qu’on risque)

Le sexe, c’est bon, le sexe c’est important, le sexe, c’est la vie et la santé mentale pour certaines, on se l’accorde tous. Mais est-ce que votre ex sera vraiment le meilleur provider en la matière ?

Je n’ai qu’une règle, un ex qui vaut le détour, est un ex qui vous donnait un orgasme à chaque fois. Pas moins. Oui la barre est haute, mais à moins que ce soit exceptionnel, il faut arrêter de regarder en arrière (tentative d’humour).

Vous ne baiserez jamais mieux que lorsque vous étiez ensemble, n’idéalisez rien, ne vous laissez pas monter le bourrichon avec des concepts à la con « il connait ton corps et tout ». Les autres apprendront.

Car l’ex peut vous donner beaucoup mieux que du sexe.

Lui y croit clairement ; et je vous encourage à laisser le doute planer : « oui moi aussi je me souviens » *petit air coquin* alors que rien du tout, vous vous en tapez royal et vous vous souvenez plus de la tronche de ses caleçons que de celle de sa bite.

L’ex est potentiellement l’homme le plus serviable et corvéable de votre entourage, il est sensible, il connait vos goûts, il est fier d’être auprès de vous (sans se taper les emmerdes qui vont avec, enfin c’est ce qu’il croit), ne laissez pas passer une occasion pareille. C’est votre nouveau meilleur ami gayz.

Envoyez-lui une photo de vous dans votre nouvel ensemble de lingerie, faites-vous accompagner à des teufs où vous ne connaissez personne, racontez lui par le menu votre vie affective (évitez votre vie sexuelle, ça pourrait finir par l’agacer), trainez le dans vos expos d’intellos, allez aux Chandelles, bref, vivez la partie de votre relation que vous n’avez pas réussi à négocier pendant.

Tout le monde dit que flirter, c’est génial, OK. Pendant c’est pas trop mal non plus, sinon on ferait pas autant la gueule quand on se fait jeter, mais je trouve qu’il y a une partie des relations affectives qui est, à tort, négligée, c’est le SAV.

Et toi, t’avales ?

6 Déc

Ça dépend.

C’est évidemment à la gueule du client. Mais pas que.

Déjà, on hésite pas mal. Parce qu’on a toutes entendu que c’était dégueulasse (le goût, pas la symbolique, sur ce blog, on s’en balance pas mal de la symbolique) et ensuite parce qu’on voit pas bien ce que ça va nous apporter à part une haleine de pute et des calories. Généralement, si tu as si bien sucé le mec qu’il en est prêt à jouir, c’est que tu as fait un bon job (notez ce subtil jeu de mot bon job / blow job, je suis pleine d’esprit). Et puis s’il éjacule dans ta bouche, c’est la fin des haricots en ce qui te concerne. Donc, déjà GROS calcul (mais généralement on a bien 20 minutes pour anticiper).

Pour celles qui franchissent le pas (ou plutôt, quand elles se décident à le franchir), c’est le traumatisme. Ou pas. Bon, moi par exemple, c’était un traumatisme. Déjà c’était immonde, en plus c’était chaud (oui je n’avais pas anticipé cette sensation), et j’ai failli avaler de travers tout en ayant une grosse envie de vomir. Il m’a fallu 6 ans pour réessayer.

J’ai réessayé il n’y a pas longtemps. Le mec m’impressionnait pas mal. Le genre de twitto de mec qui s’est tapé la moitié de Paris, alors forcément j’avais pas envie qu’il me prenne pour une grosse nullasse. Ben, en fait, c’était toujours chaud, mais à moins de m’envoyer un mort ca risque pas de changer, mais c’était pas dégueu. C’était pas bon, mais c’était pas à vomir.

Du coup, questionnement intérieur : est-ce que mon souvenir s’était modifié ? est-ce que ça dépendait du mec ? Après une brève recherche sur le net (Michel : mes recettes pour améliorer le goût du sperme), il est devenu évident que cette histoire d’avaler était comme une boite de MonChéri. C’est jamais terrible, mais des fois ça peut passer.

J’aimerai cependant revenir sur la gueule du client évoquée en début d’article.

Il va de soi que je n’irai jamais avaler un mec avec qui je compte rester. Pas envie que ça devienne une obligation ou que le mec « attende » ça en se disant qu’il a été sage et qu’il a  fait la vaisselle. One-night-stand only merci bien. En plus si ton mec a un goût immonde, t’as l’air bien con pour lui expliquer qu’en ce qui le concerne c’est la dernière fois que tu t’y risques. C’est pas écrit sur le visage des gens cette histoire de goût. Plus dans leur assiette déjà il semble.

Et vous, vous avalez ?

Et surtout, vous les mecs, est-ce que vous avez déjà gouté votre sperme ?

My life doesn’t suck without you

3 Déc

Il y a quelques temps, je débutais sur ce blog en vous confiant ma souffrance et ma tristesse, suite à une relation longue et compliquée avec un homme pris. Celui que j’ai attendu presque deux ans, et que j’avais décidé d’effacer de ma vie après une ultime humiliation, une ultime fois, après laquelle il était rentré retrouver sa douce, comme si de rien n’était.

J’ai hésité. Hésité à aller la voir, lui parler, lui expliquer ma douleur et lui ouvrir les yeux sur son homme. Et puis non. A quoi bon ? Briser un couple. Etre la méchante, pas la responsable, mais être celle par qui le mal arrive. Je suis plus forte que ça, au-dessus de ces agissements, et surtout j’ai mes amies pour me soutenir. Me relever, et me dire que ça va aller, que je mérite mieux et que je vais trouver.

L’effacer de ma vie. C’était la seule solution pour aller mieux, pour avancer, pour reprendre à zéro et me reconstruire. Ne plus prendre de ses nouvelles alors qu’il était celui à qui je racontais tout depuis bientôt trois années. Ne plus lui parler chaque jour. Ne plus planifier de le voir lorsque je rentrais à Paris. Mon confident, et mon amant. Tout perdre d’un coup, l’amitié et l’amour. Rongée de l’intérieur par un espoir sans espoir, et incapable de vraiment m’ouvrir à d’autres. Un pincement au coeur en pensant à lui, une douleur inexplicable. Un blocage, une étincelle de tristesse dans mon regard, un vide dans la poitrine qui m’empêchait de respirer.

Tout cela semble bien évident à de nombreuses personnes extérieures. Mais encore une fois, je ne me permets pas de juger les relations et les sentiments des gens qui m’entourent, même lorsqu’ils me sont proches, car chaque histoire est unique et a ses particularités.

Il m’a fallu du temps pour accepter que je n’avais pas d’autre option que de l’effacer, tout du moins momentanément, pour pouvoir me reconstruire et rebondir.

Et sans vouloir paraître trop optimiste, je crois que j’y arrive. Petit à petit, je me remets, je m’ouvre aux autres.

J’ai recommencé à regarder les hommes qui gravitent dans mon espace de vie, à vouloir avancer. Et ça se voit. Parce qu’un homme a osé m’approcher, et m’a demandé de lui faire confiance. Parce qu’il partait avec un handicap, remplissant tous les critères que je m’étais promis d’éviter. Déjà pris, collègue, sûr de lui, et dont je m’éloignerais dans deux mois lorsque je serais mutée. Un zéro pointé en terme de raisonnable. Une bêtise qui me tendait les bras. Mais une erreur qui me couvrait de promesses. Et qui a fait ce qu’il disait.

Remonter en selle et vaincre la peur en reprenant le risque d’avoir mal.

J’ai à nouveau des papillons à l’estomac lorsqu’un homme m’embrasse, et je me prends à rêver à une histoire qui pourtant semblait sans avenir mais qui se construit tout en douceur. Et ça me rend heureuse pour l’instant même si je n’ai aucune idée de la suite.

Le charme de l’Arnacœur

24 Sep

Grand, brun, musclé sans trop en faire, des fossettes craquantes, toujours le sourire aux lèvres, et l’air hors d’atteinte, tout ce qui m’attire indéniablement. Un faux côté ingénieur, smart, sans pour autant te vanter et prendre des attitudes désagréables. Parce qu’à côté, Romain Duris ne fait pas le poids.

Me faire la bise quand tu me croises, plaisanter quelques secondes, puis finir sur une boutade et retourner chacun à son open-space.

Parce que tu n’as même pas du me remarquer autrement qu’en tant que collègue rencontrée en séminaire.

Alors que la simple vision de ton dos, le sourire quand tu me salues, et les quelques paroles échangées, me donnent l’envie de te sauter dessus. A chaque fois, sans exceptions. Un sentiment très basique, voir animal, que je ne me connais que rarement. L’envie que tu me proposes de prendre un verre, de discuter un peu de tes nombreux voyages, de te faire découvrir l’autre côté de mon image de poupée-sage-et-polie. Je me découvre des envies de corps-à-corps, formellement interdits. Parce qu’encore une fois, j’ai craqué sur un homme pris. Parce qu’en quelques phrases échangées lors de la formation, j’ai compris que tu avais quelqu’un (vacances, copine, longue distance, long terme. CQFD)

Au final, ça ne m’étonne pas. C’était la suite logique.

1)       Tu es bien, donc tu es pris. (vieil adage, encore une fois démontré)

2)       J’ai un créneau dans mes coups de cœur, les hommes déjà pris. Comme un sixième sens, je m’entiche toujours de ceux que je ne peux avoir, et je découvre ensuite qu’ils sont chasse gardée.

3)       Je ne vois qu’une solution : quitte-la, je t’attends. (non tu n’as pas d’autre choix 🙂