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My life doesn’t suck without you

3 Déc

Il y a quelques temps, je débutais sur ce blog en vous confiant ma souffrance et ma tristesse, suite à une relation longue et compliquée avec un homme pris. Celui que j’ai attendu presque deux ans, et que j’avais décidé d’effacer de ma vie après une ultime humiliation, une ultime fois, après laquelle il était rentré retrouver sa douce, comme si de rien n’était.

J’ai hésité. Hésité à aller la voir, lui parler, lui expliquer ma douleur et lui ouvrir les yeux sur son homme. Et puis non. A quoi bon ? Briser un couple. Etre la méchante, pas la responsable, mais être celle par qui le mal arrive. Je suis plus forte que ça, au-dessus de ces agissements, et surtout j’ai mes amies pour me soutenir. Me relever, et me dire que ça va aller, que je mérite mieux et que je vais trouver.

L’effacer de ma vie. C’était la seule solution pour aller mieux, pour avancer, pour reprendre à zéro et me reconstruire. Ne plus prendre de ses nouvelles alors qu’il était celui à qui je racontais tout depuis bientôt trois années. Ne plus lui parler chaque jour. Ne plus planifier de le voir lorsque je rentrais à Paris. Mon confident, et mon amant. Tout perdre d’un coup, l’amitié et l’amour. Rongée de l’intérieur par un espoir sans espoir, et incapable de vraiment m’ouvrir à d’autres. Un pincement au coeur en pensant à lui, une douleur inexplicable. Un blocage, une étincelle de tristesse dans mon regard, un vide dans la poitrine qui m’empêchait de respirer.

Tout cela semble bien évident à de nombreuses personnes extérieures. Mais encore une fois, je ne me permets pas de juger les relations et les sentiments des gens qui m’entourent, même lorsqu’ils me sont proches, car chaque histoire est unique et a ses particularités.

Il m’a fallu du temps pour accepter que je n’avais pas d’autre option que de l’effacer, tout du moins momentanément, pour pouvoir me reconstruire et rebondir.

Et sans vouloir paraître trop optimiste, je crois que j’y arrive. Petit à petit, je me remets, je m’ouvre aux autres.

J’ai recommencé à regarder les hommes qui gravitent dans mon espace de vie, à vouloir avancer. Et ça se voit. Parce qu’un homme a osé m’approcher, et m’a demandé de lui faire confiance. Parce qu’il partait avec un handicap, remplissant tous les critères que je m’étais promis d’éviter. Déjà pris, collègue, sûr de lui, et dont je m’éloignerais dans deux mois lorsque je serais mutée. Un zéro pointé en terme de raisonnable. Une bêtise qui me tendait les bras. Mais une erreur qui me couvrait de promesses. Et qui a fait ce qu’il disait.

Remonter en selle et vaincre la peur en reprenant le risque d’avoir mal.

J’ai à nouveau des papillons à l’estomac lorsqu’un homme m’embrasse, et je me prends à rêver à une histoire qui pourtant semblait sans avenir mais qui se construit tout en douceur. Et ça me rend heureuse pour l’instant même si je n’ai aucune idée de la suite.

Tout en lourdeur. La chute aussi.

7 Oct

Je me plains régulièrement d’être célibataire, suite à un CDD de PCRA germanisant qui s’est terminé au début de l’été. Alors oui, ce n’est un secret pour personne, l’hiver arrive et il commence à faire frais. Je suis aussi sujette aux migraines et j’ai besoin de sexe de câlins pour les calmer. C’est donc un besoin entièrement THERAPEUTIQUE, rien de plus.

Mais ca ne veut pas dire que je suis prête-à-se-taper-le-premier-venu. Surtout pas le premier gros lourd (GL from now on) venu. Non mais oh, on a des valeurs et des principes tout de même (auto-persuasion) ! 🙂

Parce que ça, même dans ma province isolée, j’en ai à la pelle. Dont un au bureau, histoire de rendre mes jours de migraine encore plus agréables, sinon je m’ennuierais.

J’ai donc GL sur le dos depuis maintenant quelques semaines. Avant, il était encore dans la phase timide-et-discret, et j’étais bien trop occupée avec mon PCRA pour m’en soucier, soyons clairs. Depuis, les choses ayant changé, GL a pris de l’assurance. CDI en poche, il est persuadé d’être un parti sans égal, le top du top, ou ‘crème de la crème’ comme disent les Englishs. Mais voilà. GL a fait une école d’ingé, et GL n’était pas dans les « cools » de sa promo, clairement. Plutôt dans la catégorie Nobode. (oui, j’ai été nobode, mais nobode volontaire, rien à voir, merci). Pourquoi un nobode-no-life ? Parce que GL ne sait pas draguer. Et GL s’est fait avoir comme un débutant lorsqu’il a commandé « Flirting 101 » sur le net. Il a du recevoir la version 12-15 ans.

J’ai l’impression d’être au collège. Et encore, avec mes camarades de l’époque les plus mauvais. Les blagues vaseuses à répétition. Les compliments déplacés qui se veulent charmants. Les piques permanentes (embêter la nana qui t’intéresse, ça peut marcher, mais toute stratégie a ses limites). Les allusions pas si allusives, lourdes. Les questions incessantes, lourdes aussi. Les incrustes, fatiguantes.

Quelques exemples pour situer (classe inside, évidemment) :

–          ‘ah on n’est pas que tous les deux en amoureux au ciné ? je boude alors’

–          ‘bonjour la plus jolie des filles de l’open space’

–          ‘ne force pas trop au sport, si tu veux que je continue à regarder tes fessiers, ils sont très biens comme ça’

J’arrête là le déballage de classe et d’élégance, je sursaute devant mon écran à chaque déclaration…

Si j’en crois les dernières fuites, GL pense que je l’apprécie, voire que je suis une fan inconditionnelle de son humour fin et délicat. J’attends en fait avec impatience le jour où il tentera une vraie approche.

Car je ne saurais exprimer ma joie de devoir le rembarrer. A l’ancienne, un non bien calé. Je ne suis pourtant pas cruelle à la base, mais je suis persuadée que ça serait pour son bien.

Feel free to agree or disagree.

Cap ou pas cap ?

30 Sep

Je me dis toujours que ce sont les petites choses de la vie qui au final font beaucoup. Les petites victoires qui permettent d’être joviale et heureuse au quotidien.

Tout le monde se souvient de Jeux d’Enfants, et du fameux « cap ou pas cap » entre Guillaume Canet et Marion Cotillard. Un de mes films favoris au passage.

Il se trouve que je suis aussi du genre à me lancer des petits défis, régulièrement. Parce que j’aime le challenge, tout ça (+1 en entretien d’embauche, ea-sy), mais aussi parce que si je ne le fais pas, je n’ai pas la satisfaction d’avoir réussi. J’entends à ma gauche mentionner la déception de l’échec, je ne vois absolument pas de quoi tu parles, je ne suis qu’excellence!

Ca peut être tout et n’importe quoi. Allez, je suis sûre que je peux me lever à 6h pour aller au sport. Ou rentrer dans ce jean taille 36 si je m’allonge sur le lit et que j’arrête de respirer. Ou que je peux me laver-les-cheveux-les-sècher-me-maquiller-m’habiller-et-etre-prete-et-canon en 20 minutes (je l’admets, échec régulier sur celui-là). Cap de boire autant que mon meilleur pote (mauvaise idée aussi). Chiche je drague le mec au bar là-bas. Même pas j’envoie un sms à ex-qui-me-manque-quand-je-déprime, je suis forte, je ne le contacterais pas (pendant 2 jours). Allez, personne n’est rentré avec mon profil avant, mais je vais être admise dans cette école. Etc etc. Cap de manger 5 petits beurres en 1 minute et les avaler (je le lance celui-là, TROP BALEZE).

Le dernier défi à la con en date, « carrément je peux courir un 10km, facile, sans entrainement, attend c’est rien 10km ! ». Alors OK, je me suis un peu emballée. J’en ai bavé, j’ai failli abandonner 12 fois en route, parce que bien entendu il pleuvait, je suis sortie en boite la veille (ne jamais faire les choses à moitié…), et j’ai raté le départ collectif pour cause de navette en panne. MAIS JE L’AI FAIT. Et en un temps pas ridicule du tout si on considère que je mesure 1m12 et que je n’avais aucun échauffement.

Et rien que pour ça, je suis fière. Fière d’avoir couru, d’avoir fait un temps correct, et d’avoir gagné mon pari. M’être prouvé une énième fois que j’ai la niaque quand je veux. La volonté avant tout. (Parce que soyons honnêtes, ce ne sont pas mes jambes qui ont fait la course, c’est ma volonté. Et surtout la peur d’avoir à déclarer forfait. Avouer un échec, alors que j’avais parlé à toute la planète de ma course).

Donc voilà, quand on veut, on peut. Et la peur du ridicule et de l’échec font de moi une niaqueuse. (PetitRobert ne lit pas cet article stp), qui se surpasse et à mal aux cuisses et mollets comme jamais depuis quelques jours du coup. Qui se dit que si elle ne tente pas, elle ne saura pas. Bon ok, pas pour tout. Mais si je m’écoutais toujours, moi et mon démon du challenge, je serais sur un vélo ce wkd à faire un 30km, « pour voir si j’en suis capable ». Donc parfois je met mon égo en sourdine… pour le bien-être de mes muscles jambiers.

Conclusion : il ne me reste plus qu’à appliquer cette technique à ma non-vie amoureuse, et BINGO je rencontrerais mon prince charmant, l’homme de ma vie, avec labrador, 3 enfants, une maison en Normandie et un appartement à Courchevel. Me lancer des défis pour voir si ça fonctionne pareil, draguer tout être masculin des environs intéressant et beau-gosse, montrer que j’ai la dalle mes atouts, et me caser trouver un mec déjà. Wish me luck? !

Tout est une question de cible

22 Sep

En marketing, on nous apprend qu’il faut cibler le client, attirer le chaland, lui offrir ce dont il n’a pas besoin et qui ne lui correspond pas en lui faisant avaler qu’il ne peut pas s’en passer et qu’il le lui faut immédiatement. Lui vendre du rêve à prix fort, alors qu’en réalité on lui refile un produit médiocre et complètement inutile. Un peu comme la nouvelle affiche Sephora « C’est nouveau, c’est beau, il me le faut » (société de consommation, bonjour). Jusque-là, pas de grande innovation, certes.

C’est suite à une discussion entièrement ‘pour la science’ avec ma collègue pré-cougar (25 ans, son copain est un post-teen à peine majeur aux US – on est en France mais c’est pour faire international, ok ?), la conclusion évidente nous est apparue : avec les hommes aussi, tout est une question de target et de message publicitaire.

Et c’est bien là mon problème. Une incohérence totale entre ma cible et mes prises.

Je cherche essentiellement à pécho du jeune cadre dynamique, sportif, drôle, avec un minimum de stabilité, si possible 1m80, un peu nounours sans ressembler à une boule, merci (si tu te reconnais là-dedans, n’hésite pas, c’est la crise en ce moment…).

Et à mon grand désarroi, sans comprendre pourquoi, j’attire le cadre beaucoup moins dynamique, avec de la bouteille (miam ?), poivre et sel dépassé depuis quelques années, bedonnant de préférence, et pas toujours très grand. Pour exemple, le dernier en date, qui m’a trouvé « craquante », doit avoir 10 à 15 ans de plus que moi, 2 enfants, un labrador, l’équivalent de JC Convenant en terme d’humour, bref, not gonna happen. Avoir faim et crever la dalle ne sont pas la même chose, que l’on soit clairs.

Alors il faut qu’on m’explique.

J’ai deux solutions.

La première, revoir mon positionnement, les 4P et tout le marketing mix. Parce que clairement, le message ne passe pas. Et réussir à chopper du nounours sexy.

La seconde, me lancer sur un autre marché, celui des hommes grisonnants et beaucoup plus âgés. On dit qu’ils ont plus d’expérience. Mais le côté je roule en Scénic et j’ai déjà ma retraite en ligne de mire, moi, ça me donne envie de vomir dans ma bouche.

Je crois que je vais demander conseil à Lara et Ahleshistoires. Elles sauront me guider dans ce monde sans scrupules.

Less than zero

9 Sep

Quand on est face à un échec, après avoir essayer de le relativiser avec la plus grande mauvaise foi dont on est capable, il devient nécessaire d’en analyser les causes.

Me faire lourder après m’être tapée 25 000 km en 3 jours pour enterrer quelqu’un de très proche, on a beau essayer de temporiser… C’est un échec.

Et si je suis un peu honnête, je dois dire que le garçon en question s’est juste contenter d’arrêter de me parler, il a oublié de me quitter. J’ai bien tenté de me mentir en me disant que la vie devait être dure pour lui et que les kilomètres le dispensaient du minimum syndical, je dois avouer qu’il m’a traitée comme un mouchoir.

De là : pourquoi ?? (Pourquoi tout ça n’arrive qu’à moi ?)

Je suis gentille, mignonne, loin (parfois c’est une qualité), je ne lui ai jamais demandé un signe d’engagement (outing social, monopole sexuel, changement de décoration de son intérieur…), alors pourquoi me traiter comme la dernière des moins que rien ?

Après avoir été une fervente adepte et avocate des plans culs réguliers affectifs (PCRA pour les initiés que vous êtes), vantant la liberté, la tranquillité, le sexe sans prise de tête, l’absence de moments hypocrites (« je vais lui envoyer des signes extérieurs de dépendance affective afin de lui montrer que je tiens à lui pour pas me faire larguer« ), je suis forcée de reconnaître que si les open relationships autorisent tout, elles autorisent aussi les gens à se comporter comme des minables.

Si ce garçon s’est comporté comme un minable avec moi (très probablement sans culpabiliser, n’ayons pas peur de noircir le tableau), c’est parce que je l’ai autorisé à être cet homme avec moi.

De là, on arrive au moment où il faut tirer des conclusions…

Je fais quoi la prochaine fois ? Je demande fidélité et café le matin alors qu’en vrai ça n’a pas beaucoup d’importance pour moi ?