Tag Archives: idées reçues

You can catch more flies with honey than with vinegar…

25 Fév

Je ne sais pas si c’est une vue de l’esprit, mais je constate que le nombre de types odieux dans leurs relations avec les femmes est en constante augmentation. Comme si une proportion notable d’hommes s’était mis en tête que la gentillesse, l’empathie ou l’élégance étaient des signes de faiblesse et les reléguaient au statut de losers ou de « tapettes ».

Je voudrais quand même préciser à ceux qui l’ignorent que même si nous n’affectionnons pas forcément le soupirant gluant qui nous tartine de compliments, nous passe tous nos caprices et aime jusqu’aux borborygmes de nos intestins,  un mec qui pointe systématiquement nos failles et nous parle comme à une demeurée  a autant de sex appeal qu’une plâtrée de tripes bouillies.

Alors c’est vrai, que comme on est femme, on est un peu comme la petite voix dans la pub Orangina rouge : « Mais pourquoi est-il si méchant ?! ». On a des gènes d’assistante sociale, de mère larvée, de psy de comptoir alors connement on essaie de comprendre c’est quoi le truc avant de les envoyer roter et vomir plus loin. Œdipe mal digéré, adolescence ingrate, complexe de la petite bite? On est pétrie de bonne volonté pour comprendre, excuser, réparer alors qu’en fait, force est de constater qu’on n’y peut rien même si c’est nous qui nous prenons les postillons sur le coin du nez. Certes ce constat ne concerne qu’un petit nombre d’hommes mais souvent concentré dans la tranche d’âge qui m’occupe le plus souvent, les 35 et un peu plus… Ceux là ne peuvent même pas prétendre que la libération de la femme les a chamboulés, ils nous ont toujours connues cochonnes et autonomes. Alors quoi ?

C’est vraiment obligé de se prendre dans la gueule quand on s’attache un peu, que ce sont  « nos hormones qui parlent « , qu’on veut les « castrer » ou qu’on est une chieuse dés on n’est pas d’accord avec eux ?

Pour ma part je réalise qu’il y a véritablement chez ces types une confusion évidente entre être viril et être un gros connard un infâme goujat et finalement, on regretterait presque les concours stupides d’adolescents qui jouaient à qui pisserait le plus loin.  Au moins ils ne le faisaient pas sur nous…

L’offensive, si je veux !

9 Fév

L’autre jour j’entendais une de mes copines, belle comme une Corvette en rodage, s’indigner :
« Mais moi je ne comprends pas comment une femme peut se jeter à la tête d’un homme. Personnellement, je n’ai jamais eu besoin de ça pour séduire ! »
Ça m’a fait doucement rire jaune aussi un peu car lorsqu’on a un visage de madone, la peau mate toute l’année, une bouche charnue agrémentée d’un grain de beauté gracieux à la commissure des lèvres et des mensurations presque idéales, il est forcément beaucoup plus  simple de faire baver succomber un mâle d’un simple battement de cils (de 15 cm de long, qui plus est) que pour le commun des mortelles.

Car au risque de jeter un pavé dans la mare, nous n’avons pas toutes les moyens de jouer les pétasses les princesses ! Tout le monde ne peut pas miser sur le charme ostentatoire d’une chute de reins vertigineuse et 1m20 de jambes. Je ne suis pas en train de dire que lorsqu’on n’a pas un physique de bombe, il faille se planquer sous une burqa chez soi pleurer sa mère  et se tailler les veines et désespérer (quoique vous faites bien ce que vous voulez !), je dis simplement qu’il faut apprendre à mettre en avant d’autres arguments.

C’est un peu comme cette aberration de penser qu’un  jean slim transforme n’importe quelle fille en bonnasse, quand il peut donner à certaines l’allure d’une dinde sous cellophane ou qu’un smoky eye rend le regard mystérieux, alors qu’il donne parfois l’aura d’un travelo qui sort du Dépôt à 5 h du mat après une tournante. Alors oui, on fait de son mieux avec son capital de départ (je suis loin de me plaindre du mien d’ailleurs, la nature m’a plutôt gâtée) mais on ne vire pas hystérique sous prétexte qu’on a vu ça dans Jalouse : la fille qui portait ce sarouel faisait 1m83 et on fait 20cm de moins et 5kg de plus, sur nous cette nouvelle acquisition  donne  juste la vague impression qu’on s’est oubliée dans notre froc.

Alors plutôt que d’utiliser les tactiques en toc des sublimes idiotes belles indifférentes, j’ai recours à un truc qui bizarrement marche plutôt bien auprès des hommes, un concept qu’on ne trouve ni dans les magazines féminins ni chez Colette et qui s’appelle l’esprit. Et c’est marrant comme un peu d’espièglerie, d’ambiguïté et d’humour peuvent facilement conduire l’objet de ses désirs là où on veut qu’il soit. Car oui, je fais partie de celles « qui se jettent à la tête » d’un homme parce que j’ai toujours préféré avoir le choix du produit être celle qui séduit que d’attendre  d’être repérée sur un étalage de volailles patiemment que mon heure vienne. Nos mères n’ont pas brûlé leurs soutien-gorges pour qu’on fasse les potiches en attendant que le gosse bô qui nous a tapé dans l’œil, nous remarque.

Et à part deux ou trois mecs flippés de se faire couper les couilles râteaux, je n’ai jamais regretté d’avoir une séduction offensive. Comme quoi, l’audace quand on est un tant soit peu futée et pas trop vilaine, ça paye toujours, n’en déplaise à ma bombasse de copine…

Faut pas prendre les filles du bon dieu pour des dindes domestiques

2 Jan

En ce début d’année 2011, je fais un vœu, que les hommes arrêtent de nous prendre deux secondes pour des gourdes, ça nous fera des vacances…

Non, votre sperme n’est pas « excellent » pour notre peau. Une éjac faciale peut plaire à certaines, au mieux nous donne l’air d’un sapin de noël avec une guirlande blanche dans les cheveux, au pire pique un peu les yeux si la trajectoire est hasardeuse mais par pitié, n’essayez plus de nous faire gober que votre semence est gorgée de vitamines et d’oligo-éléments qui vont transformer notre teint d’alcoolique mondaine en peau de pêche.

Est-ce qu’on vous fait croire que nous brouter le minou faire un cunnilingus va vous faire pousser les abdos ?

Cessez également d’essayer de nous convaincre qu’on est coincée sous prétexte qu’on vous refuse la sodomie. Outre le fait que la prostate dont vous êtes détenteurs exclusifs fait de vous des candidats à la jouissance anale plus probables, vous n’êtes pas forcément outillés (et je ne parle pas de ce qui pend entre vos jambes) pour faire le job.

« L’entrée des artistes » réclame doigté, maitrise et talent ce dont la plupart, la faute à la porn generation, manque cruellement. Alors que les mêmes, avec une mine offusquée, s’insurgent « mais je ne suis pas un pédé moi ! » lorsqu’on tente de leur glisser un doigt dans le cul au plus profond de leur intimité, je rétorque « Devine quoi ? Moi non plus ! »

Enfin, ce n’est pas parce qu’on est libérée, qu’on est obligée de faire un plan à trois avec votre meilleur pote. Il a beau être sympa (même s’il a le regard torve et une haleine de hyène agonisante), vous considérez peut-être que tout ce qui est à vous est à lui, mais voilà… Ce n’est pas parce qu’on vous laisse jouer avec nos nichons nous que c’est open bar et que parce qu’il se sert, sans vous demander, une bière dans votre frigo, il a le droit de mettre sa grosse main moite dans notre string en dentelles…

A part ça, je vous souhaite une bonne année parce que quand même, vous avez beau être imparfaits messieurs, vous nous faites bien rire (et jouir accessoirement) et sans vous la vie manquerait douloureusement de relief.

 

Marla

Ta soi-disant expérience n’est pas une arme de séduction massive

30 Déc

Je voudrais lutter contre les idées reçues… Un mec de quarante ans ne baise pas forcément mieux qu’un de vingt-cinq. J’irai même plus loin, un mec de 40 balais ne baise pas forcément mieux que lorsqu’il en avait 15 de moins…

J’entends déjà les huées et les sarcasmes.

Je développe… En bonne hédoniste sexuelle, je suis plutôt ouverte aux nouvelles expériences, c’est donc tout naturellement que j’ai élargi mon spectre en matière d’amants. Alors qu’il y a quelques années je me refusais à m’encanailler avec des types qui avaient plus de 5 ans de moins que moi, un beau jour j’ai viré cougar… à temps partiel.

Sans chercher à me justifier, pour une fois ce n’est pas moi qui suis allée à la pêche, le vingtenaire est effronté et persévérant quand il s’agit d’arriver à ses fins. Et je passe sur l’évidence qu’un petit cul estampillé milieu des années 80 est hautement érogène, parce que passé le premier émoi tactile et visuel, d’autres bonnes surprises peuvent être au coin du King size.

Je rejoins Madonna sur un point, si les jeunes hommes ne savent pas forcément ce qu’ils font, ils ont le mérite de le faire jusqu’au bout de la nuit… Ce qui, je vous l’accorde peut se montrer fatigant à la longue mais qui laisse pas mal de temps pour aiguiller le ledit jeune amant vers ce qui nous fait grimper aux rideaux…

Un bon coup n’attend pas le nombre des années. Je ne prétends pas ici que c’est inné mais la curiosité et l’ouverture d’esprit indispensables à ce jeu se pointent bien avant le premier tour de grand huit. Le bon coup en herbe écoute, est avide d’apprendre, prend l’expérience comme l’occasion d’enrichir sa connaissance du corps féminin (et accessoirement du sien), ne fait pas la gueule quand vous lui demandez de changer de rythme, fait preuve d’inventivité et n’est jamais aussi heureux que lorsqu’il vous arrache un orgasme. Le graal en sorte !

En revanche je suis au regret de constater que le mâle, passé trente ans et ce à quelques exceptions prés, table le plus souvent sur ses acquis.

Acquis qui la plupart du temps n’exploitent même pas à moitié le potentiel de jouissance de leurs partenaires.

Sans vouloir être décourageante, si tout se joue avant trois ans pour un enfant, j’affirme que tout se joue entre vingt et trente ans pour un mec.  Si au delà il n’a pas compris qu’un clito n’est pas un bouton poussoir  sur lequel on s’acharne, et que le cul, c’est comme une partie de basket, c’est pas le panier qui compte mais la beauté du drible, il peut d’ores et déjà se considérer comme un basket case cas désespéré.

En ce qui concerne les conversations post coïtales je reconnais que l’avantage va le plus souvent aux trentenaires et plus, mais c’est un autre débat que j’aborderai peut-être une autre fois…

Marla