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Allez tous vous faire enculer

17 Mar

(Sur une aimable suggestion involontaire de @colinoise dont je ne saurai que trop suggérer le follow.)

Oui, va te faire enculer toi le connard de la semaine dernière.

Tu as passé la soirée à me dire que j’étais trop jolie et attirante, tu m’as suivie partout, limité ma consommation d’alcool, fait bouffer des trucs gras, et moi j’étais bercée par tes douces promesses de relationship. Tu m’as accompagnée dans 3 teufs différentes, quitté tes potes que tu ne vois pas souvent, tu m’as même pas baisée. En m’embrassant pour me dire au revoir, tu m’as dit qu’il fallait que je vienne te voir dans ta capitale Européenne d’enculé, tu as pris mon tél et limite filé le numéro du Thalys à choper « celui du vendredi soir ». Tu ne m’as jamais donné de nouvelles. Tu es un enculé. J’ai loupé une cuite au champagne, bouffé de la pizza, j’ai pas baisé, tout ça pour te croire. Je ne sais pas quel plaisir sadique tu as retiré ça, mais t’es un putain d’enculé.


Va te faire enculer toi la supposée amie qui m’explique en long en large et en travers qu’avec ma mauvaise vie, il est tout à fait normal que les mecs me prennent pour une pute et non pour une petite amie. Déjà je ne disclose pas à tout le monde connasse ce que je fais de ma chatte , et preuve en est que j’ai bien raison, entre les frustrés et les jalouses dans ton genre, on se fait toujours emmerder. C’est mesquin, mais moi au moins je me fais prendre tout court. J’aime le sexe et jusqu’à preuve du contraire, dans les couples on est supposé baiser aussi, désolée de commencer par le plus physique, connasse. Je serais prête à écouter tes conseils le jour où ta vie sera moins pathétique que la mienne, en attendant, tu la fermes et tu me fous la paix.

Et va te faire enculer, toi, le giga enculé de service.

Le plan cul / PCRA / me, on sait pas bien, avec qui on a été et avec qui on est plus, qui s’affiche avec sa nouvelle meuf sur FB comme un collégien qui s’est fait tailler sa première pipe en likant et autolikant des statuts d’une mièvrerie que ma décence ne m’autorise pas à retranscrire ici. Oui toi, va bien te faire enculer. Parce que ta meuf, si elle est pas cocue, c’est pas parce que tu l’aimes comme tu te plais à lui faire croire et que comme tu peines à t’en convaincre, c’est juste parce que ma fierté te colle un râteau par semaine. Tu m’en veux de te dire « non » alors que c’est grâce à moi que tu peux t’afficher comme un blaireau sur ce réseau social de connards. Tu m’en veux parce que tu sais que je me tape d’autres mecs, et plus le temps passe, plus t’es agressif. Tu sais quoi ? Va te faire enculer. Je pourrais venir te baiser, niquer ton couple par la même occasion, et hit 2-3 orgasmes au passage, mais je préfère encore te laisser dans ta pathétique tentative de mensonge de tocard.

Vous les menteurs, ceux qui vivez un truc qui vous plait pas et essayez de faire chier un maximum les autres comme pour mieux vous convaincre que votre merde est moins noire, ALLEZ VOUS FAIRE ENCULER.

Tout en lourdeur. La chute aussi.

7 Oct

Je me plains régulièrement d’être célibataire, suite à un CDD de PCRA germanisant qui s’est terminé au début de l’été. Alors oui, ce n’est un secret pour personne, l’hiver arrive et il commence à faire frais. Je suis aussi sujette aux migraines et j’ai besoin de sexe de câlins pour les calmer. C’est donc un besoin entièrement THERAPEUTIQUE, rien de plus.

Mais ca ne veut pas dire que je suis prête-à-se-taper-le-premier-venu. Surtout pas le premier gros lourd (GL from now on) venu. Non mais oh, on a des valeurs et des principes tout de même (auto-persuasion) ! 🙂

Parce que ça, même dans ma province isolée, j’en ai à la pelle. Dont un au bureau, histoire de rendre mes jours de migraine encore plus agréables, sinon je m’ennuierais.

J’ai donc GL sur le dos depuis maintenant quelques semaines. Avant, il était encore dans la phase timide-et-discret, et j’étais bien trop occupée avec mon PCRA pour m’en soucier, soyons clairs. Depuis, les choses ayant changé, GL a pris de l’assurance. CDI en poche, il est persuadé d’être un parti sans égal, le top du top, ou ‘crème de la crème’ comme disent les Englishs. Mais voilà. GL a fait une école d’ingé, et GL n’était pas dans les « cools » de sa promo, clairement. Plutôt dans la catégorie Nobode. (oui, j’ai été nobode, mais nobode volontaire, rien à voir, merci). Pourquoi un nobode-no-life ? Parce que GL ne sait pas draguer. Et GL s’est fait avoir comme un débutant lorsqu’il a commandé « Flirting 101 » sur le net. Il a du recevoir la version 12-15 ans.

J’ai l’impression d’être au collège. Et encore, avec mes camarades de l’époque les plus mauvais. Les blagues vaseuses à répétition. Les compliments déplacés qui se veulent charmants. Les piques permanentes (embêter la nana qui t’intéresse, ça peut marcher, mais toute stratégie a ses limites). Les allusions pas si allusives, lourdes. Les questions incessantes, lourdes aussi. Les incrustes, fatiguantes.

Quelques exemples pour situer (classe inside, évidemment) :

–          ‘ah on n’est pas que tous les deux en amoureux au ciné ? je boude alors’

–          ‘bonjour la plus jolie des filles de l’open space’

–          ‘ne force pas trop au sport, si tu veux que je continue à regarder tes fessiers, ils sont très biens comme ça’

J’arrête là le déballage de classe et d’élégance, je sursaute devant mon écran à chaque déclaration…

Si j’en crois les dernières fuites, GL pense que je l’apprécie, voire que je suis une fan inconditionnelle de son humour fin et délicat. J’attends en fait avec impatience le jour où il tentera une vraie approche.

Car je ne saurais exprimer ma joie de devoir le rembarrer. A l’ancienne, un non bien calé. Je ne suis pourtant pas cruelle à la base, mais je suis persuadée que ça serait pour son bien.

Feel free to agree or disagree.

Emasculation, j’écris ton nom.

16 Sep

Il y a les hommes, les vrais, et il y a ceux dont on se demande s’ils ne sont pas totalement Aliens. Enfin peut être pas E.T. dans toute sa splendeur, mais tout du moins différents.

 

Si j’en crois ma courte expérience, les relations hommes-femmes sont souvent inégales. L’un domine, l’autre accepte. L’un s’ennuie et l’autre rame. Etc etc. D’accord, je valide, on a toutes été dans les deux situations.

Malgré tout, il y a des histoires qui me sidèrent, sans exagérer. Je suis encore sous le choc de la conversation que j’ai eue avec un collègue cette semaine à propos de sa relation naissante avec une autre collègue. Pour vous re-situer, ils sont tous deux titulaires d’une carte d’étudiants, dans la fleur de l’âge donc. Mais sans pour autant être ados, donc rien n’excuse leur comportement…

(Ma grande bonté me pousse à corriger les fautes d’orthographes innombrables)

Collègue : « Ca se passe bien, j’ai beaucoup de chance… mais elle aussi a beaucoup de chance… et puis c’est vraiment une fille hors du commun ».

Premier constat, il est heureux. Tant mieux, il me fatiguait à pleurnicher sur son ex all day long depuis 1 mois. Mais il aurait du s’arrêter là.

Collègue : « Une fille exceptionnelle n’est déjà pas quelque chose de factuel (ndlr : pas certaine de ce qu’il a voulu dire, c’est toujours délicat quand les gens emploient des mots qu’ils ne maîtrisent pas), c’est une chose (ndlr2 : il la considère comme une chose ou on lui passe ?) que l’on ressent au fond de soit mais que l’on ne peut pas expliquer. Dans son cas, c’est quelqu’un qui me fait faire des choses que je n’aurais jamais faites, c’est quelqu’un qui te donne une vision de la vie complètement différente de ta vision à toi, c’est quelqu’un avec qui tu te sens bien même lors de choses complètement insignifiantes. En somme c’est quelqu’un qui te fait rêver rien qu’à la regarder ou à l’écouter. »

Deuxième constat, suite à cet extrait, je me suis retenue, j’hésitais entre rire franchement ou tenter de me tailler les veines discrètement avec un petit beurre.

Apogée finalement, quand il m’a annoncé qu’après deux semaines, ils allaient à la chorale (relis le titre de l’article) et au TaiChi ensemble, je n’ai plus hésité. Le petit beurre, merci.

Tout ça pour en venir au fait qui m’a fait écrire cet article : certains couples et leurs attitudes me donnent envie de vomir. Trop de cheesy* tue le cheesy*. (*culcul, mignon-gnangnan, pour les non-pratiquants de films d’ados). Ils me donnent envie de leur faire un tableau rationalisé de leur histoire. Leur ouvrir les yeux. Non pas que je ne crois pas au coup de foudre, à l’Amour avec un grand A, ou aux couples qui durent toujours. Mais parfois, les adultes que nous sommes n’ont pas le droit de se comporter en adolescent boutonneux et en pleine puberté. Les poils au mention et l’habilité à se mettre du mascara sans s’éborgner sont signes de MATURITE, aussi bien physique qu’émotionnelle.

(Par maturité j’entends évidemment aptitude à garder sa personnalité et sa masculinité/féminité même lors d’une relation. A ne pas étaler un bonheur fragile aux collègues pour les rendre jaloux, ça ne fonctionne pas, encore moins quand le jeune homme en question a le charme d’un saule-pleureur.)

Sur ce, je retourne à mes relations matures de PCRA, mecs maqués, mecs qui te trompent dans ton dos, et autres gloires éphémères, mais soyons claires, c’est un choix… ?

M. comme Mignon

14 Sep

Célibat acté.

M.

M. est très mignon. D’autant plus mignon que c’est un petit blond aux yeux bleus qui mange bien (là ou mon PCRA était un grand mince brun aux yeux marrons).

M. est plein d’esprit. M. m’a fait rire tout le WE et j’ai maté ses fesses comme une sale pendant que nous étions à la plage. M. est un peu mon héros aussi, depuis que je sais qu’il a fait face sans trop paniquer à un requin dimanche matin. C’est souvent mon voisin de cours. On projette de faire la fête mercredi soir et jeudi soir cette semaine et j’ai hâte d’y être.

En fait si M. n’avait pas 3 ans de moins que moi, une BFF / coloc  qui me hait (ses blagues à elle sont nulles, je compte pas faire semblant d’y rire), et s’il ne changeait pas de continent dans 10 jours, il serait totalement awesome. Là j’avoue, ça me tente moins de m’y attacher.

Alors je le regarde comme je regarde une pâtisserie que je m’interdirais de manger. Beaucoup d’envie, je l’observe sous toutes les coutures, je me dis que peut-être, puis je me ravise, pas raisonnable. J’en fais l’objet unique de mes désirs et je me prends à nouveau à m’épiler les sourcils (y avait eu du laissez-aller ces derniers temps, cœur fierté brisée oblige). J’espère secrètement qu’il ne se passera rien que je ne regrette, donc j’espère secrètement qu’il ne se passera rien tout en ayant envie de provoquer le contraire.

Compliqué le désir. Compliqué d’oublier aussi.

Et puis, avec ma grande expérience, je connais la musique… Je pourrais pécho le petit sexy M. mercredi ou jeudi soir, il partirait pour notre vieille Europe vendredi soir, je serais toute tristounette et lonely, et là COMME DE PAR HASARD, l’autre cafard se réveillerait pour me larguer par mail. Fromage ET dessert.

Donc, ce sera non, cette fois-ci.

Less than zero

9 Sep

Quand on est face à un échec, après avoir essayer de le relativiser avec la plus grande mauvaise foi dont on est capable, il devient nécessaire d’en analyser les causes.

Me faire lourder après m’être tapée 25 000 km en 3 jours pour enterrer quelqu’un de très proche, on a beau essayer de temporiser… C’est un échec.

Et si je suis un peu honnête, je dois dire que le garçon en question s’est juste contenter d’arrêter de me parler, il a oublié de me quitter. J’ai bien tenté de me mentir en me disant que la vie devait être dure pour lui et que les kilomètres le dispensaient du minimum syndical, je dois avouer qu’il m’a traitée comme un mouchoir.

De là : pourquoi ?? (Pourquoi tout ça n’arrive qu’à moi ?)

Je suis gentille, mignonne, loin (parfois c’est une qualité), je ne lui ai jamais demandé un signe d’engagement (outing social, monopole sexuel, changement de décoration de son intérieur…), alors pourquoi me traiter comme la dernière des moins que rien ?

Après avoir été une fervente adepte et avocate des plans culs réguliers affectifs (PCRA pour les initiés que vous êtes), vantant la liberté, la tranquillité, le sexe sans prise de tête, l’absence de moments hypocrites (« je vais lui envoyer des signes extérieurs de dépendance affective afin de lui montrer que je tiens à lui pour pas me faire larguer« ), je suis forcée de reconnaître que si les open relationships autorisent tout, elles autorisent aussi les gens à se comporter comme des minables.

Si ce garçon s’est comporté comme un minable avec moi (très probablement sans culpabiliser, n’ayons pas peur de noircir le tableau), c’est parce que je l’ai autorisé à être cet homme avec moi.

De là, on arrive au moment où il faut tirer des conclusions…

Je fais quoi la prochaine fois ? Je demande fidélité et café le matin alors qu’en vrai ça n’a pas beaucoup d’importance pour moi ?