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Nous vous excusons pour la gêne occasionnée…

13 Oct

Et merde ! Elle était pourtant bien partie l’histoire, elle était pleine de promesses coquines.

On s’était cherchés des yeux dans le bar, on s’était accrochés avec quelques phrases à double sens, on s’était attrapé la bouche au détour d’une rue, je l’avais même laissé me mettre la main dans la culotte dans son ascenseur, on s’était agacés, titillés, allumés sur le canapé et on avait rampé maladroitement en tenue d’Eve jusqu’au lit (ou mieux, sur la peau de bête devant la cheminée) et là…

–       Ça ne m’arrive jamais normalement!

–       C’est pas grave.

–       Mais si putain, j’ai méchamment envie de toi, là tout de suite !

C’est con, moi aussi, j’en a méchamment envie, je suis même à deux doigts de me transformer en flaque, mais je suis bien éduquée et on se connaît pas trop, alors je me tortille en silence et je marche sur des œufs (sans jeu de mots), histoire de ne pas le froisser.

Calme Marla ! Ce n’est pas la première fois que ça arrive et certainement pas la dernière… Certes, il s’agit bien d’un état de crise… mais pas que pour lui. Outre la délicatesse de la phrase crasse et redondante « C’est la première fois que ça m’arrive! » qui laisse entendre qu’on est la raison de ce flop, c’est vrai qu’on ne sait jamais vraiment comment réagir pour ne pas envenimer les choses.

–             Nan mais c’est pas de ta faute…

Ah quand même ! J’avoue, je me repasse pourtant le film, histoire de me donner bonne conscience. Non, nous n’avons pas parlé de mon ex aux mensurations colossales avant de monter chez lui, ni de la sienne qui lui a brisé le cœur en se cassant avec un surfeur. Oui, j’ai traqué le moindre poil disgracieux qui aurait pu le rebuter, à priori mon déo n’a pas lâché et ma lingerie est magnifiquement assortie… Alors ? Peut-être qu’il a vu le petit bourrelet persistant que je traine depuis les fêtes de fin d’année ! Ou alors pire… J’aurais perdu la main pour allumer la mèche !

Naaaaan… Sur le canapé tout à l’heure, il était parfaitement vaillant le garçon !

Et là, un doute insupportable m’assaille : Aurions-nous dû rester sur ce putain de canapé défoncé et recouvert de taches douteuses ?

C’est terrible, mais dans cette situation je pense à ma mère, polluant mes oreilles chastes d’ado bouboule et mal dans sa peau :

« Tu sais ma chérie, il pourra arriver que ton petit copain n’ait pas d’érection. Souvent parce qu’il sera très ému, ou qu’il se mettra la pression… Dans ce cas là, il faudra le rassurer ou parler d’autre chose, ça ne sert à rien d’insister. Normalement ça revient plus tard. »

Ok mam’ mais là toute de suite c’est surtout l’éruption volcanique au niveau de mon bas ventre qu’il va falloir que je gère et aussi le fait que le jeune homme s’évertue à vouloir absolument m’introduire alors que le monstre n’a pas l’air d’accord du tout…

Je pense à mes copines aussi, celles qui disent sans ciller :

« Oh ma paaaaaauvre, heureusement moi, je n’ai jamais eu à gérer ça… »

Menteuses !

Note pour moi même : Ne plus jamais évoquer ce genre de choses avec de vagues copines…

Manquerait plus que je perde mon statut de bon coup en plus…

Bordel, et cette excitation qui ne me lâche pas !

Je suis bonne fille quand même, alors je ne fais pas que tergiverser, j’y mets du mien aussi… Je déploie le grand jeu, je flatte l’ego de mon amant, je lui sors même ce que je fais de mieux. Et  ça marche, le dragon se réveille de sa torpeur, il est tout émoustillé, je suis même à deux doigts de crier victoire… mais l’entrée en scène du préservatif vient saloper tout le boulot… Ah ouais, je l’avais presque oublié celui-là, ça aurait été trop simple…

A ce moment précis, je me mets à souhaiter ardemment (et égoïstement) qu’il ait la bonne idée de m’offrir un orgasme par d’autres biais, ce serait dommage que nous soyons deux à être déçus, non ? Ça, c’est un peu pile ou face en fait ! Parfois le mec ne voit pas du tout pourquoi il nous ferait ce plaisir alors que la bête a décidé de faire de la figuration. Faut pas déconner non plus !

« Ben juste parce que parfois, nous non plus on ne peut pas se servir de ce qui est le plus immédiatement évident et qu’on ne vous laisse pas en rade pour autant… Ah c’est pas pareil ? »

Ah bon.

Là il faut reconnaître que l’excitation est un peu tombée, voire complètement… J’essaie tout de même de dédramatiser parce que je le sens le poids de l’humiliation qu’il se colle sur le dos.

–                Mais t’inquiète, je fais ça à tous les mecs la première fois… Paraît que je

suis intimidante.

–                Ah ouais c’est ça hein… Je voulais te le dire justement…

–                Euh je déconne là… Ça faisait super longtemps qu’un mec…

–                C’EST BON, ÇA VA !

« Mais faut la fermer dans ces cas là Marla » m’avait un jour confié un de mes interlocuteurs préférés en matière de cul. Il avait continué : « Moi, ça ne m’arrive jamais (Evidemment !), mais en parler c’est la meilleure façon de nous mettre le nez dedans. »

« Mais alors on dit rien, c’est ça ? »

« Si, mais tu parles de tout sauf de ça… »

Okay…

Résumons :  Ça n’arrive à personne sauf à moi et aux quelques types qui ont partagé cette expérience inédite avec moi. Et il faut parler de tout autre chose….

–                   Sinon tu l’as vu le documentaire polémique sur Israël et la Palestine sur France 2 ?

–                   Humpf…

Aaah ! Ce moment unique où on entend la moindre mouche voler, les gargouillis de nos estomacs repus d’alcool alors même que l’ivresse de nos sens (et l’autre aussi) nous a complètement désertés !

Ceci dit je remarque souvent que c’est lorsque on a abandonné tout espoir d’une soirée de cul frénétique, que sur le pas de la porte ou sur le point de s’endormir, la magie s’opère.

–                Euh c’est quoi ce truc dur contre mes fesses ? Mais tu…

–                Chuuuut…

–                C’est que moi là tout de suite, j’ai plus tellement envie…

Y a pas à chier, c’est mystérieux une érection, presque autant qu’une libido féminine…

A l’aveuglette

8 Août

Les petites filles adorent se faire peur… Les grandes aussi.

Je ne te connaissais ni des dents, ni des lèvres, pourtant nous avions très vite échangé une étrange intimité à travers une relation épistolaire torride où nous nous vouvoyions à dessein. Tu habitais loin, le jeu risquait de ne se cantonner qu’à des mots pendant très longtemps.

Et puis tu es venu à Paris. « Un rendez-vous d’affaires » disais-tu, qui pouvait se prolonger en ma compagnie. Je ne suis pas née de la dernière pluie, et sais comme le passage du virtuel au réel peut être brutal. Je décidai donc de te retrouver dans la chambre coquette d’un hôtel, les yeux bandés, offerte à toi, sans jamais te voir.

Cinq minutes avant d’arriver tu m’avais appelée pour me prévenir. J’avais couvert mes yeux d’un foulard de soie et avais attendu sagement assise sur le lit, le corps paré d’une dentelle poudrée et d’escarpins noirs. Ces cinq minutes, c’est mon cœur chamade qui en a fait le décompte tant l’excitation pulsait dans mes tempes, tant l’appréhension gonflait dans ma gorge sans y avoir été invitée.

La porte s’est ouverte et j’ai entendu tes pas discrets sur le sol carrelé, le bruit de la veste que tu as retirée, j’ai senti l’effluve léger de ton eau de toilette, fraîche, masculine, inconnue. Tu t’es penché, tu as posé tes lèvres sur mon cou et tu es remonté jusqu’à mes lèvres et l’effronterie de ton baiser m’a retourné les sens. Quand tu as cessé, tu es venu chuchoter à mon oreille :

« Bonjour mademoiselle, vous êtes vraiment ravissante… »

J’ai ri un peu nerveusement, de tes mains expertes tu as saisi mes hanches et tu m’as fait glisser sur le couvre-lit et tu es parti à la découverte de mes secrets. Comme une captive dont la privation de la vue retire toute initiative, je me suis laissée faire, lascive.  D’un geste sûr tu as m’as débarrassée de mon écrin de dentelles et j’ai senti tes doigts me fouiller avec la précision d’un orfèvre, tes lèvres et ta langue me manger comme un fruit. Tandis que je me tortillais comme une anguille, la perception de tous les sens qui me restaient, en était décuplée.

Parfois j’essayais de reprendre le contrôle de la situation, je n’ai pas l’habitude de me laisser faire sans riposter, mais tu ne m’en as pas laissé la possibilité. Tu faisais claquer ta langue sur ton palais en signe de désapprobation et continuais ton œuvre, oserais-je dire « bienfaitrice » ?

Ton autre main à plat sur mon pubis pour m’immobiliser, tes doigts sont devenus plus invasifs et ta bouche plus audacieuse. Le fourmillement de mes reins s’est fait plus intense et puis j’ai eu une impression soudaine de silence avant la tempête, comme une pause avant que mon plaisir ne jaillisse comme un allegro forte qui m’a laissée le souffle coupé quelques minutes sur le flanc.

Tu es remonté à ma hauteur et tu m’as soufflé :

« Remettez vous ma chère, je n’en ai pas terminé avec vous ! »

En m’accusant de tricher, tu as réajusté mon bandeau alors que pour rien au monde je n’aurais voulu pêcher par curiosité. Tu m’as fait rouler sur le ventre et placé un oreiller pour surélever ma croupe. Puis tu as écarté mes cuisses. A cet instant, je me suis sentie offerte, impudique et chienne, frissonnant et jubilant que tu devines mes attentes sans avoir besoin de te les dire.

Tu as joué quelques instants en caressant ma fente frémissante du bout de ton épée et puis tu m’as fendue impudemment, sans demander ton reste. Chaque assaut était la promesse d’une volupté croissante,  je t’accompagnais ondulante, parfaitement à l’écoute du rythme que tu m‘insufflais, titillant de concert mon petit bouton électrisé. Je me sentais pleine de toi, habitée, ravagée. Tu ne m’as pas lâchée jusqu’à ce qu’un orgasme explosif vienne me déchirer les entrailles.

Nous sommes restés là, emboités, sans parler, une éternité, peut-être deux. Et quand exsangue je t’ai senti approcher ton visage du mien et me souffler :

« Voulez vous me voir à présent… »

Je n’ai pas répondu tout de suite. Je connaissais tes mains, ta bouche, ta queue, avais-je vraiment envie d’y mettre un visage ? J’ai finalement acquiescé et quand la lumière jaune de l’été eut fini de m’éblouir j’ai plongé dans tes deux jolis lacs bleus qui me fixaient.  Après ça, comme un cliché, nous nous sommes tutoyés…

Les petites filles adorent se faire peur, mais elles aiment aussi que les histoires se terminent bien… Les grandes aussi.

Cul de sac

1 Août

Il y a des rencontres sensuelles qui sont incompréhensibles. On ouvre son lit sans grande conviction à quelqu’un qui ne nous plait pas vraiment, parce qu’on s’ennuie, parce son corps le réclame, ou pour combler ce qui est déserté par les sentiments. On est blasée, un peu amère, on n’est même pas vraiment là. Et soudain la sensualité se réveille au contact de cette peau inconnue comme une ogresse après un long sommeil.

Tout vous sépare, votre union rassemble à elle seule tous les impossibles en terme de sensibilité, de goûts, de culture parfois, de convictions souvent, de disponibilité aussi… Et pourtant c’est indéniable vous corps s’embrasent, vos vices parlent la même langue, les effluvent se marient à la perfection, le cocktail est explosif, votre incompréhension est le terreau fertile de cette entente sulfureuse. Chaque étreinte ressemble à une mise à mort, vos baisers sont des morsures, les caresses des gifles et le lit, un champ de bataille.

La vue se brouille, le plaisir exaltant vient gommer les imperfections qui nous avaient gardés à distance. Le lourdingue devient soudain charmant, l’idiot a une « spontanéité déconcertante » et celui qu’on trouvait ordinaire a finalement un sourire « désarmant ».

L’addiction devient tenace et les autres corps ont la fadeur d’un bouillon lyophilisé. On se damnerait pour un coup vite fait dans le hall d’un immeuble, les fesses en plein courant d’air alors qu’on aime son petit confort. On se trahit jour après jour pour l’ivresse irréelle d’une nouvelle page, vide de sentiments amoureux mais chargée d’adrénaline. On se délecte dans une soumission feinte qui devient concrète quand l’autre vient à nous manquer viscéralement après quelques jours d’absence. On se ment, on se raconte qu’on peut arrêter quand on veut, comme la cigarette…

On devient chiante, pesante comme si l’autre était un dû, une pitance pour animal affamé. On est insatiable et frustrée parce qu’à part la jouissance et l’extase du moment présent, rien n’apaise ni ne console. L’obsession atteint un seuil de non retour et en regardant lucidement son reflet dans la glace on se trouve cernée, grise bref pathétique dans ce rôle d’esclave de ses propres sens.

On recouvre le discernement une après-midi, quand on se surprend à fixer une toile d’araignée dans le coin de la chambre alors qu’on se fait besogner fiévreusement. On est guérie,  il est temps de se remettre à faire le ménage et de relire ses livres de chevet.

 La lucidité est la blessure la plus rapprochée du soleil…  (René Char)

Zappez le clito (parfois ça s’impose)

28 Juin

Il y a quelques jours, une campagne féministe nous invitait à oser le clito. La belle affaire ! En me penchant un peu plus, c’est le cas de le dire,  sur le propos du message, j’ai  eu le vague sentiment d’avoir à faire à une vieille propagande destinée à libérer nos mères, ou nos grand-mères, pour les plus jeunes d’entre nous, datant des années 70, le tout gratifié d’un visuel qui me faisait plus penser à la boite de spécial K®  qu’à un sexe féminin…

Je ne m’attarderai pas sur le fait qu’il existe (malheureusement) encore dans le monde, des femmes qui subissent l’excision privées par la même de plaisir, et certainement aussi encore des hommes qui ignorent  que le clitoris n’est pas un insecte rampant de l’Asie du sud Est, mais merde, c’est quand même pas la majorité ! Pour ma part, je pense qu’il existe plus de mecs qui s’en occupent comme des sagouins, que d’individus qui ignorent la fonction plaisir de cette partie toute féminine de notre anatomie. Alors « Osez le clito si vous voulez, mais ne vous forcez pas surtout ».

Quitte à me mettre une tripotée de féministes à dos, le cunnilingus n’est pas OBLIGATOIRE. Évidemment, lorsqu’il est fait avec cœur et maestria, c’est la cerise sur le gâteau, mais il n’y rien de pire qu’un homme qui le fait pour « faire plaisir » et dont le laper est proche de celui d’un mangeur de soupe de nouilles, dont la langue vient s’insinuer lourdement dans chaque recoin de notre vulve et donne la vague impression de se faire nettoyer… ou de celui qui nous goute du bout des lèvres comme si notre chatte allait le mordre, ou de l’autre qui n’écoute pas le rythme que l’on suggère avec notre bassin, aspire le tout comme une sangsue et confond nos petits cris de douleur avec des gémissements de plaisir…

Bien sur on pourrait leur expliquer gentiment comment ça marche, mais quand on n’investit pas dans une relation à moyen ou long terme et que l’amant en question a plus de 30 ans, on manque de patience… l’altruisme féminin a ses limites.

Si le plaisir que peut procurer le fait de plonger votre langue au plus profond de notre intimité, de sentir notre clitoris gonfler entre vos lèvres, de sentir vibrer notre corps tout entier à chaque changement de rythme de vos doigts qui s’immiscent tandis que votre bouche stimule le divin petit bouton vous laisse de marbre, abstenez vous de grâce !  Il existe des amants aux doigts de fée qui font plus de merveilles qu’un brouteur médiocre.

Comme j’estime que tout acte sexuel ne peut être épanouissant que s’il est consenti, et même pleinement désiré de part et d’autre, je refuse ces diktats débiles qui culpabilisent une femme qui ne trouve pas de plaisir dans la fellation, ou stigmatisent un mec qui n’apprécie pas plus que ça de descendre à la cave. Le principal est de savoir donner du plaisir à l’autre d’une manière ou d’une autre et comme disait Alfred : « Qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse. »

J’aime à penser qu’on a tous une botte secrète, un domaine de prédilection sensuel dans lequel on excelle. Et si ce n’est pas le cas, il restera toujours les jeux vidéo pour les acharnés de la gâchette.

Ce que sème le vent…

20 Juin

J’ai cru que c’était le vent, le coup sourd contre ma porte. Je m’étonne de te trouver sur mon palier. Tu me colles une main sur la bouche, les discussions ont assez duré, les négociations aussi. Il faut battre le « faire » tant qu’il est chaud.

Inutile de parler…

Tu me regardes sans sourire, tu te fous de savoir que ce que tu es venu chercher soit vilain ou divin mais tu vas le prendre, sans autre forme de procès. Tes caresses ressemblent à une punition, comme si tu voulais me faire payer le désir que tu réprimes depuis des mois. Tu as le souffle court et j’ai le feu aux joues… J’attrape ta paume qui pétrit mes seins par le poignet et la suspends en l’air comme pour marquer la pause, entre la boucherie que tu es en train de commencer et ce à quoi j’aspire.

Inutile de parler…

Je repose tes mains doucement sur mes hanches pour te donner le La, elles glissent dans le creux de mon dos et je me sens quitter le sol. Ton souffle s’est un peu apaisé, je le sens chaud et presque régulier dans mon cou tandis que tu pars en reconnaissance vers mes terres inconnues. Tes doigts s’immiscent dans mes mystères, j’aime la façon dont ta paume appuie sur mon pubis et ton pouce me crochète. Je suis comme une boule qui tourne sur ton doigt, tu tiens les rênes, je pourrais m’emballer…

Inutile de parler…

Je défais ta ceinture et te trouve au garde à vous, tige douce et dure que je veux en moi. Je la titille, je la flatte, je la provoque. Tes yeux se ferment, tu n’as plus le monopole du contrôle… mais ça ne dure pas.  Je te déteste quelques secondes de m’arracher cette dentelle noire qui m’a couté un bras, mais juste quelques secondes… Celles d’après je suis boite à musique et piano à soupirs… Tu me prends verso, debout contre la table, ma jupe retroussée en haut des fesses, c’est juste un peu brutal sans jamais être violent. Une main presse ma nuque, l’autre impose le rythme sur mes reins.

Inutile de parler…

L’étreinte est intense mais elle est fugace et relève plus du coup de grâce. Dans la B.O. de nos ébats, mes décibels te laisse coi… L’explosion de plaisir n’a d’égal que le soulagement qui s’ensuit et quand j’ouvre les yeux, tu es déjà parti. Ma main reste encore quelques minutes entre mes cuisses, le doigt collé sur la détente, le temps de retrouver mes esprits. Il est 6h, je n’ai plus sommeil.

J’ai cru que c’était toi, le coup sourd contre ma porte… et ce n’était que le vent.