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Parfois quand je suce, je pense aussi

1 Avr

Heureusement pas trop souvent

C’est le printemps et Maya nous a brillamment montré la voie du bonheur dans son dernier post : apprendre à aimer les choses dont on doutait et qui finissent par être nos trucs préférés (je ne me prononce pas pour Maya). Les adopter est un peu moins facile, mais quel pied au final !

Quand j’y pense, j’ai aimé le sexe tout de suite, instantanément. Ce fut la  révélation, l’horizon de ma vie s’est élargi d’un coup (bon…), la vie  en général était devenue beaucoup plus intéressante depuis qu’elle  incluait orgasmes, cris, coïts insolites et tout le toutim. Mais j’ai mis beaucoup plus de temps à vraiment aimer les bites. J’imagine que ça  doit aussi valoir pour les hommes. Comment en vient-on à vraiment aimer une chatte ? Pas le sexe avec une chatte, mais la chatte elle même. Est-ce qu’il y a des gens qui aiment à fond depuis le début ? Et peut-être que certains n’y parviennent jamais en fait. C’est un peu comme pour le vin peut être. Est-ce qu’on aime vraiment le sexe quand on n’aime pas vraiment les bites ? Bref, beaucoup de questions métaphysiques.

A dire vrai, des bites, j’en ai vu quelques unes depuis un certain âge. Des grosses, des petites, des jolies, des moins jolies. Des bites au garde à vous et des bites raplaplas. Des bites avec juste une petite larme à l’oeil et des bien baveuses. Bon. Soit. Jusqu’à présent les bites étaient pour moi des excroissances intéressantes et agréables de l’anatomie masculine, mais j’étais plus bluffée par le détail d’une épaule ou d’une hanche, ou encore le galbe d’une fesse, et surtout en fin de compte par la manière dont le coco s’en servait. J’envisageais les bites comme de très sympathiques bouts du tuyau, extrêmement bien conçus et performants, procurant toutes sortes de sensations infiniment agréables à ma petite personne dans plus ou moins tous les sens, mais sans révélation particulière quant à leur apparence même. Je n’y prêtais pas vraiment plus d’attention que celle de trouver les recoins/zones à lécher/sucer/tripoter qui font le plus grimper mon amant aux rideaux.

Et puis, au hasard du petit matin d’une nuit trop arrosée, j’ai rencontré UNE bite. Je n’ose pas dire LA bite, si peu de choses sont éternelles en ce bas monde, mais au moins LA bite du moment. Elle était là, dressée, rose, joyeuse, pleine d’entrain, d’admirables proportions, dotée d’un gland substantiel. Une petite merveille. Soudain, je me suis rendue compte qu’une bite, ça pouvait être très très beau, émouvant, amusant, et complètement dénué du pathétique du machin qui pend entre les jambes. Quand cette adorable bite émerge de sa torpeur et qu’il bande, c’est un peu comme de la magie, ou peut-être de l’hypnose. J’arrête de penser, je regarde cette vie bouillonner au bout de ce vit (ok…) et la seule chose qui existe encore c’est l’instant d’après, ce qui va se passer, comment ça va se passer, et à quel point ça va être bon. Il n’y a plus que de très belles promesses, et la délicieuse prémonition qu’elles seront tenues.

Du coup parfois je repense aux autres bites de ma vie, et maintenant elles m’émeuvent. J’ai été convertie. A la réflexion, qu’importe la bite, voir bander les mecs qui me plaisent vraiment, ça me transporte comme pas grand chose d’autre, sinon ce qu’annonce cette érection. (Sinon, NDLR, c’est immonde, hein, messieurs ne commencez pas à ouvrir vos braguettes pour un oui ou pour un non sous prétexte qu’il y a une nana sur un blog qui a dit qu’elle aimait voir bander les mecs. J’ai eu affaire à un ou deux exhibitionnistes, je faisais moins la maline et j’avais envie de vomir).
Y a pas à dire, la vue du belle bite qui bande en rentrant du boulot, ça  détend autant qu’un week end à la campagne, en bien moins chiant 🙂

Lily

Allez tous vous faire enculer

17 Mar

(Sur une aimable suggestion involontaire de @colinoise dont je ne saurai que trop suggérer le follow.)

Oui, va te faire enculer toi le connard de la semaine dernière.

Tu as passé la soirée à me dire que j’étais trop jolie et attirante, tu m’as suivie partout, limité ma consommation d’alcool, fait bouffer des trucs gras, et moi j’étais bercée par tes douces promesses de relationship. Tu m’as accompagnée dans 3 teufs différentes, quitté tes potes que tu ne vois pas souvent, tu m’as même pas baisée. En m’embrassant pour me dire au revoir, tu m’as dit qu’il fallait que je vienne te voir dans ta capitale Européenne d’enculé, tu as pris mon tél et limite filé le numéro du Thalys à choper « celui du vendredi soir ». Tu ne m’as jamais donné de nouvelles. Tu es un enculé. J’ai loupé une cuite au champagne, bouffé de la pizza, j’ai pas baisé, tout ça pour te croire. Je ne sais pas quel plaisir sadique tu as retiré ça, mais t’es un putain d’enculé.


Va te faire enculer toi la supposée amie qui m’explique en long en large et en travers qu’avec ma mauvaise vie, il est tout à fait normal que les mecs me prennent pour une pute et non pour une petite amie. Déjà je ne disclose pas à tout le monde connasse ce que je fais de ma chatte , et preuve en est que j’ai bien raison, entre les frustrés et les jalouses dans ton genre, on se fait toujours emmerder. C’est mesquin, mais moi au moins je me fais prendre tout court. J’aime le sexe et jusqu’à preuve du contraire, dans les couples on est supposé baiser aussi, désolée de commencer par le plus physique, connasse. Je serais prête à écouter tes conseils le jour où ta vie sera moins pathétique que la mienne, en attendant, tu la fermes et tu me fous la paix.

Et va te faire enculer, toi, le giga enculé de service.

Le plan cul / PCRA / me, on sait pas bien, avec qui on a été et avec qui on est plus, qui s’affiche avec sa nouvelle meuf sur FB comme un collégien qui s’est fait tailler sa première pipe en likant et autolikant des statuts d’une mièvrerie que ma décence ne m’autorise pas à retranscrire ici. Oui toi, va bien te faire enculer. Parce que ta meuf, si elle est pas cocue, c’est pas parce que tu l’aimes comme tu te plais à lui faire croire et que comme tu peines à t’en convaincre, c’est juste parce que ma fierté te colle un râteau par semaine. Tu m’en veux de te dire « non » alors que c’est grâce à moi que tu peux t’afficher comme un blaireau sur ce réseau social de connards. Tu m’en veux parce que tu sais que je me tape d’autres mecs, et plus le temps passe, plus t’es agressif. Tu sais quoi ? Va te faire enculer. Je pourrais venir te baiser, niquer ton couple par la même occasion, et hit 2-3 orgasmes au passage, mais je préfère encore te laisser dans ta pathétique tentative de mensonge de tocard.

Vous les menteurs, ceux qui vivez un truc qui vous plait pas et essayez de faire chier un maximum les autres comme pour mieux vous convaincre que votre merde est moins noire, ALLEZ VOUS FAIRE ENCULER.

Mieux vaut queutard, que jamais…

28 Fév

L’autre soir, on se faisait une petite dinette entre filles comme j’aime, et l’une d’entre nous évoque son dernier crush en date en concluant : « Mouais, si ça se trouve c’est encore un gros queutard »

Sauf que moi, j’ai une tendresse toute particulière pour les queutards… Je les trouve plutôt sympathiques même.

Je ne parle pas de ceux qui ramassent de la meuf pour faire du chiffre, eux ce sont des comptables, je parle de ceux qui aiment vraiment ça, sans complexe et sans la vague idée derrière le crâne de nous embrouiller pour parvenir à leurs fins. Les hommes qui aiment la chair, les amoureux des femmes, qui sont bien incapables d’en choisir une seule mais se font un principe de contenter toutes celles qui passent entre leurs bras. C’est vrai, c’est un peu prétentieux de leur part, mais par les temps qui courent, tomber sur un véritable épicurien du sexe n’a pas de prix, même si on sait qu’on ne le gardera pas pour soi toute seule.

D’ailleurs on ne leur demande rien de tel, juste de remplir les promesses qu’ils avancent… un peu d’émotion forte, de frissons sensuels et une bonne dose d’imagination, ce dont ils ne sont pas avares. Ce ne sont pas toujours des têtes mais le peu de temps qu’on passe avec eux, on ne s’ennuie jamais car à force de côtoyer la gent féminine, et accessoirement de l’apprécier, ils ont plus d’un tour dans leur sac pour la faire grimper aux rideaux.

Alors évidemment on peut leur reprocher leur manque d’engagement, s’énerver qu’ils ne prennent rien au sérieux, mais pourquoi faire ?

Ils ont au moins le courage d’assumer ce qu’ils ne sont pas, des hommes fidèles, est-ce qu’on reproche à un morceau de chocolat de ne pas avoir la même valeur nutritionnelle qu’un morceau de poulet ?

Non !

En plus, un bon queutard devrait être remboursé par la sécurité sociale parce qu’il n’y a rien de plus efficace pour la self-esteem d’une femme qui douterait un peu de son sex-appeal. Entre ses mains, on se sent désirable, chiennasse sexy en diable et mise en confiance, avec lui on s’autorise la brouette chinoise des inédits à côté desquels on serait passée avec n’importe quel amant lambda. Par ailleurs, il répond toujours présent dans le périodes de misère sexuelle et si on a besoin d’un complice pour se remettre en selle, ce qui est loin d’être négligeable.

Il ne nous emmerde jamais avec ses théories de docteur ès Q, il ne parle pas, il fait. Et si nos relations intellectuelles avec lui peuvent manquer cruellement de densité, ça nous donne une bonne raison pour ne partager avec lui que l’exceptionnel.

Alors c’est vrai que le mot « queutard » n’est pas très élégant et ne rend pas vraiment justice à cet altruiste des temps modernes (!). Je lui préfère d’ailleurs le mot « jouisseur », mais bon,  je ne vais pas pinailler après avoir rendu au queutard ses lettres de noblesse tout de même !

Ta soi-disant expérience n’est pas une arme de séduction massive

30 Déc

Je voudrais lutter contre les idées reçues… Un mec de quarante ans ne baise pas forcément mieux qu’un de vingt-cinq. J’irai même plus loin, un mec de 40 balais ne baise pas forcément mieux que lorsqu’il en avait 15 de moins…

J’entends déjà les huées et les sarcasmes.

Je développe… En bonne hédoniste sexuelle, je suis plutôt ouverte aux nouvelles expériences, c’est donc tout naturellement que j’ai élargi mon spectre en matière d’amants. Alors qu’il y a quelques années je me refusais à m’encanailler avec des types qui avaient plus de 5 ans de moins que moi, un beau jour j’ai viré cougar… à temps partiel.

Sans chercher à me justifier, pour une fois ce n’est pas moi qui suis allée à la pêche, le vingtenaire est effronté et persévérant quand il s’agit d’arriver à ses fins. Et je passe sur l’évidence qu’un petit cul estampillé milieu des années 80 est hautement érogène, parce que passé le premier émoi tactile et visuel, d’autres bonnes surprises peuvent être au coin du King size.

Je rejoins Madonna sur un point, si les jeunes hommes ne savent pas forcément ce qu’ils font, ils ont le mérite de le faire jusqu’au bout de la nuit… Ce qui, je vous l’accorde peut se montrer fatigant à la longue mais qui laisse pas mal de temps pour aiguiller le ledit jeune amant vers ce qui nous fait grimper aux rideaux…

Un bon coup n’attend pas le nombre des années. Je ne prétends pas ici que c’est inné mais la curiosité et l’ouverture d’esprit indispensables à ce jeu se pointent bien avant le premier tour de grand huit. Le bon coup en herbe écoute, est avide d’apprendre, prend l’expérience comme l’occasion d’enrichir sa connaissance du corps féminin (et accessoirement du sien), ne fait pas la gueule quand vous lui demandez de changer de rythme, fait preuve d’inventivité et n’est jamais aussi heureux que lorsqu’il vous arrache un orgasme. Le graal en sorte !

En revanche je suis au regret de constater que le mâle, passé trente ans et ce à quelques exceptions prés, table le plus souvent sur ses acquis.

Acquis qui la plupart du temps n’exploitent même pas à moitié le potentiel de jouissance de leurs partenaires.

Sans vouloir être décourageante, si tout se joue avant trois ans pour un enfant, j’affirme que tout se joue entre vingt et trente ans pour un mec.  Si au delà il n’a pas compris qu’un clito n’est pas un bouton poussoir  sur lequel on s’acharne, et que le cul, c’est comme une partie de basket, c’est pas le panier qui compte mais la beauté du drible, il peut d’ores et déjà se considérer comme un basket case cas désespéré.

En ce qui concerne les conversations post coïtales je reconnais que l’avantage va le plus souvent aux trentenaires et plus, mais c’est un autre débat que j’aborderai peut-être une autre fois…

Marla

Un bon ex est un ex servile

27 Déc

Votre histoire est terminée, de l’eau a coulé sous les ponts, à tel point que vous entretenez dorénavant des relations extrêmement cordiales, voir amicales avec votre ex… Bien joué.

Vous êtes même à 2 doigts (houhou humour) d’entretenir des relations sexuelles avec lui, et là je dis, « attention ».

(Je vous fais grâce du passage « gnagna retomber amoureux » tout ça. On sait tous ce qu’on risque)

Le sexe, c’est bon, le sexe c’est important, le sexe, c’est la vie et la santé mentale pour certaines, on se l’accorde tous. Mais est-ce que votre ex sera vraiment le meilleur provider en la matière ?

Je n’ai qu’une règle, un ex qui vaut le détour, est un ex qui vous donnait un orgasme à chaque fois. Pas moins. Oui la barre est haute, mais à moins que ce soit exceptionnel, il faut arrêter de regarder en arrière (tentative d’humour).

Vous ne baiserez jamais mieux que lorsque vous étiez ensemble, n’idéalisez rien, ne vous laissez pas monter le bourrichon avec des concepts à la con « il connait ton corps et tout ». Les autres apprendront.

Car l’ex peut vous donner beaucoup mieux que du sexe.

Lui y croit clairement ; et je vous encourage à laisser le doute planer : « oui moi aussi je me souviens » *petit air coquin* alors que rien du tout, vous vous en tapez royal et vous vous souvenez plus de la tronche de ses caleçons que de celle de sa bite.

L’ex est potentiellement l’homme le plus serviable et corvéable de votre entourage, il est sensible, il connait vos goûts, il est fier d’être auprès de vous (sans se taper les emmerdes qui vont avec, enfin c’est ce qu’il croit), ne laissez pas passer une occasion pareille. C’est votre nouveau meilleur ami gayz.

Envoyez-lui une photo de vous dans votre nouvel ensemble de lingerie, faites-vous accompagner à des teufs où vous ne connaissez personne, racontez lui par le menu votre vie affective (évitez votre vie sexuelle, ça pourrait finir par l’agacer), trainez le dans vos expos d’intellos, allez aux Chandelles, bref, vivez la partie de votre relation que vous n’avez pas réussi à négocier pendant.

Tout le monde dit que flirter, c’est génial, OK. Pendant c’est pas trop mal non plus, sinon on ferait pas autant la gueule quand on se fait jeter, mais je trouve qu’il y a une partie des relations affectives qui est, à tort, négligée, c’est le SAV.