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The best birthdays of all are those that haven’t arrived yet.

25 Juil

Je suis sortie avec  3 types de mecs :

  • Ceux qui, avec une pudeur déplacée, ont ignoré mon anniversaire,
  • Ceux qui m’ont refilé des trucs pires que ce qu’ils avaient offert à leur génitrice à la fête des mères,
  • Ceux qui me l’ont souhaité par mail / FB / Twitter.

(Si je veux être exhaustive, il existe une 4ème catégorie, celle des tocards qui ont répondus alternativement aux 3 types précédents et qui, du jour où je les ai quittés, ont profité de cette sainte journée pour m’envoyer des mails larmoyants au nom du « bon temps », comme pour me forcer à leur parler ne serait-ce que pour leur répondre aimablement.)

Cette année, mon nouveau copain aimant me l’a souhaité par message privé (après avoir passé le week-end avec moi).

Le mec de 2010 m’avait droppé « Bonne journée » sur mon wall FB.

L’année d’avant, le gars a fait le mort après m’avoir sauté et promis monts et merveilles (notamment une relation stable) à ma birthday party.

L’année encore avant, le mec avait ignoré mon anniversaire car il était en voyage aux US (j’imagine que les américains n’utilisent pas comme nous un calendrier Grégorien).

Restons concis, sur ces dix dernières années mon plus grand trophée est un t-shirt « Barbie is a slut ».

Je trouve qu’il y a une sensible amélioration (message privé > ignorance pure et parfaite), je peux vraisemblablement espérer que mon copain de 2015 me le souhaite de vive voix mais pour le cadeau, ce ne sera pas avant mes  40 ans. Cela viendra probablement de mes enfants, ne nous voilons pas la face. Ou, tant qu’à être parfaitement honnête, de mon amant (parce que si mes copains se sont illustrés dans la nullité la plus totale, les ex plans culs et dragueurs BG, eux, savent saisir l’occasion de me montrer qu’ils aiment me faire plaisir).

The best birthdays of all are those that haven’t arrived yet…

Qu’il est dur d’être un homme

23 Avr

Être cultivé, gagner de l’argent, briller par sa gentillesse et sa bonne éducation, faire rougir les fesses des filles, être un professionnel reconnu et respecté, choper tout ce qui passe sans effort. J’ironise un peu, mais, c’est vrai qu’il est dur d’être un homme.

Cela m’est venu alors que je lisais ma timeline Twitter. Un ex (salut chouchou et salut les potes de chouchou) se vantait d’avoir le numéro de sa conquête de la veille sur un bout de papier avec écrit à côté « canal plus » sans le « c ». ANAL PLUS  quoi, en toute finesse.

Et là je me suis dit, mon Dieu mais qu’il est dur d’être un homme.

Le choix stratégique en début de soirée pour verrouiller sa cible : ni super canon (sinon aucune chance), ni le dernier des tombereaux sinon ça va se savoir, pas trop maquée, un peu alcoolique. L’énergie (et la thune ?) à dépenser pour faire rêver cette jeune fille pendant plusieurs heures avant qu’elle accepte l’idée de se faire retourner dans la soirée. Créer un monde féerique où se mêlent tendresse, rires et assurance d’un orgasme dès la première nuit. Être un super coup et bander comme un âne quelque soit la quantité d’alcool ingurgitée. Investir à fond sur son plaisir à elle. Jouer au gentleman extraordinaire  (« tu veux de l’eau ? ») jusqu’à ce qu’elle s’endorme fatiguée dans un sommeil de princesse. Dormir d’un œil et prier qu’on ronfle pas comme un goret dès le premier soir (parce que les mecs ne ronflent jamais le premier soir pour une raison qui m’échappe. C’est toujours au bout de quelques nuits, quand vous êtes un peu verrouillée sur la cible, qu’ils se mettent à ronfler). Au réveil, maintenir une érection solide le rêve et éventuellement aller bruncher aux Philosophes. L’embrasser pour se dire au revoir, ça fait plaisir et ça n’engage à rien.

Une fois la phase Prince Charmant achevée, l’homme ne se repose pas (alors que ca fait pas loin de 12 heures qu’il joue un rôle de composition). Non, il doit maintenant assurer sa comm auprès de ses potes. On enlève le costume de Prince Charmant et on enfile celui du tocard du mec viril.

Heureusement, plus question d’investir du temps et des dollars, un tweet lapidaire suffira. Choisir son heure : après midi pour bien faire comprendre que non seulement vous l’avez niquée hier soir, mais qu’en plus vous avez remis le couvert toute la matinée. Grosses couilles donc. Faire un effort de LOL. « ANAL PLUS » par exemple, c’est apparemment un trait d’humour fin entre hommes autour d’une bière. Je suis sure que le simple mot « anal » suffit d’ailleurs. L’homme se doit de passer sans effort du mec parfait (donc un peu trop gonzesse) au gros porc. Il n’est ni l’un, ni l’autre, tout va bien.

Enfin, après une demi-journée d’efforts (ce qui rapporté aux 48h de WE et à maximum 2 rapports sexuels complets, parait quand même bien long), l’homme pourra aller se reposer de toute sa schizophrénie, sans même savoir s’il veut vraiment rappeler la grosse d’hier soir, s’il a pensé et s’il se souvient de 20 % des conneries qu’il lui a racontée, si effectivement il lui aurait bien pris les fesses (ou peut-être même qu’il n’aime pas ça, comme beaucoup d’hommes, mais ça fait paradoxalement trop gay de l’avouer).

Et on s’étonne que le SAV laisse à désirer ?

Allez tous vous faire enculer

17 Mar

(Sur une aimable suggestion involontaire de @colinoise dont je ne saurai que trop suggérer le follow.)

Oui, va te faire enculer toi le connard de la semaine dernière.

Tu as passé la soirée à me dire que j’étais trop jolie et attirante, tu m’as suivie partout, limité ma consommation d’alcool, fait bouffer des trucs gras, et moi j’étais bercée par tes douces promesses de relationship. Tu m’as accompagnée dans 3 teufs différentes, quitté tes potes que tu ne vois pas souvent, tu m’as même pas baisée. En m’embrassant pour me dire au revoir, tu m’as dit qu’il fallait que je vienne te voir dans ta capitale Européenne d’enculé, tu as pris mon tél et limite filé le numéro du Thalys à choper « celui du vendredi soir ». Tu ne m’as jamais donné de nouvelles. Tu es un enculé. J’ai loupé une cuite au champagne, bouffé de la pizza, j’ai pas baisé, tout ça pour te croire. Je ne sais pas quel plaisir sadique tu as retiré ça, mais t’es un putain d’enculé.


Va te faire enculer toi la supposée amie qui m’explique en long en large et en travers qu’avec ma mauvaise vie, il est tout à fait normal que les mecs me prennent pour une pute et non pour une petite amie. Déjà je ne disclose pas à tout le monde connasse ce que je fais de ma chatte , et preuve en est que j’ai bien raison, entre les frustrés et les jalouses dans ton genre, on se fait toujours emmerder. C’est mesquin, mais moi au moins je me fais prendre tout court. J’aime le sexe et jusqu’à preuve du contraire, dans les couples on est supposé baiser aussi, désolée de commencer par le plus physique, connasse. Je serais prête à écouter tes conseils le jour où ta vie sera moins pathétique que la mienne, en attendant, tu la fermes et tu me fous la paix.

Et va te faire enculer, toi, le giga enculé de service.

Le plan cul / PCRA / me, on sait pas bien, avec qui on a été et avec qui on est plus, qui s’affiche avec sa nouvelle meuf sur FB comme un collégien qui s’est fait tailler sa première pipe en likant et autolikant des statuts d’une mièvrerie que ma décence ne m’autorise pas à retranscrire ici. Oui toi, va bien te faire enculer. Parce que ta meuf, si elle est pas cocue, c’est pas parce que tu l’aimes comme tu te plais à lui faire croire et que comme tu peines à t’en convaincre, c’est juste parce que ma fierté te colle un râteau par semaine. Tu m’en veux de te dire « non » alors que c’est grâce à moi que tu peux t’afficher comme un blaireau sur ce réseau social de connards. Tu m’en veux parce que tu sais que je me tape d’autres mecs, et plus le temps passe, plus t’es agressif. Tu sais quoi ? Va te faire enculer. Je pourrais venir te baiser, niquer ton couple par la même occasion, et hit 2-3 orgasmes au passage, mais je préfère encore te laisser dans ta pathétique tentative de mensonge de tocard.

Vous les menteurs, ceux qui vivez un truc qui vous plait pas et essayez de faire chier un maximum les autres comme pour mieux vous convaincre que votre merde est moins noire, ALLEZ VOUS FAIRE ENCULER.

Viens voir le docteur…

7 Fév

Vous avez surement déjà entendu l’adage selon lequel il faut toujours avoir un médecin, un avocat et un plombier dans sa famille ? En ce siècle où la notion de « famille » devient de plus en plus floue, il faut pouvoir capitaliser un maximum sur son propre réseau.

Il faut donc avoir eu un amant médecin, un avocat et un plombier.

Aujourd’hui nous évoquerons le cas du médecin, et plus précisément, celui du chirurgien esthétique.

Le premier abord est difficile. Se foutre à poil devant un chirurgien esthétique, c’est un peu comme inviter un restaurateur à bouffer chez soi. On se demande s’il ne va pas nous ausculter la culotte de cheval en levrette (je dis ça mais j’en ai pas hein), quand il nous caresse la peau, on se dit qu’il va y voir des trucs que personne ne voit (mélanome ? cellulite ? une bonne peau pour cicatriser après un coup de bistouri ?)

Passé ce moment de stress (moi je vous conseille de conclure à 4 grammes, ça détend toujours), on se rend compte que c’est finalement comme tout le monde, il va sur YouPorn, il trip sur les bas et il n’a pas particulièrement envie de s’envoyer Loana.

Dès lors vous pouvez vous concentrer sur les multiples avantages que vous offre ce nouvel amant :

1.       Il sentira le moindre truc louche dans vos boobz, et repèrera le moindre grain de beauté tendancieux ;

2.       Il ne vous fera jamais mal (à moins que ça l’excite, là c’est pas de bol) : la chair c’est son métier, il en tripote toute la journée, il sait lire sur vos muqueuses presque mieux que sur votre visage ;

3.       Ce n’est pas une lopette. J’ai eu un coloc qui manquait de défaillir à l’évocation des menstruations. Avec un chirurgien vous êtes tranquilles. Il n’a pas peur du sang et a vu de toutes les manières des trucs 20 fois plus dégueulasses dans la journée ;

4.       Il se couche tôt. Contrairement à  nous tous, il a un vrai métier stressant. Pendant qu’on chiale parce que le coursier a paumé un BAT ou que les actions de l’Oréal se cassent la gueule parce que l’ancien amant de M. Bettencourt vampirise sa veuve, il y a des gens qui ont leur mains dans des corps plein de sang. Pas de faux-semblants, tu dois être en forme. Du coup, quand vous dormez chez lui, vous n’êtes pas décavée pendant 3 jours ;

5.       Quand il vous fait un compliment sur votre corps, vous ne l’avez pas volé. S’il vous dit que vous avez des fesses magnifiques, rappelez-vous qu’il passe ses journées à mater des culs et que c’est un EXPERT qui vous dit ça. Le chirurgien esthétique est un boosteur d’ego incroyable.

Last but not least, il peut vous faire des arrêts maladie (essayer quand même de taper dans autre chose que du plasticien si c’est votre objectif)

Le seul désavantage (et encore, ça donne un petit côté « je vis dans un épisode de Grey’s Anatomy » qui n’est pas si déplaisant) c’est qu’un chirurgien, ça bosse énormément, et même quand ça a l’air de pas bosser, on peut l’appeler à tout moment. C’est excitant 2 secondes, mais en plein coït, c’est relou.

Mais bon, vous devez accepter que c’est le prix à payer quand vous faites des trucs avec un super mec.

Pour ceux à qui ça manquait :

Parisians don’t sleep alone*

9 Jan

* titre largement inspiré de l’ouvrage « French Women don’t sleep alone » que je n’ai évidemment pas lu

Être une Parisienne mignonne et pas farouche, c’est l’assurance, passé les 25 mecs au compteur passé 25 ans, d’avoir une vie sexuelle aussi divertissante et variée que votre vie sociable. On enchaîne les cellules sociales « Mes potes de Publicis » / « Mes copines de lycée » comme on enchaîne les mecs « Le Journaliste » / « Celui qui a des caleçons Guitar Hero » dans l’aisance la plus paranormale du monde. On voudrait  bien s’en plaindre, parfois même, on s’en plaint hypocritement, mais la vérité c’est que cette instabilité affective est devenue un rythme et que le seul truc qui puisse encore nous étourdir dans des moments d’intense romantisme, c’est la perspective de vivre comme les gens normaux. Qu’on ne fréquente plus d’ailleurs.

Passé 25 ans, Paris se divise en 2 clans, les gens mariés et les gens inmariables. Un peu comme les Parisiens du bus et les Parisiens du métro. Les 2 clans ne s’opposent pas. Les gens mariés deviennent une masse inconnue, surement hétérogène, mais tellement lointaine qu’on sait pas bien ce qui s’y passe. Les gens mariés rejoignent le cortège des trucs qu’on connait pas et qui ne nous intéressent pas, genre « La Province ». Parfois, ils y bougent même, en province. On s’en fout.

5 fruits et légumes par jour 5 amants par mois, baiser varié ne demande aucun effort. A vrai dire, le seul véritable effort en la matière, est celui de lever pied. Arrêter de coucher avec les mecs qui nous font envie parait être un effort aussi insurmontable que de d’arrêter le vin rouge et les Marlboro Light. On essaie tous, parfois, de recoller à un modèle de vie plus standard. Ça ne marche pas.

Finalement, comme le disent LesParisiens.net, être en couple à Paris c’est comme rester fidèle au même produit dans le plus grand supermarché du pays.