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Mode d’emploi de la parfaite insensible

13 Oct

Parce que moi j’ai du être nonne dans une précédente vie, ou pour l’être secrètement dans celle là, je suis complètement insensible aux assauts masculins moins à ceux des enfants. De mon état de nobode lycéenne car sans boobs et sans règles, je suis passée à nobode adulte de par mon célibat incarné et acharné

Ce qui est con, c’est que fondamentalement, je n’ai pas à me plaindre : je n’ai pas franchement d’histoire de mec mis à part « le gros lourdaud moche a encore essayé de me pécho, quel putain de loser« , je ne peux même pas chialer mes kilos en trop qui n’existent pas (han oué je me la pète grave quand je balance des « putain mais mes cuisses font la taille de ton bras, j’ai trop les boules, je n’ai pas de FORMES FEMININES AHAHAHA, tiens tu voudrais pas une tartine de beurre de cacahuètes?« ). Mais du coup, je me sens délaissée. je ne peux que chialer ma désolation de future patiente d’HP,  Le cercle vicieux s’installe et mon coeur se déssèche, rendant inutile toute tentative de m’entuber m’amadouer.

Alors parce que je suis sympa, je vais vous lâcher quelques-uns de mes tips pour ne pas chialer les hommes sans coeur.

– Je suis dépressive, donc forcément je ne sors pas et je ne rencontre personne. Du coup je peux fantasmer à gogo et les très jeunes hommes réels ne sont plus que des sous-races de mes idéaux.

– Je bosse, j’étudie, et je sportifie. Du coup je suis bonne en plus d’être intelligente en plus d’être cheerleader. Je peux me permettre d’avoir un ego surdimensionné (contraire au fait d’être dépressif, mais ce qui est fou n’est pas rationnel, qu’on se le dise) et de sélectionner ma proie de façon ARDUE. Ça me permet également de ne juste pas avoir de temps en fait.

– Je réalise à quel point les jets de sperme dans les organes tels la bouche et les yeux les échanges de fluide (oui les relations adultes ressemblent à ça pour moi, je le dois sûrement à mon excès de zèle, cause de ma première lecture de livre porno à l’âge de 3 ans) c’est sale. POINT.

– Je n’ai pas le temps pour un garçon, car je suis ambitieuse et égoïste.

– Je vis comme une truie, et ça, je n’aime pas qu’on me le fasse remarquer. (je suis très susceptible)

Oui, tout ça c’est pas très glam, et ça ne vous aidera pas à passer des dimanches matins à vous faire retourner enlacé(e)s par les bras de votre homme, mais pensez le temps mis à parti pour LIRE, MANGER, boire du COCA, mater les fringues sur ASOS, FANTASMER sur les héros des séries, FAIRE DU SPORT, faire genre vous êtes intelligente AU MUSEE, porter des culottes MY LITTLE PONEY, et mater JOUR DE FOOT. Mais WTF, qui est encore assez fou pour réfléchir après un tel argumentaire? QUI?

Le charme de l’Arnacœur

24 Sep

Grand, brun, musclé sans trop en faire, des fossettes craquantes, toujours le sourire aux lèvres, et l’air hors d’atteinte, tout ce qui m’attire indéniablement. Un faux côté ingénieur, smart, sans pour autant te vanter et prendre des attitudes désagréables. Parce qu’à côté, Romain Duris ne fait pas le poids.

Me faire la bise quand tu me croises, plaisanter quelques secondes, puis finir sur une boutade et retourner chacun à son open-space.

Parce que tu n’as même pas du me remarquer autrement qu’en tant que collègue rencontrée en séminaire.

Alors que la simple vision de ton dos, le sourire quand tu me salues, et les quelques paroles échangées, me donnent l’envie de te sauter dessus. A chaque fois, sans exceptions. Un sentiment très basique, voir animal, que je ne me connais que rarement. L’envie que tu me proposes de prendre un verre, de discuter un peu de tes nombreux voyages, de te faire découvrir l’autre côté de mon image de poupée-sage-et-polie. Je me découvre des envies de corps-à-corps, formellement interdits. Parce qu’encore une fois, j’ai craqué sur un homme pris. Parce qu’en quelques phrases échangées lors de la formation, j’ai compris que tu avais quelqu’un (vacances, copine, longue distance, long terme. CQFD)

Au final, ça ne m’étonne pas. C’était la suite logique.

1)       Tu es bien, donc tu es pris. (vieil adage, encore une fois démontré)

2)       J’ai un créneau dans mes coups de cœur, les hommes déjà pris. Comme un sixième sens, je m’entiche toujours de ceux que je ne peux avoir, et je découvre ensuite qu’ils sont chasse gardée.

3)       Je ne vois qu’une solution : quitte-la, je t’attends. (non tu n’as pas d’autre choix 🙂

De l’envie qu’ont parfois les jeunes filles de mourir dès tôt le matin

4 Sep

Sous leurs airs doux et rangés, lisses et policés, les jeunes filles ont parfois de drôles d’envies.
Mordre. Hurler. Faire tout exploser. Se pendre.
Et ce dès l’aurore, en un calme mercredi de juin.

Il ne s’est pourtant rien passé de spécial.
Juste des petits trucs qui merdent.
Les mêmes que d’habitude.
Sauf que ce matin, il y en a trop et je déborde.
Est-ce que ma vie, jusqu’à un âge indéterminé et de plus en plus lointain, va consister en 10 h par jour de conneries de changement de salles, de créneau de réunion à replanifier et de gens frustrés qui vous font bouffer leur merde pour se sentir un peu moins mal ?

Vraiment ?

C’est ça la vraie vie ?

Les coups des membres de la grande secte des nombrilistes ?
L’enfer de la recherche de stage, puis de job?
L’enfer ad vitam du boulot tous les jours ?
Les amis qui disparaissent les uns après les autres ?
Le moule impossible dans lequel je n’arrive pas à rentrer ?

Éliminer du gras, être jolie, gentille, bien sappée, cultivée, économe …?

Et vu qu’à part ça dans le catalogue des vies en boîte, y a pas grand chose …, il reste la corde. L’idée de sa texture rugueuse sur mon cou me semble bien douce …
Se coucher une fois pour toute…
Renoncer à vouloir réaliser des trucs biens.
Renoncer à vouloir être indépendante intellectuellement, affectivement et matériellement.
Renoncer à ses centres d’intérêts pas assez mainstream.
Oublier toutes ces inepties.

Se soumettre.
Devenir un fantôme.
S’oublier.

Et puis merde, la flamme revient, aussi vite qu’elle est partie, un peu plus claire, et un peu plus vive, grâce aux mails des girls, du ciel qui se dégage, et des micro-solutions trouvées aux micro-problèmes.

Les émotions aux quotidien, c’est un peu Tournez Manège.