Tag Archives: femme

Montre moi ton mec, je te dirai qui tu es

16 Oct

Bien sur qu’on juge nos congénères aux mecs qu’elles s’appuient.

(Surtout quand, comme moi, on est célibataire les 3/4 du temps, ça nous permet un peu de justifier notre condition socialement suspecte.)

Voici 4 profils de filles qu’il FAUT avoir dans son répertoire.

  • La nana qui se tape un roux

La nana qui s’envoie du roux, elle est anticonventionelle, un peu fofolle, libre penseuse. C’est le genre de nana qui choisit jamais le truc mainstream : Quick plutôt que McDo, cheerleading plutôt que gym suédoise, trompette plutôt que violon, espagnol 1ère langue plutôt qu’anglais… C’est la nana qu’on rêve toutes d’être, en fait.

  • La nana qui se tape un con

Elle justifie le truc comme elle veut « non mais Olivier, il a eu des difficultés, mais tu vois il a entamé une formation... ». Alors que bon, elle sait qu’elle se fait un demeuré, nous aussi, si ça se trouve même Olivier sait qu’intellectuellement, il up-date. Ou elle n’a pas confiance en elle et soumettre socialement son mec l’aide à se sentir bien, ou elle est terriblement pragmatique et elle préfère dominer son mec pour dominer sa vie. La meuf qui se tape un con présente néanmoins un avantage social : ses relations affectives sont d’une stabilité singulière. Quand on va mal, on la regarde et on se dit que c’est possible d’être heureuse avec un (seul) homme. Quand on va bien, on la regarde et on se dit qu’on est vraiment mieux seule avec nos hommes.

  • La nana qui se tape un mec qu’on voit jamais

Ou elle planque une absence de mec, ou elle planque un roux une meuf, ou elle planque votre papa quelqu’un que vous connaissez, ou alors TOUT SIMPLEMENT, elle segmente ses relations sociales à mort. Avec vous, c’est une ado attardée qui récite l’alphabet en rotant, avec lui, c’est la meuf qui connait tout le personnel de chez Castel. Elle sait que cet équilibre n’est pas viable, mais quand on est à ce point dans l’incohérence, l’instabilité est un art de vivre, et c’est surement pour ça que vous l’aimez.

  • La meuf qui se tape un mec maqué (pour la 40ème fois)

Sauf malédiction surnaturelle comme dans le cas de Dora qui n’est bien entendu qu’une victime d’un sort maléfique, la meuf qui ne fait que dans le mec maqué n’y va pas par hasard. Assurée d’avoir un peu de suspens, d’adrénaline, de drama à un risque d’engagement quasi-nul, elle a développé au fur et à mesure des années un radar à mecs maqués dont la précision n’a d’égal que sa mauvaise foi qu’en scandalisée elle vous lance que « C’est ENCORE un mec maqué, y a un truc d’écrit sur mon front-ou-quoi ?« . La meuf à mecs maqués est certes pénible quand, alors que ça se termine, elle fait semblant d’y avoir cru, mais elle permet tout de même à son cercles d’amiEs de trasher en réunion l’ensemble des hommes de manière parfaitement désinhibée et injuste, et par ce biais, elle contribue à resserrer les liens amicaux entre filles.

Je conclurai sur la meuf éternellement célibataire (sauf que contrairement à Diana ou moi, c’est pas un choix de vie), qui recherche en toute simplicité un mec beau comme Mark Salling avec l’intelligence (et la thune) de Bill Gates, le sens de l’humour de Megaconnard (quelle suce-boules je fais) et le charisme de Richard Berry et qui nous ennuie profondément par son manque d’originalité. Chères amies, tapez-vous des abrutis, des mecs mariés, ce que vous voulez, mais je vous en supplie, ne jouez pas les princesses frustrées.

Viens planter ton roseau dans mon Mékong

25 Sep

Je ne prends pas la pilule, je suis donc esclave de mes menstrues. (Et vous avez échappé au titre « Un peu de ketchup« )

J’ai beau être une Amazone décomplexée par les choses de la vie, étrenner un nouvel amant un jour de règle, je trouve ça un peu salaud. Mais dans un contexte environnemental difficile (rien à me foutre sous la dent), la perspective de manquer une folle nuit d’amour avec un nouvel amant à cause de ça me foutait bien le seum.

Je m’en suis ouvert auprès de mes copines (et pourtant avec la sodomie et la masturbation, ça fait partie des 3 sujets que les meufs évitent en général. On se masturbe pas, on se fait pas prendre le cul, et on trouve que les règles c’est sale).

Les réactions ont été plutôt honnêtes:

« Si c’est pas hardcore, lui dis pas. Il le verra quand il aura déjà commencé. TU LE METTRAS DEVANT LE FAIT ACCOMPLI ET IL SERA TROP EN CHIEN. Et après tu le reverras plus jamais :@ »

« Pas mal. Tu es beaucoup plus excitée plus vite. Just don’t warn him »

(Mes amies entretiennent des relations de CONFIANCE avec les hommes, ça se sent tout de suite)

Du coup je me demande si passé 25 ans y a encore des gens que ça dérange ? Moi je m’en fous, je trouve ça dégueu mais pas au point de me priver de sexe, et puis ça lubrifie vachement bien (BAH OUI, C’EST AUSSI ÇA LA VÉRITÉ). Je me rappelle pas avoir effrayé un mec avec ces histoires, à part mon connard de voisin de terminale qui passait son temps à essayer de me tripoter jusqu’à ce que je comprenne qu’il était très effrayé par « les règles ».

En revanche, j’ai eu quelques « bonnes » (au sens de « marrantes« ) plaidoiries

  • « C’est pas sale, c’est naturelllll » / le pipi aussi et pourtant on se fait pas de golden shower que je sache
  • « Moi tu sais, j’aime les feeemmmes » / là on parle surtout de sang, mais I’ll take it
  • « On peut faire d’autres choses » / c’est pas parce que j’ai un tampax que j’ai envie qu’on me la fasse à l’envers pour compenser

A part dans le dernier cas, je fais toujours genre « ah ouai t’as raison, t’es tellement compréhensif et awesomz comme mec ❤ ».

Ben ouai.

Parce qu’apparemment je suis la dernière conne sur Terre à prévenir AVANT :@

Le charme de l’Arnacœur

24 Sep

Grand, brun, musclé sans trop en faire, des fossettes craquantes, toujours le sourire aux lèvres, et l’air hors d’atteinte, tout ce qui m’attire indéniablement. Un faux côté ingénieur, smart, sans pour autant te vanter et prendre des attitudes désagréables. Parce qu’à côté, Romain Duris ne fait pas le poids.

Me faire la bise quand tu me croises, plaisanter quelques secondes, puis finir sur une boutade et retourner chacun à son open-space.

Parce que tu n’as même pas du me remarquer autrement qu’en tant que collègue rencontrée en séminaire.

Alors que la simple vision de ton dos, le sourire quand tu me salues, et les quelques paroles échangées, me donnent l’envie de te sauter dessus. A chaque fois, sans exceptions. Un sentiment très basique, voir animal, que je ne me connais que rarement. L’envie que tu me proposes de prendre un verre, de discuter un peu de tes nombreux voyages, de te faire découvrir l’autre côté de mon image de poupée-sage-et-polie. Je me découvre des envies de corps-à-corps, formellement interdits. Parce qu’encore une fois, j’ai craqué sur un homme pris. Parce qu’en quelques phrases échangées lors de la formation, j’ai compris que tu avais quelqu’un (vacances, copine, longue distance, long terme. CQFD)

Au final, ça ne m’étonne pas. C’était la suite logique.

1)       Tu es bien, donc tu es pris. (vieil adage, encore une fois démontré)

2)       J’ai un créneau dans mes coups de cœur, les hommes déjà pris. Comme un sixième sens, je m’entiche toujours de ceux que je ne peux avoir, et je découvre ensuite qu’ils sont chasse gardée.

3)       Je ne vois qu’une solution : quitte-la, je t’attends. (non tu n’as pas d’autre choix 🙂

Avant, j’etais grosse.

12 Sep

Il y a l’avant. Et il y a l’après, l’aujourd’hui.

Avant le nouveau moi. Après le changement.

Avant, on me parlait parce qu’on me trouvait intéressante, ou rigolote. Aujourd’hui, je me demande toujours si le jeune homme qui me parle de voile ou de vin aurait abordé mon ancien moi. (probablement non, soyons réalistes, l’homme est un animal certes câlin mais irrémédiablement attiré par le physique des partenaires éventuelles)

Avant, j’étais une jeune fille ronde, et je soupçonne des camarades cruels et immatures d’école de co de m’avoir comparé à une célèbre boisson gazeuse à l’orange. Aujourd’hui, je suis une « poupée », de petit gabarit, que certains ont peur de briser s’ils s’approchent de trop près (alors que je suis costaude, que du musc’, je fais du sport tout ça, et même parfois des abdos).

Avant, pas de jupes ou de robes, je ne jurais que par les jeans. Aujourd’hui, je découvre qu’on peut avoir 3 jupes couleur chocolat de matières et de longueurs différentes, et plein de collants qui se filent plus vite que l’éclair.

Avant, je mettais du 40 ou 42, et je fondais en larmes dans les cabines d’essayage, parce qu’on m’apportait encore « une demie-taille au-dessus » (les vendeurs n’ont aucune compassion de nos jours). Aujourd’hui, je me bats moi aussi pour attraper l’unique taille 36 du modèle, et là, heureusement que je peux être une peste. (NDLR : faux, je suis adorable, et totalement innocente) Mais je râle toujours autant contre les longueurs de pantalons (je n’ai pas grandi… pas encore trouvé de solution à ça, je reste donc une petite-moi).

Avant, je n’avais pas les « non mais arrête tu peux te le permettre, tu en as de la chance d’être fine naturellement ». Aujourd’hui, je me retiens de déballer ce que je pense du naturellement, pour éviter les questions, et je « me permets » (mais je fais attention, au fond j’ai quand même clairement la trouille de redevenir comme avant).

Avant, je ne m’aimais pas, je n’avais aucune confiance en moi, et je m’étais construit une carapace qui pouvait me faire passer pour snob, froide, distante (alors que je ne suis qu’amour, encore une fois). Aujourd’hui, je ne suis toujours pas au top de la confiance en moi, mais j’ai appris à aimer m’habiller et parfois me trouver jolie.

Avant, j’étais mon ancien moi, qui ne faisait pas beaucoup de sport. Aujourd’hui, je me suis construite en changeant, je suis devenue adepte voire accro au sport, et mon avant a donné ce que je suis maintenant.

Sans mon avant, je ne serais pas mon nouveau moi.

Le grand slogan de mon école de co était « c’était mieux avant ». Mais de temps en temps, il faut accepter qu’il y a des exceptions à toute règle. Et là, c’est mieux APRES.

Lettre de rupture (non envoyée)

8 Sep

Je t’ai compris quand tu m’as expliqué que tu ne t’attachais pas aux femmes avec qui tu passais tes nuits

J’ai compris que tu ne me serais ni fidèle ni infidèle

J’ai compris quand peu à peu tu prenais pour acquis que j’allais passer toutes mes nuits avec toi

J’ai même fini par comprendre que tu essayes de coucher avec une de mes amies alors que je partais très loin

J’ai compris quand tu m’as dit que tu avais eu besoin de te disputer avec moi

J’ai compris que tu cherches à recréer notre complicité en passant du temps avec moi sur le net

J’ai compris quand tu as voulu qu’on passe une nuit ensemble quand je suis revenue en France pour enterrer un proche, j’ai aussi compris ton comportement si décevant ce matin-là

J’ai compris quand je suis repartie que tu regrettais ton attitude et que ce que tu regrettais le plus était à venir

J’ai du comprendre qu’arrivée à 10 000km de chez moi, tu me quitterais sans me le dire

Finalement ce silence et cette absence d’épilogue n’est pas si dramatique tant un mot de plus de toi rajouterait encore la déception à la déception. On peut comprendre et l’on peut se tromper aussi…